‹ La religion du VédaChapitre 91 sur 380 · Roscher, op. rit., p. 76 et · texte numérisé non relu

Roscher, op. rit., p. 76 et

3. Tenir compte aussi, sans doute, du concept probablement indoeuropéen de l'arbre céleste qui distille le miel : Roscher, p. 20 sq. ; E. H. Meyer. Indoyurm. Mythur), II, p. 589, et les références données par ce dernier auteur, Germnn. Mythologie, p. 81.

védique. Le Véda va nous montrer avec beaucoup de netteté comment se sont contrariés et confondus le cycle indo européen de la liqueur céleste et le cycle indo-éranien du sôma issu des montagnes.

Certains textes insistent expressément sur l'origine montagneuse du sôma. Il y a des mythographes modernes qui, sans autre forme de procès, — il seml)le (jue cela aille de soi, — décident que la montagne est la nuée : équivalence inexacte, démentie d'ailleurs par les textes qui opposent à la patrie montagneuse du sôma la patrie céleste de quelque autre personnalité. Ainsi, il est dit do \'nruna l'ordonnateur de l'univers: (( Dans les liois il a épandu l'atmos lilirre. dans les chevaux la force fougueuse, dau'^ lc>; vaches le lait ; dans le C(eur Varuiia a créé la volonté, dans les eaux Agni. au ciel le Soleil, le Sôma sur les rochers >• (R. V. V. 85. 2). Et. dans un hymne adressé au couple des deux patrons divins du sacrifice, Agni et Sôma : (( L'un (Agni), Mâtariçvan l'a apporté du haut du ciel ' : l'autre, l'aigle l'a ravi au rocher « (L93.6;. Mais, en regard de cette notion concrète de la montagne, patrie du sôma, et parfaitement distinguée du ciel, d'autres textes, au contraire, le disent venu du ciel. « Avec la rapidité de la ])ensée il se précipita et força la forteresse d'airain ; volant jusqu'au ciel, l'oiseau au vol superbe rapporta le sôma au dieu qui tient le foudre » (VIIL 100. 8». « L'aigle rapide, apportant de loin la plante, l'oiseau, apportant l'ivresse joyeuse, le compagnon du dieu, tenant ferme le sôma, le fit descendre de ce ciel sublime où il l'aAait dérobé » (IV. 2(). 6).

Des stances d'un Ijcl élan, visiblement extraites d'un récit complet dont les parties en prose sont perdues, décrivent l'exploit de l'oiseau.

(( A la tète des oiseaux, o Maruts -, doit se placer l'oiseaui à la tète des aigles l'aigle rapide, parce que le bien ailé, se ruant de sa propre force et sans roue, apporta aux hommes l'oblation qui plait aux dieux.

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