‹ La religion et la liberté (volume 2)Chapitre 17 sur 152 · Matth., xxviii · texte numérisé non relu

Matth., xxviii

il prêche aux hommes le détachement des choses terrestres, pour élever leur cœur vers le ciel et y fixer tous leurs désirs. C’est là qu’un royaume magnifique leur est préparé. Venez, vous qui avez été bénis par mon Père, possédez le royaume qui vous a été préparé dès le commencement du monde1. Voilà pourquoi il ré* pond à cet homme qui lui demandait de dire à son frère qu’il partageât avec lui une succession ; O homme, qui m’a établi pour vous juger ou faire vos partages? 7/omo, qui s me constUuü judicem aut divisorem super vos 2?

Or, ce que le Seigneur n’a pas voulu faire, l’Église ne le fera pas non plus. Il a refusé d’être juge des intérêts terrestres et de s’occuper des avantages temporels. Il ne s’est point mêlé des gouvernements de la terre, pour les instituer ni pour les détruire. Il les a acceptés et respectés tels qu’ils existaient de son temps, et comme établis par Dieu même ; ce qui ressort de sa réponse à Pilate, le menaçant de son autorité ; Vous n’auriez aucun pouvoir sur moi, s’il ne vous avait été donné d’en haut*. Ainsi l’Église,

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