‹ La religion, la morale et la science [microform]Chapitre 16 sur 17 · LA HELIGION « SUPERPOSÉE > A LA MORALE · texte numérisé non relu

LA HELIGION « SUPERPOSÉE > A LA MORALE

Ici encore je me réfère et je me rattache îi la doctrine si fortement exposée dans VEnqwMte d'une philotophie de la religion.

u Dans la religion de Jésus, dit M. Sabatier. il n'y a de religieux que ce qui est authentique-

tSt I.A ItKI.KiHtN. I.A MOIUW. ET I A MIIENl K

ment montl ; et il n j a rien de moral dans lu Tie humaine qui ne «oit vraiment religieux. La religion parfaite eoïncide avec la moralité ab- ■olue » (p. 119).

( La religion et la morale étaient destinée* ii M rappr<M-her toujours plus et à se pénétrer entièrement, si bien que 1» religion parfaite <k> reconnaîtra ti re signe : la piété suprême n'apporaissunt plus que conuue la moralité idéale. Au fond, le christianisme n'a pas d'autre principe... La religion absolue et la vie morale abëolue sont deux termes identiques. Le vieux dualisme est surmonté dans l'unité de la conscÏMice chrétienne » (p. 128).

a Le Christ ne voulait dans> la religion rien qui ne fut moruJ, ni rien dans la morale qui ne fût religieux. Aussi ramèue-t-il la piété du dehors au dedans... Il fonde ainsi l'autonomie absolue de la vie religieuse et de la vie morale ([ui n'en font plus qu'une et apparaissent simplendent conuue le« deux faces de la conscience : l'une intérieure et tournée vers Dieu, l'autre extérieure et tournée vers le monde. » (p. 2;M>).

Partant de cette vue, qui fait consister le principe chrétien précisément dans c cette unité organique ■ de .la conscience morale et religieuse, M. Sabatier explique comment elle a été brisée par la conception catholique, qui matérialise l'élément religieux et t entraîne à sa suit» un surnaturalisme universel ». Et voici coiiiuuent il décrit le phénomène de tuperpo»i'

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tioii anrjiiel jn n'ai pu que faire une alluaion lapide, et par là même peut-êtne un p^u obscure, «lana ce paMUif^ île mu conférence.

Celui <U' M. Kalmtier IVclaircira :

« Le «lergé se Bépare du peuple et se «uper- ]Hi8e à lui conune intnminliaii'e oblig*^ entre la terre et le ciel. Lt» 8«ciété relif^ieuse constituée <iou8 la forme d'un gouvernement se superpose ù la société civile qu'elle voudra régir; la grâce se superpose ti la nature, agissant (Fen haut nir elle par le Hutrenient; la moKale de l'Eglise, en tant que morale surnaturelle, se superpose à la morale naturelle de la conscience ; la révélation , » lu raison, les dogmes divins à la science humaine ; le pouvoir rpirituel du prêtre, au pouvoir temporel de la famille et de l'Ëtat. Partout, au dedans, au dehors, la division éclate, et l'on voit naître dans l'homme et dnns la société une lutte intestine qui ne {Hvndra jamais fin, car les deux forces originelles qu'elle met en conflit — la religicm et la natui*e — sont également puissantes et éternelles > (p. 237).

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Xai U MU-IOldN, I.A StORALK R U KUXCB

Note E.

SUR LE IlOLE Dl' PltOTESTANTlSME DANS L'ŒUVRE SCOLAIRE

DE LA THOISIKMI: Iti^lPUBLIQUE

Ce n'est i*a» wius i|ui>li|uo siirpri»? que je trouve tous lu plumr de M. Chaponnière \n mot qui prouve, une fois <le plus, la morv»illeuae fortune des K-gendt's bien contves'. Qu'il me toit' permis de prémunir nos umia de Suisse rentre ,4rop de facilité à les accueillir.

M. Chaponnivre porle (X)uramment du «triumvirat de protestants libéraux qui a rénrganiié l'enseignement moral des écoles françaises. »

Jolie trouvaille de polémiste que ce « triumvirat » ! M. George» Ooyau, dans le pétrit livre cité plus haut, s'en est Be<r\'i avec son talent ordinaire pour donner une sorte de relief drama* tique et un peu de consistance à son exposé de la situation scolaire en France. Trois Français se sont trouvés en Suisse, il y a une trentaine d'onnéee, engagés dans le mouvement d'où est sortie l'Union, du chnaiianisme libéral; or, oa les retrouve dansi lear pays, sous la République, prenant part, à des degrés divers, à l'organisa-

*^ »vmmux sar»

lion (les ërolea laït^uea. Plua de doute. Ce lont cea troîa coatpirsteun — Buiston, Pccaut, .Steeg — qui ont tout prém^ité, tout conrerté et ainon tout dirige (ce serait tn)p dur à faire admettre), du mnias profité du désurroi général pour donner a l'éoole française « une religion exotique, une théologie exotique et presque un vocabulaire exotique ». (p. G7).

Ou oublie de dire qu'à côté de ceo trois nom& il y en aurait, pour être simplement équitable, quelques dizaines d'autres à citer; que, si un député 'Tiommé Steeg a écrit un Manuel «finttructioH morate et civique, d'autres députés nommés Paul Bert, (Jompayré Mésiàres, en écrivaient d'autres, non moins fumeux ; que, si l'on trouve dans la liste des inspecteurs généraux uu ou deux noms protoitants, elle en contient qnin- «e ou vingt catholiques data» la même période, et que, les rapports do tous ayaîit été publiés ù plusieurs reprises, rien n'est plus simple que de constater à quel point ils étaient tous animéa d'un même esprits qui n'était ni catholique ni protestant, mais simplement laïque, libéral et démocratique. On oublie de dire qu'en regard de l'école de Fontenay, l'école parallèle fondé» pour les hommes à Saiat-Cloud fut, quinze ana aussi, dirigée par un Pécaut catholique, M. iJacoulet, pt qu'enfin, si la direction de l'enseignement primaire a été longtemps aux mains d'un protestant libéri^, elle n'y est plus depuisplu- •ieurs annéesi. Et qu'y a-t-il d» changé P Ri^.

^MMM&ÉsMÊâ^Ék

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ma . \X llKl.MinN, I.A MonAU ET t.A wirAïf:

M. Ooyau rite même, de raim honorable lucceaaeur, M. Uayet (qui n'a rwn de pmtputant). dai décloratiunR plu* inquiétantes encore que les miennei. Plus cela chani^, t)lu> c'eet toujoura la même chnee, avec ou «uu prutestunts! Ce qui veut dire en btm français que la révolution scolaire du dentier quart de siècle n'est ni une «euvre de parti ni VceUviv propre d«> cpielques hommes, mais une leuvre nati(mule : législati- ▼ément, elle n'# pn aboutir qu'après des année* de luttes parlementaiTes retenticuantes ; adminintrativemeat, toute une légion de fonctitmnaires y a travaillé vingt ans de suite, surveillée par des miniatws qui n'étaient guère disposés à servir wue secte ou une coterie, ayant sans cesse eux-mêmes des comptes à rendre et des votes à demander à un Parlement qu'il serait un peu enfantin d'englobar dan* le soupçon de calvinisme ; pédagngiquement f nf in, notie littérature scolaire est là, cm peut voir la part qu'y «ooupe l'élément protestant.

Comment donc a-t-oo pu t arranger » ainsi cette page d'histoire contemporaine!' Par un tiè* simple artifice, en manquant l'enseraUe snus l'abondance même des détails qu'tm a choisit. On n'a paa fauiaé le spectacle, pu a fausaé l'optique du spectateur.

Ce grand mouvement de l'opinion libérale qui a fini par aboutir à nos loii scolaires de 1880 à 1886, il « un long pasbé que Ton ne pouvait pourtant paa faim disparaître. On te borne à

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^w^-mmiwf^V^ -»i^j^r<ipr|pit

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n'en pas parlpr, p«roe que ce paMé éclairerait trop le préaent. On fait donc en aorte d'omettre no, ai voua vonlec, d» perdre totalement de vue lea originea juaqu'où il faudrait remonter pour tnouver la première édition de noa lois tctolaiiM, le<< rapporta de Talleyraad, de Homme, de Condorcei* de Lakanal, lèa dërreta dea aasembléea de 1» Révolution, leur plain d'édurâtion nationale et> laïque, déchiré avec horreur par l'Empire et la Beatauration, repaïa en partie par M. Ouiiot dèi 18'VI, puis en entier par In République da 1848, écarté à jamaia, on l'eapérait du moina, par l'acte saureur de la réaction, la loi FallojuE» et puis, malgré tout, renaiiaant aoua l'Empire même avec Duniy, qui ae fait couvrir d'.injure» et d'ana'thèmea en easayant de fonder l'éducation laïque même pour lea femmes, et, enfin, aprëa dea années de luttes acharnées, après la décoaf iture du 16 Mai, inscrit définitivement par la République dans *s lois, à l'éternel honneur de Jules Ferry. Tout cela c'eftt une même hittoix*, formant bien oe que Bossuet appelait une < loi' ta>. C'est une tradition dix fois brisée et diy fois ««nouée, c'est l'unité persistante d'une même pensée qui finit par triomidier. C'est oel» qui était le cœur du sujet : on y peut voir un cMiain nombre de ^«^stanta en collaberatioa avec des libres pen«euii«, avec des f ranca-maçont, avec des ca'Uioliques libéram, et surtout «no une masse énorme de oatholiquea qni, sans être disposés à abjurer le catholicisme, ne l'étaient

^tM LA IKLKHON, tA MOIIJIUI Kt M SCIINCI

pM «UvanUf* à laiiser plut longtemps rart« bUnche »u ,cléric»linnp, d'où la furmidable majorité républicaine qui, depnin vinf^t ans, lur ce point-là, ne a'eat pai une fois démenMe; et c'eat ce que l'hittorien eût expoaé a'il n'avait dâ laiaaer libre carrière au polémiite.

Bien qu'il soit auperflu d'intiitcr, je Toudraia -:- ne fût-oe que pour faire lire à no» amig do dehora une appréciation de« événement» faite, au point de vue françaii — transcrire ioi quelques l,ign<*i d'un autre hiitoiicn qui n'a jnmaii été BUiipect de protestantiime, qui a été ministre de l'instruction publique ^ans le cabinet Méline et qui enfin, en ces dorniprs temps, a donné tous les gages au nationalisme. Voici comment il conclut un long et très exact exposé des lois Ferry :

« Notre ^stème d'enseiguemeni procinle légi-, timement des idées les plus enracinée.», des in#tincts les plus profonds, des inspirations les plus hautes de notre nace. Il est ù limage même de la notion^ ce que notre civilisation & travers tous les obstlaclea a pu réaliser de progrès depuis cent ans, on ne saurait ei^^trouver une plu«' exacte mesure que dans nos lois scolaires...

• Notre école primaire est avant tout une grande école de paix et de solidaritv. Longtemps soumise uux influences confessionnelles, . elle eu est détonnais affranchie plus radicalement qu'en Angleterre, ]dua radicalwneirt qu'ea Prusse, qu'en Belgique, qu'aux Etats-Unis...

K\-nsaiaf. 8tt

< ' • La talciMtion de l'enteignemeat en Fronce

«ut le deunier épisode du Jnuul -tnrail de laloîfatîon qui a coniineneé dtm les originM de nOtr(> hiituii<p ; auccestivetuent le gouvernement,

. 1» loi cÎTile, la justice, la faiuille>, ,>ont •orties de la tutelle eccléaiaetique ; l'école en sort » non tour. De toutes nos iniititutionfi, c'est l'école

qni est émancipée lu dernière, parce que c'est aur elle qu'ont porté lea dnrnièreH résistances et les plui déseapéréei, niais c'est du plus pn)fond de notre conscience naticuale qu'est soiiie !« loi qui n substitué à l'instruction «, morale et nli-, gieuae •< l'instruction u momie et civique ». (Alkred IlAMBArD, nHicle France dans le Di"!tionnaire de pidagoglf, tome I, p. 1090).

En lisant ce jugement qui nous PNn«t aous les yeux la réalité, on te demamle comment un esprit clair, saguce et sinccre, a pu croire qu'il réussirait à ramener tout uu siècle de notre histoire à des prtiportions asses mesquines pour que tout s'explique en fin de compte on à peu près par les menées du prosélytisme protentant, même en y ajoutant le» ténébreuses manœuvres de la franc-maçonnerie, l'autre c bête noire > de Goyau.

L'erHeur du jeune écrivain catholique sur le rôle des peraonnes <>«tt après tout de peu d'importance. Il en commet une plus grave dana son appréciation sur le rûk des idée».

yM» U RKLWION, LA MORALE KT t..\ KICVC

SaiT»nt lui, le protcatantiime libsrdl n'»ùrftit ru qu'un objet : {nuruir aux ptilitirienit embarraviés c non paa une ■ulution, luaia un rompromii ». L'opinion publique • tâtonnait lamentablement > ne MU-hapt qui suivre, perplexe entre le railirulitme politique, le poaiti'- ▼iflme M'ieotifiqup, l'athéisme fanatique, le matérialisme, Te BtM'iuIisme et je ne sais quoi en- «•nrv, iMillotéo de la Ï4gne île l'enaeignemimi aux rtraTents maçonniques, de Fnrry à Paul Berf, de M. Spuller à M. Ooblet, du niiiii'<t«<Te de l'instruction publi(|ue au <'onseil mimicipal de Paris. Le pi^teatantisme libéral propose un terrain d'entent«, c'eat-u-dire de fausse entente.

L'accunation est: grave, elle est iufaïuante. II n'étaiit pas permis de la lancex sans lu préciser. Pourquoi reste-t-elle flottante, plus flottante encore (|ue cm doctrines mêmes dont elle dénonce « les contours ondoyanta et moelleux » ? Il valait pourtant, la peine d'entrrt- au cœur df ces doctrines, d'en montmr ou le vide, ou 1» fausseté, ou l'impuissance, ne fiît-ce que pour expliquer en quoi elles trompaient la conscience publique. Chaque fois que M. Qojau te i«trouve en face de ce qu'il appelle t la tendance proteiitante-libérale », oa s'attend à cette explication néceastùne, qui ne vient pas. Il s'amuse h railler noire « lan^e » avec un sourire d'indulgent dédain, « langue plus apte k \nr dnire la religiosité qu'à définir un cfedo (Mit : Toilà un reproche que nous acceptons), < langue

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à la foii rirhf) et vof^uf , tangue diirrète et coortoiie, asAPs picuie ptiur néfuter reux qui dénonçaient ■ l'écok Mina Dieu •, a^wi louple pour ne point cho<|uer Ipr polit iricn» qui traitaient Dinu en ennemi •. Petitoa insinnutioBi dont la perfidie est innffenaiVe, niaia qui, fairant di- Tvraion, diiprnicnt l'autour df> noua dire et probablement de pe demander ce qu'il penae de la queation qui eat au fond de tout ceci.

Po«ona-la donc Ane foia de plua.

Noua avonn iié un certain nombre dana l'Univeraité - - et non paa toua, certea, prot<>8tanta-1ibéraux, mftia peu importo — à noua imaginer qu'il eat poatible à un homme, indépendamment de toute (Mmfession orrléaiaatique, de vivre d'uiie vie morale qui aura la «prof ondeuP, la foroe et 1» vertu du aentiment religieux. Dan« ce mot rrligirujr, M. Ooyau ne voit qu'une habileté de baa étag», un art de jouer aur lea mota et de ae jouer du monde. Il faut le plaindre, voilà tout. Sa mépriae ne noua étonne que parce qu'elle w protluit dana un eaprit ai éclairé, maia c'eat celle qui conatitue le fond même du catholicité traditionnel.

L'Egliae a fait prendre ce pli à toate une fraction de l'humanité, par une éducation tant de foia aéculaire, de ne plua pouvoir n» repréaenter la religion, aana le dogme, ni le dogme aana le lirètre. Coat de tr^a bonnie foi que le catholique non prévenu ae récrie, la première foia qu'il entend parler d'une religaon qui ne gtt paa dcuia

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'■tu U llKLK.KI'i, LA MOHAU ET LA SCIENCE

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. 1m fnmiPi. leit pratiqua, 1m ritM, lf« articlea d» foi. Qu'il y iiit qt^vlque chose de relif^ieux dans 1» penaëp du savant, dans la méditation de VoJrtiste, duna l'émotinn (lue nous cause la vue du sublime, dans l'iictp de dévoûnient de l'homme de bipn qui fait son devoir, fût-il athée, daos le plus obscur effort moral d'une conscience humaine, dans tnul l'élan de l'esprit vers une dea formes de l'idéal, dnns toute viç qui s'élève auflesffus de l'égoTsme, c'Mt pour lui un langage nouveau, bicarré et longtemps incoînpréhensible.

Il faut bien admettre que M. Ooyau en est là : il ne lui vient même pa) à l'e£<prit que quelqu'un, protestant uu autre, ait pu sérieusement langer à faire, sans l'Eglise, une éducation moral? qui soit l'éducation complète de l'âme humaine, qui développe toutes ses facultés, y compris le sens de l'idéal, et saiisfasM tous ses besoins, y compris le besoin d'infini.

Tout ce qu'il découvre là-demous, h part une phraséologie déclamatoire, c'est la guerre à rSglise; et en un sens il n'a pas tort.

Car être peligietlx Dans elle, c'mI ce que l'Eglise panlonne le moins : mieux vaudrait êtm irréligieux. De là l'amertume concentrée des jugements de M. Goyau sur l'école laïque.

Qu'elle se proclaine ^aihée çt matérialiste, oe serait fâcheux, mais ce serait clair. Ou encore que l'école primaire accepte de bonne grâce de limiter son enseignement moral à celui de la ci-

APrKNDICK II

vilité puérile et honnête, sentant bien que c'eA tout ce dont elle nt rapal>le, luiuant à tl'aulree l'au^lçlà, et tnup Iieureuie qu'on la charfic* d'apprenilre aux enfanta du peuple lei niaximm usuelles du savoir-vivre avec une bonne groMS |>hilu8ophie de ^intérêt bien entendu pour tout urrièm-foild : à merveille, ^et l'on aurait mêma «les paToles d'encouirafi^ment et un ton protecteur pour le brave homme d'instituteur qui v'en tiendra là.

Mail voilà que cette humble école et cet humble maître prétendent cultiver à fond l'âme de l'enfant, essaient d'y éveiller le sentiment, la pensée, la réflexion, la volonté, d'y former la Mens moital et, avec lui, le (lens religieux, car ils se tiennent, celui-ci étant à celui-là comme est la poésie à la prose; voilà que l'instituteur conrrae le professeur, ne croit pas sa tâche finie, quand il a fait réciter, les leçons et corriger les devoirs ; il cause avec' ses élèves, à propos d'un incident de la vie quotidienne, conune jadis Socrate avec 1» jeunesse d'Athènes; il se permet de s'adrosaer à leur conscience au lieu de Ie« renvoyer à lenr curé ; il ose les guider, 1m reprendre, les encourager, en père de famille; il . ose, à mesure qu'ilr. grandissent, faiio grandir on euK un certain idéal, moral propitB à illuminer leur vie intérieure ; il va leur parler de tout, mtme de Dieu : en s'interdisant, conune le bon sens et la loi lui en font un devoir, toute immixtion dans les questionÉl confessionnelles, il

'M LA nFxinioN, la morale et la science

ira jusqu'à let entretenir de leurs « devoirs en,vers Dieu >, et cela dans le sens très précis que définissent expressément les progianuues. Par « devoirs envers Dieu » certains feignent d'entendre les pratiques du culte; et M. Goya» ne manque pas de rç narquer que « dans le commun d'un peuple dont une longite hérédité chrétienne a modelé les cerveaux et les coiisciences, il y a une association à peu pires indissoluble entre la notion de Dieu et la chaire du prêtre >. C'est précisément cette c a<!socintion indissoluble ■ que les programmes officiels rompent par un texte catégorique, qui prévient tout malentendu :

(( L'instituteur n'est pas chargé de faire un cours ex professa sur la nature et les attributs de Dieu. L'enseignement qu'il doit donner à tous indistinctement se borne à ces deux points:

» D'abonl il leur apprend à ne pas prononcer légèrement le nom de Dieu; il associe étroi*tenwnt dans leur eSprit à l'idée de la Cause première et de l'Etre parfait un sentiment de respect et de vénération ; et il habitue chacun d'eux à environner de même respect cette notion de Dieu, alors même qu'elle se présenterait à lui cous des formes différentes de celle» de sa propre religion.

» Ensuite et sans s'occuper des prescriptions spéciales aux divei^es communions, l'instituteur s'attache à faire comprendre et sentir à l'enfant que le premier hommage qu'il doit à

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la divinité c'est l'obéiiitance aux lois de Dieu telles que les lui révèlent sa conscience et sa raison. > (Programmes officiels des écoles primaires annexés î> ràcrêté organique du 18 janvier 1887).

Ainsi : d'une part, l'enseignement du respect ilû à l'idée religieuse et de la tolérame due à toutes ses formes, et de l'autre, l'idée que la première manière d'honorer Dieu consiste, pour chacun, à faire son devoir suivant sa conscience et sa raison, telle est en d,eux mots la solution donnée., depuis Jules Ferry, à ce prétendu problème insoluble : constituei- dans l'école laïque na enseignement qui ne soit ni confessionnel ni irréligieux.

C'est contre ces nouveautés iatolérableei que s'ejcerce l'impitoyable ironie de M. Ooyau ; il ne s'amuse pas à les discuter, n'est-ce pas assez d'en avoir fnit soupçonne]^ l'origine huguenote? La propagande protestante, en France, est le seul talisman qui ait le don de réveiller tout ensemble le vague in^mct catholique assoupi dans la masse, eu même temps que la méfiance du libiv-penseur, fier d'avoir démêlé un cléricalisme plus subtil.

Et pourtant le brillant polémiste parait bien avoir senti lui-même que son argumentation était un peu léger», car, dans une note, il s'en défend par cette circonstance qu'il c écrit uU réoit et non une thèse. »

Sf4« I.A nELIGION, LA MOKALF. ET LA SCIEN*B

€ Un récit ! » Sa manière «le faire i un récit » vaut d'être mise en lumière, ne fût-ce que par un exemple.

A la veillp de l'Expotiitiou d© 1889, le ministère de l'Instruction puliliquc, préparant un expos3 de la situation, confie à des homniei' compétents le soin d'écrire un certain nombre de monographies sur la marche des écoles. Que vat-on faire pour l'instinction mbrtile et civique qui vient d'être organisé© par la loi, il y a peu d'années, par les règlements scolaires, il y a quelques mois!' On peut se borner à un rapport sommaire et administratif, sorte de commentair© des textes officiels. Non. Le ministre invite les inspecteurs d'Académie de tous les départements et lesi inspecteurs primaires des quatre cent "inquante arrondissements à racon-. "ter en toute franchise, à leur manière, ce qui se passe dand leur circonscription, les piiemières expériences qu'ils ont faites, leurs appré<'iation» sur les débuts du nouvel enseignement, ses succès, ses idées, sesi difficultés.

Pour faire le dépouillement de ces cinq à six cents rapports, et en publier le résumé, le ministre cherche non un fonctionnaire de son administrait'ion, mai» un homme dont le nom, la situation et le caractère soient une garantie d'indépendance. Son chorx s'arrête sur un membre du Conseil alupérieur, M. Lichtenbet^er,

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«loyen de la Faculté de théologie protestant». M. Lichtenberger n'était pas atKprct d'engouement pour la morale purement laïque; il éta«t fort littarhé à une religion positive et convaincu do la uéceMité d'une éilucation religieuse.

« Le choix ne pouvait être mieux placé, écrit il ce sujet un juge sévère, M. le duc de Brnglie, car il serait impossible d'apporter dans l'accomplissemeut d'une tâche délicate plus de sincérité et de véritable dénr de s'éclairar que ac l'a fait M. Li<htpnlM»rgi'r. Pour se piéaar\-er de toute tentation de faire tort ti la vérité dans un sens quelconque, il a eu soin de laisser le plus souvent la parole aux fonctionnaires inteiTogés eux-mêmes et de pepriMluiiv, sans les altérsTi les passages le^ plus importants de leurs réponses (1). >

Quel est le résultat de cette enquête P II suffit <Ie lire ces cent-vingt pages in-S", presque toutes faites d'extraits textuels, pour êtjre frappé de la liberté de parole qui circule dans tous ces témoignages locaux. Lea uns tmuv?nt que 1« nouvel enseignement ect déjà en bonne voie, d'autres jugent et disent ou qu'il n'est paa en faveur, ou que les instituteurs ne savent pas le donner, n'aiment paa à s'y aventurer, ou qu» le« leçons sont trop arides, ou trop (abstraites, ou

(I) Bulletin de l'Œuvre du bienheureux de la SaVe, janvier IKM), p. 4.

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trop banale*), ou qu'on iMit de rindifférence <U> la part des maitres* des familles, des élèves.

L'expression de ces critiques et la peihture de oes difficultés que rencontre la mise en train du nouvel enseignement donnent la note rn-

Sctéristiquc du recueil : • Xons avouons, disait i Lichienberger, qu'elle n'cbt pas pour uouit déplaire. En pareille matière, oe qu'il faut redouter, c'est la complaisance satisfaite, l'admiration niaise. Le méct»ntentem«nt est la sourei* du progrès >, c'est aussi l'indice de la haute idée qu'on a'e;t faite de la tâche à iwmplir. Aussi, bien loin de se plaindre de cette sévérité Htfi jugemenis portés pur eux-mêmes sur euxmêmes, le rapporteur ne dissimule pas qu'il y n plusieurs tk* ces humbles pages écrites par dés inspecteurs, quelque»-uneg mêmes par des instituteurs, qu'il n'a pu lire sans émotion. Il ne dissomule pas davantege < qu'il y a eu, au début surtout, des tâtonnements, des hésitations, d'inévitables mépri.-i>s i. Mais en somme, conclut-il, « un sérieux effort a été fait pour élever le niveau moral de la jeune généiration • ;, et ce pntferjeur de théologie se réjouit de cet effort, bien que tenté en dehors de toute influence théologiqu^; il y voit • un progrès manifeste ». Tout en demeurant pénétré de l'impoilance de l'éducation religieuse, il reconnaît que « la laïcisation des écoles est la seule garantie efficace de la liberté àeg consciences », et ne fait qu'uu vœu, c'est qu'elle brave les réaction* futures.

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Croirait-on que noH uil versai res, quelques-uns même des plus notables, ont eu le courage de lire ce rapport, chef-d'œuvre de loyauté lumineuse, avec l'unique préoccupation d'y découper une vingtaine de citations empruntées aux inspecteurs qui signalaient les défectuosiitéti> ou l'inefficacité' de l'enseignement dans lear circonscription? Croirait-on que, de ces phrases mises bout à bout, ils ont composé de voyantes affiches, prm-lamant lu < faillite de la laïque • ci rétablissant par nos propres « aveux >? Il n'y avait plus qu'à y joindi-e, et ils n'y ont pas manqué, la statistique de la ci^iminalité et des suicides pour prouver les ravages de « l'école sans Dieu > !

Croirait-on enfin que c'est avec ces matériaux <|Ue M. Goyau a fait ce qu'il appelle < un récit» C Cette enquête, qui a ému l'enquêteur, qui est tout au moins un »àUi de confiance dans la bonne foi publique, voici comment il en rend compte :

« Des* Landes et de la Creuse, de l'Yonne eft de l'Indre, on écrivait au doyen de la Faculté i^ue la foi et la conviction manquaient aux miûtres d'école, et qu'ils exerçaient sans enthousiasme ni plaisii< le sacerdoce de professeurs de morale. On constatait ù La Flèche que c les vieux maîtres étaient excellents > et que les jeunes, plus savante exerçaient une action moindre; ailleurs, que les institutrices réussissaient mieux que \eK instdtuteurs. • .

ÎIM I.A nEr^tGIO», LA MOnALE ET LA SCIENCE

. Et c'est tout; ses lecteurs n'en sauront rien de plua. Qu'aves-Tous à dire ? Ces deux ou trotH citations ne sont-elles pas exactes ? Elles le sont. Cest un grand art que cette façom-là de respecter la vérité. Et dirq que sous prétexte de sèle religieux, l'esprit de parti peut produire de tels effetsi, non pas sur la foule des «mplos, mais sur des iutpiligcuces supérieures! C'est ù eu pleuner. -- .

On me pardonnera de .relever un dernier trait, au moins aussi affligeant; c'est encore « un récit » que repr»duit M. Goyau, mais qui est de la plume de son nrnitx». M. Brunetière.

Il »'agit d'une de cl?s réunions intimes, comme il y en eut plusieun( tout un hiver, où une vingtaine d'universitaires, voulant bien répondre ti mon invitation, se rencontraient pour causer de la question qui nous tenait au cœur. Toujours 1» même. Une feuille pédagc^ique l'avait reprise sous la forme d'une petite consultation entre pédagogues : Est-il possible de constituer avec le;* seules ressources de la conscience et de la raison une morale assez vivante pour être « l'âme de l'école »P C'était le mot imaginé par un jeiine avocat qui avait ouvert la discussion,

Dans une de t^es soirées, un peu plus nMnbreuse, avaient^bien voulu venir quelques amis appartenant à la presse catholique. Ce qui s'y redit, c'est naturellement ce que nous avons

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tant (le fois dit et écrit les uns et les autres ; les uns croyant ù cette possibilité d'une morale qui aur»it une portée religieuf», les autres n'y croyant pas. Tous étaient d'accord qu'une morale utilitaire et platement c<n'i'ecte ce n'est pas la morale, c'en est le sriuelette. Mais le remède, qui nous Hcmblait être dans le développer nient même de la morale laïque, nos contindicteurs ne l'uttcndaieut que d'une -i^ligion positive et d'un enseignement confessionnel. NouR insittions. Notre école laïque est l'école sans le prêtre^ elle n'ert pas l'école sans Dieu. Au contraire, elle fait chercher Dieu au fond de l'âme de cha(;un- I* culte du devoir ett déjà le culte de Dieu et, suivant le mot de Mnrion, tous nos devoirs sont des devwits envers Dieu. N'y a-tril , pas là le point de départ d'une culture spirituelle qui pourrait s'approfondir indéfiniment et, en restant toute laïque, être foncicremeut religieuse F

Vues chimérique» gi l'on veut, c'étaient celleslà mêmeri que je viens de soumettre à l'auditoire de l'Aula.

Quelques semaines après, voici en quels termes la If e vue det Deux Monde» faisait nllusion à ces entretiens. Transcrire cette page de M. . Brunetière est toute la vengeance que j'en tirerai.

c ...Comment nous y prendrons-nous pour rendre une < âme à l'école » — c'est depuis quelque temps l'expression à la mode — ou seule^

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son LA RELIGION, LA MORALE ET LA SCIE.NLE

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ment comme on l'a dit aveo moins d'cmphaie, « pour faire du collège un lieu d'enseignement moral »...? Imiterons-nous un haut fonctionnaire de l'instruction publique? C'est trè« sérieusement qu'il proposait l'année dernière à une assemblée réunie tout exprès de chercher avec lui sous quel pseudonyme on pourrait réintroduire < le nommé Dieu > dans les écoles. Eti comme il craignait sans doUte que quelque conseiller municipal ou quelque député n'éventât Tartitice, il denlbndait que le pseudonyme assez transparent pour les enfants, ne le fût pas pour M. Camille Pelletau ou pour M. Lavy. C'était faire trop peu d'estime de nos conseillers municipaux et de nos députés. La discussaon fut longue; les plus timides hafiaixlèrent l'Idéal ou l'Awtlelà; de plus hardis ou de plus naïfs proposèrent le Père. Et finalement on se Bé]ftira sans avoir rien décidé. . . Je crois rêver moi-même en écrivant ces choses, et nous préserve VIdéal ou VA u:drhi d'un semblable remède ! C'est par la grande porte qu'il faut que Dieu rentre dans les éboles, et si quelqu'un croit aujourd'hui ne pouvoir plus s'en passer, il faut qu'il nous le dise — et qu'on le sache ! * — En note : « Ai-je besoin de dire que cette anecdote est absolument authentique et n'a rien d'un apologue (l)Ps

(I) Hevuc det Deux Mondes du 15 février 1»». IVeproduit dans la brochure de M. Drunelière, EdU' «alien et Insiruction, pp. 58.&S).

Après ce ■ récît > — qui « n'est pas un apologue ■ (!) —quelle illusion peut-il nousjesterK Déoidéinent il. Ck)yau avait raison, c'est la • langue » qui nous sépare de nos adversaires .: celle que nous parlons, il» ne la comprennent' pas, et quand ils la traduisent dans la leur, voun voyei ce' que cela devient !

Que M. Brunetière soit absolument de bonno foi en écrivant cette relation, qui en doute ? Et c'est en toute bonne foi aussi que les personnes dé qui il tient ses renseignements les donnaient en même temps ùui^^utre lipvue, dont le sens crjtique est SÉÉÊ^Mfl^'^^ P^u" éveillé, la i9ibliothèqucj^Bfff^. Et elles n'ont pas eu conscience^wdéforraer «-e qu'elles avaient entendu, ni de calomnier les intentions de per- (^oniie. Qu'est-ce que cela prouve, sinon cette chose aW>rement triste, que même des esprits d'élite peuvent s'habituer si bien à certaines façons de parler et de penser qu'ils n'en comprennent plus d'autre P C'est un moule d'où ilH ne sortent point : leur parler de Dieu autrement que d'un grand personnage extérieur et supérieur à nous, c'est parler en pure perte. Dès que le divin ne s'appelle plus la Sainte^Trinite, n'apparaît plus comme une personne, ne s'accompagne plus d'un certain appareil, et ne revêt plus la forme officielle du catéchisme et du credo, ce n'est plus rien pour eux qu'un mot creux, ils ne le sentent plus. Un effort pour spiritualiser à la fois la morale et la religion.

*Ai U «EClGIONt LA MOnAI£ ET U SnEKCi

pour faire raitfir la réalitî-^ivante «lu sentiment religieux au lieu de sa forlaulfe verbale, un effort surtout pour créer librement en soi une vie religieuse personnelle et rationnelle. Quand ils le rencontrent, ils en tirent... ce que vous venez de lire, signé d'un «les plus grands noiuci de c» temps.

Ce n'est pourtant pas un protestant qui avait dit cette belle parole : c Dieu est un soupir in-, dioibic caché au fond des âmes. * M. Brunetière est-il devenu ti bon catholique qu'il ne compreane plus l'Imitation f

Que cet exemple du moins nous instruise ! Il nous fait toucher du doJgt le nœud du conflit. Aux yeux de nos adversaires, illustres ou obs- ' CUTB, nous siommes grotesques ei tout ensemble dangereux, parce que nous voulons, suivant une parole très juste d'un des nôtres, laïciser la religion. Ils en Boat restés, eux, fidèlement ù lu notion paitenne et cfitholique : le monde est toujouri», pour eux, divisé en deux parties qui ne se mêlent paé. « Profanes, occupes-vous des choses humaines; Inissez les choses divines à l'autorité compétente. ■ A quoi nous répondons : Il n'y a pas de choses divines qui ne soient humaines ; c'est au cœur de l'humanité que réside le divin ; Dieu n'a pas d'existence phénoménale ; faites le bien, cherchez le vrai, aspires à la perfection, fi YOvki aiirei trouvé Dieu.

Que d'autre» renoncent s'ils le veulent à user du droit humain par Qxcellence et à remplir le

APTENDIce

ilevuir humain par excellence qui »4i de sentir en nous ce je ne sai» (^uoi supérieur à nous, et fiui est pourtant plu« nous que nous-mêmes, comme dirait Fénelon. Nous n'y renonçons pas. nous ne donnons procuration à personne pour faire acte d'homme en notre lieu et place.

Nous gardons l'immortelle parole du poète qui a posé pour tout l'avenir la loi de la dignité humaine. Elle est belle, mais elle n'e»t pas complète. Il faut la lire plus tt fond et la traduire ainsi : « Je suis homme, et rien de divin ne ip'est étranger. »

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2M I.A ntl.ICION, LA MOnALE ET LA SCIEXCB

Note F.

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