Prière de conjuration à chanter la première fois
Nadan daihôn, Hianeu invisible, un tel vous prie pour luimême. Vous inclinant vers lui, etc., comme ci-dessus.
Suivent toutes les prières que l'on a vues au liv. I, chap. XIU, pp. 96 à 99.
CHAPITRE III. — Cérémonies de l'offrande des objets précieux QUI SE FAIT CHAQUE ANNÉE AUX QUATRE SAISONS : PRINTEMPS, ÉTÉ, AUTOMNE ET HIVER.
Le jour où l'on offre les objets précieux aux esprits, on suspend le rideau, soir et matin, comme pour les sacrifices ordinaires; on fait, soir et matin, l'exposition des esprits, on allume l'encens dans les deux cassolettes. Un gardien des haras amène deux chevaux blancs, des haras impériaux. Lechef desétables à bœufs amène deux bœufs, du parc à engraissement. Des employés des finances apportent, du trésor, deux barres d'or et une grande barre d'argent. On pose, sur une table basse, vernie rouge, dix pièces de soie à fleurs, à dragons brochés, à fleurs d'or, de soie légère et de couleurs variées, ainsi que quarante pièces de toile fine. Un employé des magasins de soie les porte, les conseillers de la cour des rites, un assistant des offrandes,
marchent en avant; les intendants, les employés des haras impériaux les reçoivent. On s'avance par la porte à gauche (ouest) de la porte Kian-cing-men, on passe à gauche du Kienning-kong, au côté sud du Kian-tai-t'ien et on arrive devant la porte intérieure du Kun-ning-kong. On fait mettre en ordre, les chevaux du côté de l'ouest, les bœufs à l'est, la tête tournée vers le sanctuaire. Les taigiyas des offrandes prennent alors les tables sur lesquelles on a mis l'or, l'argent, la soie et la toile et, si c'est le matin, ils les portent à l'intérieur du Kunning-kong. Le chef des encensements les prend et va placer la table aux étoffes à terre, devant les lingots d'or et d'argent, par-dessus la soie et la toile. On étend un tapis rouge à fleurs jaunes; le Saman alors s'avance, fléchit le genou, se prosterne en priant ; après quoi les chefs encenseurs enlèvent la table. Le soir on étend un tapis rouge, simple; le Saman arrive et fait tout comme le matin. Quand il est relevé, on prend les soies, toile, or et argent, offerts le matin, et on les enferme dans le buffet verni rouge et orné de fleurs peintes de différentes couleurs, qui sert aux oblations. Les gardiens et employés précités emmènent chevaux et bœufs. Trois jours après, les taigiyas, intendants généraux, viennent chercher l'or, l'argent, la soie et la toile et remettent tout — à l'exception de l'argent — or, soie, toile, chevaux et bœufs, aux agents de la cour des comptes, qui les vendent à prix flxé, au premier offrant, excepté aux gens de même famille mandchoue qu'eux. De l'argent obtenu par cette vente ils achètent des porcs qu'on sacrifie.
Lorsque l'empereur ofticie, il fait tout comme les jours des sacrifices wecen. Si cela convient au jour sacrificiel, après avoir mangé la viande et emporté la peau et les os, on apporte Foucihi et Pousa et, l'on fait l'offrande des objets précieux.
( 112 ) CHAPITRE IV. — Prière de bénédiction a réciter devant
LES ESPRITS, LE MATIN, A l'oFFRANDE DES OBJETS PRÉCIEUX, AUX QUATRE SAISONS DE l' ANNÉE.
Fils du ciel! Foucihi! Pousa! Chefs de tribus! Généraux! Princes! Chefs de famille!
Un tel X , de tel âge X , prie pour lui-même. Il présente l'or jaune, l'argent blanc, les soies à fleurs, brochées, brodées de dragons, teintes de couleurs variées, les toiles fines, les chevaux à large crinière, les bœufs porteurs de rênes, et les consacre aux esprits, aux génies. Vous inclinant vers lui, marchant vers lui, marchant à ses côtés, etc. (voir liv. I, chap. XIII).
Le soir la prière est la même que celle du liv. I, chap. 'XIII; mais on y ajoute après : « un tel X offre pour son bien à lui » les mots de la prière précédente : « il vous présente l'or, l'argent, etc. »