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LA PREPARATION ET LA BRUSQUE SYNTHESE

Huysmans distingue trois formes de conversion (i) : le bouleversement subit et violent de Fàme, le coup de foudre ; « la Foi faisant à la fin explosion dans un terrain lentement et savamment miné » ; enfin le troisième mode, celui qu'il connaît 3ar sa propre expérience : « Il n'est rien survenu et l'on se éveille un beau matin, et sans que l'on sache ni comment, ni )Ourquoi, c'est fait. »

Si l'on prend soin d'ajouter que la première forme peut avoir leux aspects; la transformation brusque, radicale, sans qu'il oit possible de déceler la préparation antérieure; la même ransformation, mais avec préparation lointaine, et discernable out au moins pour le psychologue, on a, je crois, épuisé les randes formes de la conversion et il ne reste qu'à contempler es broderies de la diversité individuelle sur ces grands thèmes. La première forme est probablement assez rare, lorsqu'il agit d'une vraie conversion. De tels assauts brusques et irréislibles sont bien souvent, comme l'aura, la montée d'une rise nerveuse, d'une tempête organique qui bouleverse tout our un moment (2). Et lorsque la modification porte sur tout

(i) Pa^es cathoLùjues, 40.

(2) Voici, par exemple, comment Dostoïew^ski raconte à Sophie Kowalewski

première attaque d'épilepsie : Il était en exil, très seul ; tout à coup rrive un ancien ami. C'était la veille du jour de Pâques, dans la soirée; il avait oublié ; tous deux passent la nuit à causer avec animation. Contre son axi athée il affirme sa croyance en Dieu : « Il y a un Dieu ! » cria enfin Dos- •ïewski hors de lui.

« Au même moment les cloches sonnent les matines de Pâques à la volée

'. je me sentis englouti par la fusion du ciel et de la terre, j'eus la vision

atérielle de la divinité, elle pénétra en moi. — Oui, Dieu existe, criai-je,

je ne me rappelle plus rien de ce qui suivit. » [Souvenirs d'enfance de

yphie Koivalewski.)

l'être psycho-sensoriel et qu'elle persiste, la brusque métamor phose de la personnalité n'est le plus souvent que l'expression d'une crise biologique, crise de croissance, puberté, invo lution sénile, intoxication, infection.

Dans bien des cas, du reste, on parvient à déceler la prépa ration lointaine : Hermann Cohen, qui devint le Père Augustin-Marie, eut un jour, en assistant à la messe, une crise de larmes et de remords ; soudain et « comme par intuition » il se fit en lui comme une confession générale. Il sentit que Dieu lui faisail grâce et qu'il était chrétien. Mais depuis quelque temps déjà i désirait s'instruire de la religion catholique ; un prêtre lui avail remis l'Exposé de la Doctrine chrétienne de Lliomond. Et s l'on recherche dans ses antécédents pjus lointains, on voit que l'élève brillant de Liszt retrouvait, quand il pénétrait dans lei églises, quelque chose de l'émotion profonde qu'il éprouvai jadis, quand, à la Synagogue, le rabbin maniait avec solennit« le rouleau des Ecritures. La voix de l'orgue produisait en luiui tel ébranlement qu'on lui interdit de toucher de cet instrument Dirigeant une messe en musique, une singulière émotion 1 saisit et plusieurs fois de suite, au moment de la bénédiction d Saint- Sacrement.

Beaucoup de faits dépouillent ainsi leur apparent mystèi devant la curiosité du psychologue. Il est bien difficile à ç dernier de ne point chercher une préparation lointaine ; conp prendre et expliquer, c'est ramener à ce qui était déjà ; l'abai} don delà notioix de virtualité, de puissance est la mort de l'an? lyse. Le psychologue a l'amour de la causalité.

Mais il doit avoir le sentiment du devenir ; les faits eu: mêmes contraignent d'admettre que tout développement psych logique dépasse à tout moment ses éléments constitutifs. Toul synthèse est créatrice, en ce sens que la composition ajou| aux éléments qui la constituent; et il y a un point, dans toul synthèse, celui qui est proprement synthétique, oii tout se fi| subitement; comme une solution qui brusquement cristallisl

Des faits comme rinvention, la passion, témoignent de la péalité de ces brusques apports, de ces décisions inattendues, de ces coups de foudre, de ces changements instantanés et irrésistibles (i). Dans l'éclat de certaines passions, toute l'âme tout l'un coup se réalise. Nous avons étudié plus haut dans quelles onditions la constitution psychologique admet de telles invasions et de telles transformations. A ces conditions profondes [ui viennent du fond du sujet, il faut ajouter l'influence de certains moments organiques privilégiés, état de bien-être, l'euphorie, ces états dont Maine de Biran, qui les connaissait bien, demandait s'ils étaient du corps ou de la grâce, qui meuvent éclater de façon inattendue et qui donnent aux impressions morales concomitantes une autorité singulière ; de certaines sensations organiques troublantes, frissons, spasmes, sanglots ; de certaines sensations fraîches et pénétrantes ; une ^oix, un chant, une lumière ont parfois, dans ces descriptions, m éclat étrange, une puissance fascinatrice (2) ; la concenration de l'attention, entin la forte suggestion des doctrines,' les groupes constitués, des foules, de l'exemple et la perfide

(i) Wells décrit fort bien [Les Arnis- passionnés, p. 217) un brusque et otal chang-enient de dispositions all'ectives, analogue à une conversion : « J'étais sorti lionime apathique et misérable de mon hôtel de Yevey. J'y rentrai avec l'esprit guéri et une volonté retrouvée.

« Ce fut toiit à fait inattendu. J'eus l'impression qu'un nuage noir qui était au-dessus de moi s'évanouissait. C'est comme si on sautait hors d'un trou vers une immensité.

« C'était une vision nouvelle de la vie, de liberté et de clarté. » — « C'était comme si la grande tranquillité qui est derrière et au-dessus de tout, autour du monde des sensations, communiquait, en quelque sorte, avec moi. » (2) Di<; OuiNCEY {Lileravy Réminiscences, ch. xv) rapporte de ^^'ood^vorth ine curieuse observation :

« J'ai souvent remarqué que lorsque notre attention a été énergiqucment endue dans le sens d'une observation quelconque et d'une attente )assionnéc, si, au moment où elle commence à se détendre, un bel objet lous frappe, il nous subjugue d'une façon toute particulière. Ainsi tantôt 'étais là, l'oreille contre terre, à guetter le J)ruit des roues (attendant le îourrier qui apporte les nouvelles de guerre). Puis, lorsqu'il m'a fallu ibandonner tout espoir, au moment où mon attention commençait à se elàcher, je me suis levé pour le retour, une étoile brillante a soudain rappé ma vue et m'a pénétré d'un sentiment de l'inlini, mais intense et tel [ue je ne l'aurais pas éprouvé dans d'autres circonstances. »

attirance de cela même contre quoi l'on se défend. Tu qiiis es? Ne serais-tu pas, au fond, cela même que tu ne veux pas être, que tu ne crois pas un moment que tu sois?

La plupart du temps, la conversion ne fait qu'ouvrir une voie. Il faut se vaincre en détail, après s'être vaincu en bloc ; s'assimiler totalement la vie spirituelle. Ce peut être un long travail monotone et régulier : ce peut être, par saccades, un rafraîchissement de l'expérience primitive de la conversion ; une renaissance de Tenthousiasme.

Lirapression de transcendance est en raison inverse du rôl de la volonté. Les deux sentiments, action volontaire, influene supérieure, peuvent, du reste, se mêler étroitement. A côté c la volonté nette et formulée, il y a le développement insidieu et secret du tlième qui se maintient par une sorte de compli cité inavouée ; il y a les détentes brusques et longues où le résultats de la préparation volontaire apparaissent avec un exubérance et une intensité qui semblent la dépasser et d beaucoup ; il y a enfin ces apports inexplicables oii la volont est absente et oii la nature ne se reconnaît pas. Mais ces doB surnaturels sont souvent exploités par le sujet. Il se précipit pour les retenir et les maintenir. Dans la plupart des conv sions, il y a plus de travail qu'on ne croit, et bien souvent ua tension volontaire continue et qui intervient puissamme

^est souvent une décision du sujet qui règle tout (i). C'tîst ouvent sa volonté qui le fait avancer envers et contre tous, à i avers les hésitations de lame, comme on- marche malgré la assitude, à traver^ la détresse et le désespoir. J'avance en li'pit de mes chutes ; « même s'il me frappe, je veux croire en ui. »

INTELLIGENCE ET COxNVERSION

Nous retrouvons, dans la conversion, les motifs sous-jacents la foi, l'autorité, la tradition, la règle, la puissance des ites ; le sentiment, la raison. Il y a des conversions, par xemple des conversions de protestants au catholicisme, par lesoin d'autorité et d'unité (2); par besoin du ritualisme, par a suggestion du culte (3). Le rôle de l'intelligence est si souvent ais en doute qu'il convient de s'y arr^er un peu.

Il est certain que l'argumentation ne suffit pas. On peut être ersuadé, convaincu, sans se convertir. Il faut que quelque hose s'ajoute au raisonnement pour lui donner toute son eflîace (4).

C'est bien ce que nous disions de la foi et de ses préamutes. La foi n'est pas simplement assentiment logique, même

i) « On s'imagine qu'il est nécessaire d'avoir dissipé tous les doutes avant e franchir le dernier pas ; au contraire, il faut faire le plongeon pour en •river à tout voir et à tout comprendre. » (Lady Herbert of Lea, Comment entrai au bercail, cité dans le Sillon, 10 mars i8y8.) — Le père Hyaciuthe erit (HorxiN, Le père Hyacinthe dans l'Eglise romaine, 91 : « ces fluctuations 3 la pensée et du sentiment qui sont comme le bulletin d'une maladie et ni n'excluent pas une grande fermeté dans la voie intérieure. »

(2 A Modem Pilgrim Progress, igo^x

(3 Péguy écrivait : « Je suis de ces catholiques qui donneraient tout saint liomas pour le Salut, le Magnificat, VAve Maria et le Salve Regina. »

(4 Voir le cas de Lamennais, Maréchal, 86. — Voir ]Mai>agk, 55 : « Je lis persuadé de la vérité du catholicisme ; je sers, de plus, qu'il me donnelit la paix et la joie de vivre que je n'ai pas; je voudrais ardemment pouvoir re du fond du cœur ce mot : « l)onnez-moi le baptême, « et je ne le puis is. 11 manque à ma volonté d'être chrétien quelque chose que je ne comrends pas... J'ai en moi un obstacle obscur, un manque de je ne sais quoi. » e même auteur cite ^4) le cas de Thayer, ministre protestant, qui commença ar se convertir intellectuellement : « Mon esprit était convaincu, mais mon ïur n'était pas changé. »

36o LA RELIGION ET LA FOI

lorsqu'elle repose sur rassentiment logique. Elle est adhésion totale ; on va de tout son être et de toute sa vie à un système de vérité, qui est, en même temps, un système de conduite ; parfois, comme chez les catholiques, avec une nuance d'obéissance intellectuelle. Les motifs de croire provoquent des mouvements d'àme, qui les débordent singulièrement.

Mais ceci dit. beaucoup de convertis subissent la force de la vérité :

« Que les faibles se nourrissent des plus nobles rêves! Lui, il veut la vérité avec violence. Il est saisi par la noble ivresse de l'intelligence, et cette fièvre d'esprit le travaille, d'aller à la véritable raison, à cette assurance très sereine de la raison bien assise. » (i)

L'illumination sans explication remplace chez certains convertis toute enquête «rationnelle ; mais chez d'autres, elle la dirige ou la suit. L'Apologétique officielle des religions n'est pas entièrement dénuée d'effet (2) ; et chaque aspirant s'y taille son apologétique personnelle. C'est pourquoi la théologie apologétique change de modes et de goûts à un point qu'on ne retrouve pas dans la théologie proprement dite, car elle est essentiellement un effort pour adapter la religion aux tendances courantes de la pensée.

On retrouverait ici les deux formes de démonstration que nous avons distinguées à propos de la foi ; la démonstration intrinsèque, portant sur l'ensemble ou sur les détails du contenu de la Foi ; la démonstration extrinsèque. Dans le premier cas, on voit souvent qiie l'admission d'une croyance entraîne tout le reste.

Le rôle de la démonstration logique dans la conversion est d'autant plus grand que ce qui est en cause apparaît comme

(1) Ernest Psichari, le Voyage du Centurion, p. 2.^4-

(2) Encore que de bons juges doutent de ces effets; saint Vincent de Paui cité par Abelly, 281, disait qu'il n'avait jamais vu ni entendu « qu'aucun hère tique eût été converti par la subtilité d'un argument, mais bien par 11 douceur et par l'humilité ».

LA CONVERSION 36l

une question de vérité; par exemple, quand il s'agit de passer d'une confession à une autre confession voisine, l'ensemble religieux étant à peu près le même, mais certaines doctrines ou certains moyens de démonstration étant mis en discussion ; ou encore aux époques où la notion de vérité, fortement établie et douée d'un haut prestige, s'impose aux esprits ; ou encore chez des intellectuels qui ne peuvent pas s'affranchir d'une telle préoccupation.

Tatien s'est converti au christianisme, parce que cette philosophie barbare, comme il disait, lui semblait expliquer l'origine du monde. Georges Dumesnil, ayant entrepris à sa mode ce que Diderot appelait « l'histoire de Dieu », fut fort surpris de reconnaître par raison que le concept de la Trinité chrétienne comblait d'une richesse infinie tout ce que rintelligence humaine avait pu pressentir, et qu'il se présentait à elle comme un bloc de diamant oii elle ne saurait trouver une fissure (i). Dutilleul, qui a étudié un groupe de convertis de logS à 1660, l'cncontre suilout des conversions de type intellectuel; des conversions laborieuses de huguenots au catholicisme (2). L'idée de la conversion paraît et rencontre une forte résistance ; il y a (le longs débats intérieurs. L'idée revient ; enfin le sujet s'aperçoit que ce qu'il estimait auparavant être constance et fermeté n'était qu'opiniâtreté. G'e'st aussi pour des motifs tout à fait intellectuels que Ramsay passe du déisme au catholicisme (3).

Bayle à vingt-deux ans (1669) quitte le protestantisme, la lecture des livres de controverse l'ayant rempli de doutes sur sa religion. Son catholicisme dure dix-huit mois.

I Mainaoe, Témoins du renouveau catholique. 21 Dutilleul, Convertis et apostats. [Etudes kjio.) |3 CiTÉRKL, Fénelon au xviir siècle, ^o et suiv.

36q. la religion et la foi

Les objections catholiques qui lui firent abandonner la ibi (le Calvin portaient contre le dogme « qui ne reconnaît sur la terre aucun juge parlant, aux décisions duquel les particuliers soient obligés de se soumettre, quand il arrive des disputes sur le fait de la religion » (i).

« Le culte excessif qu'il voyait rendre aux créatures lui ayant paru très suspect et la philosophie lui ayant fait mieux comprendre l'impossibilité de la transsubstantiation, il conclut qu'il y avait du sophisme dans les objections auxquelles il avait succombé ; et, faisant un nouvel examen des deux religions, il retrouva la lumière qu'il avait perdue, et la suivit, sans avoir égard aux mille avantages temporels dont il se privait. » (2)

Ulrich Zasius se détourna de Luther à cause de l'autorité du pape dont il avait étudié les bases comme juriste, et de la négation du mérite des œuvres; Auerbach, à cause de la doctrine de la justification et du primat de l'évèque romain (3).

Vers la fin de juin 1889, Newman, depuis longtemps engagé dans la Via média, méditait sur l'histoire des Monophy sites. Il se demanda brusquement si les Anglicans n'étaient pas, par rapport à l'Église universelle et au siège de Rome, dans mèn^e situation que ces hérétiques d'Orient : « Similitude ter-^ rible, d'autant plus terrible qu'elle était muette et impassible, entre les annales mortes du passé et la chronique fiévreuse du présent. ^)

Securus jiidicat orbis terrarum. La parole d'Augustin contre les donatistes peu après le frappait avec une puissance extraordinaire. C'était comme le Toile, lege : le premier assaut du roman isme.

[ï'i La Chimère de la cabale de Rotterdam [Œuvres diverses, II, 739).

J2) Ibid. Il est vrai qu'il écrit dans une lettre à Pinsin (Desimaizeaux, F^ de Bayle, p. 2, n. a) : « Les premières impressions de l'éducation aj^ant regagni le dessus, je me crus obligé de rentrer dans la religion où j'étais né. «

('3i Ghisar, Luther, II, 676.

Avec le temps, son trouble s'apaisait; il décidait de se méfier des émotions, de suivre sa raison plus que son imagination. Si la suggestion venait d'en haut, elle reviendrait et plus fortement. Après quelques semaines de trouble, il crut se retrouver dans ses anciennes convictions; mais « j'avais vu l'ombre d'une main sur la muraille; celui qui a vu un esprit ne peut être comme s'il ne l'avait pas vu. »

Au cours de l'été 1841, « le fantôme lui apparut une seconde fois ». Mais alors qu'il désespérait de son Eglise et se sentait de plus en plus disposé à voir dans l'Eglise de Rome la véritable Eglise, il ne sentait pas l'obligation de s'y joindre :

« J'avais été gravement trompé ; comment pouvais-je être sur de ne pas l'être une seconde fois? Quelle preuve avais -je que je ne changerais pas encore, lorsque je serais devenu catholique? J'avais toujours cette appréhension, tout en croyant qu'un temps viendrait où elle se dissiperait. »

Mais, dans ce doute, il ne se sentait pas en sûreté. En i843, il trouva sa doctrine de la Vie des dogmes. L'obstacle était levé. Les dogmes qu'il reprochait au catholicisme comme des corruptions de la foi primitive n'en étaient-ils pas le développement régulier? A la fin de 1845, toutes ses incertitudes cessèrent.

Ainsi, il s'était soumis à l'Eglise, par un long travail de discussion avec soi-même, et, comme il dit, « sans avoir subi rinfluence d'aucun catholique vivant, sans avoir mis le pied dans une église catholique, ni vu la figure d'un prêtre catliolique » (i).

De même Frédéric Kinsman, évêue de Delaware, fut ramené à l'Eglise romaine par le problème de la légitimité de l'Anglicanisme et par ses doutes sur la validité des ordinations anghcanes; il se détaclia du protestantisme comme d'une équi-

(i) Nkavman, Apologie, Lettres. — Tiiureau-Dangin, Renaissance catholique en Anfrleierre, I, 180 et suiv.

voque et d'une incohérence. Mais en même temps il souffrait du « froid du protestantisme, et sa dévotion pour la présence réelle l'inclinait à la liturgie catholique et à la dévotion eucharistique » (i).

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