‹ La religion nationale des Tartares orientaux [microform] Mandchous et Mongols, comparée à la religion des anciens Chinois, d'après les textes indigènes, avec le rituel tartare de l'empereur K'ien-LongChapitre 11 sur 76 · DES OFFRANDES ET SACRIFICES · texte numérisé non relu

DES OFFRANDES ET SACRIFICES

Les sacrifices principaux 2 offerts au Kun-nin-kong, chaque jour, matin et soir, les sacrifices secondaires 3 mensuels, les grands sacrifices des deux saisons : printemps et automne, les offrandes d'objets précieux aux quatre saisons, la suspension des papiers de métal chaque mois dans la chapelle du Tangse

< Voir la fin du Bituel.

' Wecen.

s Melen.

et dans celle de l'esprit Shang-si, le grand sacrifice tait en plantant le mai dans le Tangse, aux deux saisons du printemps et de l'automne, tous ont leurs rites qui nous sont venus des temps originaires de notre nation, rites pleins de majesté et de beauté, dignes de toute louange.

Il n'est pas possible d'exposer cela complètement. Les anciens Samans connaissant tous à fond le mandchou, savaient, en se conformant aux circonstances, prononcer les paroles propres aux temps de fête et réciter les prières convenables. Leurs successeurs, incapables d'atteindre les anciens par la connaissance du mandchou, ne l'apprenaient plus que par tradition *. En outre il n'y avait point de rituel établi. Transmis par la seule lecture, les mots et les accents 2 étaient altérés. Maintenant les prières lues au sacrifice, les formules prononcées en suspendant des papiers, les rituels réglant les cérémonies ayant leurs règles fixes, il n'y a plus de place pour l'oubli ou la négligence.

Si l'on n'avait rédigé et consigné dans le code liturgique les prières lues par le Saman, en réalité, les mots et tons fixés par l'édit descendu (du trône) de notre saint souverain, seraient de nouveau petit à petit retombés dans l'erreur. Si l'on rédigeait et considérait attentivement les formules employées actuellement par les Samans de la cour pour les sacrifices, les offrandes, les invocations, les demandes de biens, etc., on trouverait bien des erreurs dans les mots, les expressions et les idées. Car les Samans de la cour, tant de la gauche que de la droite 3, diffèrent également entre eux et ne s'accordent point quant à leurs livres.

C'est pourquoi nous, les sujets de Sa Majesté, nous avons recueilli les prières sacrificielles, propres aux palais des Wangs

' Us n'en avaient plus l'usage, ne le paiiaienl plus, mais se le transmetla ienl d'âge en âge par un enseignemeni de plus en plus erroné.

"^ Ou les sons musicaux, la psalmodie.

5 Les hauts fonctionnaires, conseillers, généraux qui enlouronl le souverain, sont divisés en gauche el en droite.

et Koiigs des cinq premières bannières i ; nous avons épuré, en les rassemblant, les paroles d'invocation, de supplication, employées précédemment par les chefs des anciens Samans.

Réunis ici, nous avons tout examiné avec soin et zèle, nous avons corrigé les erreurs, comblé les lacunes, supprimé les répétitions, et nous nous sommes efforcés, chacun selon sa charge, de mettre en ordre, selon nos capacités, tout ce qui devait être amélioré. Puis nous l'avons présenté à l'examen de Sa Majesté pour qu'il en soit statué en haut lieu.

Comme on sacrifie tous les jours au Kun-ning-kong, nous avons dû changer tout ce ([ui demandait à être amendé dans les prières et invocations (qui s'y disent), comme aussi dans les prières qu'on récite au sacrifice oifert pour les chevaux' des particuliers et pour ceux des haras, le tout selon les rites domestiques.

C'est pourquoi, nous avons écrit ce rituel, divisé en sections, et nous l'avons présenté à notre empereur. Après que notre saint monarque nous aura fait ses remarques et donné ses instructions, le livre sera définitivement rédigé et on le suivra dans la pratique, à perpétuité.

Nous devions aussi amender tout ce qui se fait parmi les Mandchous qui sacrifient aux esprits, comme aussi dans la famille impériale Gioro, dans toute notre famille Gioro 2 audessous des Wangs. Nous l'avons fait et, favorisés de la grâce de notre saint empereur, nous ne laisserons pas périr les anciens rites des Mandchous.

Voulant ainsi nous y conformer à jamais, nous avons présenté ce livre à l'approbation du souverain.

^ Les bannières fornienl. les divisions de l'armée mantlchnue-moiigole, qui coiisliluenl la principale force de l'armée chinoise. Chaque division de 10.000 hommes a une bannière de coulenr différente.

- Voir p;ige 7:2, note.

ToMiî XL. 5

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