Cf. supra, p
•Z. Est-ce Indra qui parle aux Maruts, se.s compagnons darmes ?
SÔMA. LA nOISSON DIVINE 151
« T>nrs([uo l'oisenu, liàtaiit son vol, l'apporta de là -haut, a\0(' la va[M(lit(' do la p(Mis{''(^ il se préci[)ita par le vaste cluMiiiii : foiiu'iicux. il s'en l'ut avec la douceur du sùina ; raiij:le a trou\ ('> la j^loire en ce lieu » (IV. 26. 4 et 5).
Dans un autre récit, similaire du précédent iIV. 27). c'est l'ai^de lui- nicnie (|ui parle :
(( Alors que j'étais encore au sein de ma mère, je connais sais toutes les races des dieux. Cent forteresses d'airain me retenaient captif. Alors, moi aigle, je m'envolai rapide '. »
l"',t Sônui, à son tour, prend la parole :
" Il ne m'a point emmené à l'amiable. Mais il était le plus fort et le plus vaillant. Alors le riche en bénédictions ^ a laissé derrière lui les sinistres femelles démoniaques, et il a traversé les vents dans sa force superbe. »
Puis, c'est le narrateur qui ajoute : « Alors que l'aigle se précipitait en bruissant du haut du ciel, alors que les vents emportaient le riche en bénédictions', l'archer Krgânu, le cœur bouillant [de colérej, lâcha la corde [de son arc] et tira sur lui*.
« Comme les deux compagnons d'Indra"' Rapportèrent]
1. Le iléliul lie la sCuicc iiio parait si^-niliiT ((iip lai,i;'le. cnnnaissant Idiis los dieux dès avant do naîtn», S(m.ti(>ait ii (mi\ dans le sccr.'t des prisons oiinpnii(^s et axait ainsi ti'(m\(' la Miic (pu nionait à leur scj.iur. Xcuis aurimis In-au cduM'clicr, nous n'en appr.'ndfinns l)as davanta.yr, non ])lus t(ue di^ la iilupait dos hymnes (pii supposent u!i complément en ])rose ii jamais iiordu. - M. Bloomlield a essayé de prouver tpie Taic^le est \gm : Fi:<tiiriis.< (tu Jint/i, ]>. 119, et Coi> trili.^ V, 1. Son arijumentation, très pénétrante ne m'a pourtant point persuailé : s'il en était ainsi, le Vérla, ce me somhlo, aurait ^Mrdé d'.\^nii-ai^le autre chose ([ue les faibles traces ipi'eii relève M. Blonmfield.
2. Il n'est ])as impossiljle que ce « riche en bénédictions », nommé ici, dans la stance suivante et IV. 2G. 7, soit un tiers qui prenne ])art au trajet aérien. Mais, ])lus probalilement, c'est l'aigle luimèaie; et alors la répétition du mot donnerait ;i penser (|ue l'oiseau se nomme Puramdlii.
3. Le texte est visiblement altéré, et la traduction fort douteuse.
4. Sur l'épisode de l'archer et de la i)lume (pii tombe, où j'aurais peine à voir un symbole naturaliste, cf. supra p. IT). — Je lis au texte l.shipat sans accent.
o. Les Açvias. I. 116. 21, il faut probaljlement lire indraiantû,
Bhujyu, l'aigle au superbe vol l'apporta de la haute voûte du ciel. Dedans' tomba une plume ailée de l'oiseau emporté dans son élan. »
Enfin, voici le sOma arrivé parmi les mortels, et ils le pressurent pour Indra.
« La coupe blanche, ointe [du lait] des vaches, le suc qui se gonfle et resplendit, la douceur par excellence offerte par les prêtres, Indra le dispensateur des grâces l'approcha de sa bouche pour boire et s'enivrer, le héros l'approcha de sa bouche pour boire et s'enivrer. »
Telle est l'histoire de la descente du sôma.
Quant à la personnalité divine attribuée à Soma. elle est fort loin de s'être développée en un anthropomorphisme comparable à celui d'Indra ou de Varuna. La présencevisible, sur l'emplacement sacré, du dieu Sôma sous forme de plante ou de liqueur, tenait l'imagination en bride et entravait ses tendances anthropomorphiques. Les poètes louent la sagesse, la splendeur, la sublimité de Sôma ; mais rarement ils lui assignent une forme ou des actions humaines. S'ils lui prêtent des exploits ou des prodiges, ce sont, en général, ceux d'Indra, qui a puisé en lui l'ivresse nécessaire pour les accomplir, ou bien ce sont les actes incolores qui constituent à peu près le patrimoine commun à tous les dieux : il a étendu la terre, élevé et étayé le ciel. On le loue de donner la joie aux hommes : a Nous avons bu le sôma. nous voici devenus immortels; nous avons pénétré jusqu'à la lumière et trouvé les dieux : que peut maintenant nous faire, o immortel, la haine ou la malignité du mortel'? » Et c'est à satiété que reviennent les formules sur Sôma compagnon et inspirateur des dieux, Sôma qui emplit Indra de sa force héro'ique et victorieuse.
comme le conjecture M. Bartholompp. Ku1iti'.< Zi-it.<c/ir., XXIX, p. 542. Cf. Bloomfïeld, Contril,.. V, p. 22, n.