‹ La religion, la morale et la science [microform]Chapitre 7 sur 17 · W II · texte numérisé non relu

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vous avez entendu ici môme, et vous ne l'avez pfl8 oiil)lié, M. le doyen Sabotier. Rançon payée au dinl)li> ou dette acquittée envers fneu, avec

un Irop-pIHn de mérite.^ surérogatoires qui se.

déverse sur les morts et les vivants, flot (jse l'Eglise .se chargera de canaliser; substitution de l'innocent nu coupable pour vonRer l'honneur de Dieu, plus tard pour satisfaire sa justice; vertu magique de cette c satiswiclion'' vicaire, » i|ui fait que le sang d'un Dieu inunolé nous est imputé ù justice, (pi'imporle? Ce n'esl pas plus l'une que l'autre de ces théories qut nous choque, c'est l'idée fondnmenlole de toutes, c'est cette croyance au rilé socrlficiel, propitiatoire, expiatoire, purificatoire, qui nous est devenu totalement étrangère.

Là encore, qui nous u appris à ne |)ouvoir plus attacher aucun prix, ni aucun sens nu rituel sacré de toutes les religions d'autrefois, hellénique ou hébraïque? Qui, si ce nesl celui qui, reprenant quelques-unes des plus étonnantes paroles des vieux prophètes de son ; pays, nous a enseigné que c'est le cœur qu'il ?aut purifier, que là seulement s'opère la vé-

- 4(1 u nn.iGioNr la moraue et la aciiNcK

: rltable oxpialion. el que là se font les ««"«il» sucrifires ngréables nu vrai Dieu?

Arrêtons ici ce résumé Irop long el pourlunl beatvtoup Irop court. Nous avons essayé de nous représenter comment la science el la morale se sont lentement détachées de la ré- ' ligion et constituées à part.

Nous voyons d'où vient que l'éducation moderne se trouve en présence de lroi.s discqillnes fondamentales qui sont évidemment trois forces directrices de l'esprit humain, qui dnt beaucoup de points de contact, mais qui nu* „ jourd'hui ne sont plus coordonnée.^), n'ngisaent plus synergiquement nt harmoni(|uement.

Entre elles," noiis sommes obligés d'en convenir, il y 'tt non' pas Aes couftils mois un con- '\ \\H. Le désaccord porte sur le fond.

Vingt siècles après l'èi-e chrétienne, comme vingt siècles avant, In religion — à tort ou à raison — repose sur ces deux colonnes : le miracle et le dogme. Or, il y a impossibilité, pour la science, d'admettre le surnaturel, même le surnaturel chrétien. Il y a impossibilité, pour la conscience, d'admettre le dogme, mé- ; me le dogme chrétien.

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De là un trouble intérieur qui n'est pas celui d'une heure, mais d'une vie, qui ne oonipromet pas la bonne tenue extérieure, mais qui affaiblit toujours et paralyse parfois chez nous les forces vives ^e la ponsée et de l'action : un esprit divisé est un esprit qui s'épuise.

Est-il donc ipip^ible de rétablir ^'unité détruite? Pnut-il renoncer à remettre Vordre et l'harmonie au fond de nous-mêmes? C'est ce que nous allons chercher, en étudiant les diverses solutions qui nous sont proposées, pour résoudre le conflit sans supprimer dans l'homme rien de ce qui est humain.

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