Sur ce mot vuir iutra p. 135 sq
j. R. V. VI. 31. 1, VII. 99. 5, I. ôl. 5. ."Sur le dernier i)as.sage, v. Bradke [Dijùun A^ura, ])..95i observe que « Pipru doit être quel(|ue ennemi terrestre de lîjirvau », et M. Ludwig ilî. \'., III, p. llOi couimeule également dans notre sens.
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Il y a enfin deux Dàsas qui sont toujours nommés ensemble : Cumuri et Dhuni ; et toujours avec ce trait accessoire, (ju'Indra les a endormis : allusion probable à une surprise nocturne bien dirigée par Dabhiti, leur vainqueur. — « Versant le sommeil sur Cumuri et Dhuni, tu as tué le Dasyu, tu as favorisé Dabhiti ; alors le vieillard m«'me qui s'appuie sur lui bâton a con([uis de l'or : voilà ce qu'a fait Indra dans l'ivresse dusôma. » — a Ils dorment, Cumuri et Dhuni. que tu as endormis [, ô Indra]; il a resplendi, Dabhiti, (|ui te pressurait le sOma, t'apportait la bûche et te cuisait loblation en chantant les hymnes. » — Une troisième stance est moins avare de détails : « Il (Indra) cerna ceux qui enlevaient Dabhiti; au feu ardent il brûla toutes leurs armes ; mais lui, il le pourvut amplement de bestiaux, de chevaux et de chars : voilà ce que fit Indra dans l'ivresse du sôma'. ))
L'un des Dâsas vaincus par Indra semble avoir revêtu beaucoup de traits mythiques : c'est Çuslina- : mais, pour celui-là même, je suis tenté de croire à une existence historique, postérieurement ornée d'accessoires supra-terrestres. Son adversaire, son vainqueur s'appelle Kutsa. Pour assister Kutsa. Indra a bu des liqueurs fortifiantes chez le magicien Uçanâ, qui lui a aussi forgé une arme, et en sa faveur il a fait un miracle solaire. Nous réunissons ici quelques-unes des stances relatives à ce combat. — « Tu (Indra) as aidé Kutsa à tuer Çushna; en faveur d'Atithigva tu as vaincu Çambara; Arbuda, si grand fût-il, tu las renversé et foulé de ton pied: de temps immémorial tu es né pour faire périr le Dasyu » (R.V. I. 51. 6). — Indra est monté avec Kutsa sur un char de guerre trainé par les coursiers du vent, et il ressemble à Kutsa. Delà, la stance où sont dépeints, semblet-il, le dieu et son ami revenant du combat: « Rentre à la maison, [Indra,] le cœur plein de la mort du Dasyu. Puisse Kutsa vivre en ton amitié, lui qui la désire ! Asseyez-vous