I.A RELIGION EN CHINE
Mais est-il probable que de grandes masses de peuple se fassent bl luitôt .chrétiennes? Faudra- t-il qu’un longtemps s’écoule encore avant que notre religion devienne en quelque sorte nationale ? La difficulté de répondre à ces questions nous rappelle les paroles du Rédempteur du monde : « Il no vous appartient pas de connaitre les temps et les saisons que le Père a fixés dans sa toute-puissance. »
Il est certain pourtant que les grands changements [lolitiques et sociaux récemment commencés sont en faveur du christianisme; il est maintenant une religion tolérée. Les étrangers ont le droit de l’enseigner, les indigènes celui de la pratiipier. Les deux religions idolâtres qui dominent dans ce pays sont assez usées et assez faibles pour ne }>as rendre trop difficile la victoire du christianisme. Si les disciples de Confucius sont pleins d’orgueil et de confiance en eux, leur manque de foi dans le bouddhisme et cette circonstance que leur religion ne satisfait point les besoins spirituels de riiomme font espérer qu’ils embrasseront un jour le christianisme. L’usage universel d'une langue écrite et de l’art de l’impression sont un avantage immense pour les opérations du missionnaire, et il ne faut pas les oublier dans rénumération des circonstances favorables à la propagation du christianisme.