‹ La religion nationale des Tartares orientaux [microform] Mandchous et Mongols, comparée à la religion des anciens Chinois, d'après les textes indigènes, avec le rituel tartare de l'empereur K'ien-LongChapitre 28 sur 76 · CHAPITRE V. — Cérémonie a faire quand on lave Foucihi · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. — Cérémonie a faire quand on lave Foucihi

Le 8 du quatrième mois, jour oii l'on sacrifie en l'honneur de la naissance de Foucihi, on suspend d'abord le rideau dans la nef du milieu de la salle de sacrifice du Tangze.

L'heure venue, huit taigiyas, vêtus de soie couleur d'or, prennent le brancard, support du petit dais de soie jaune de l'esprit ; passant les trois portes, ils viennent le poser au dehors de la porte intérieure du Kun-ning-kong. Deux Mandchous des offrandes, revêtus d'habits de soie jaune, viennent prendre, en les invitant à venir, le tabernacle de Foucihi et les étuis de bois verni dans lesquels sont roulées les tablettes de Pousa et des ancêtres. Ils les déposent sur le brancard. Les huit porteurs reprennent le tout et passent la porte intérieure de la grande salle. Deux rangs de porteurs de bâtons et deux autres de porteurs de lanternes de corne marchent en avant. Ce sont des taigiyas vêtus de soie, couleur d'or.

Deux janggins des offrandes, deux servants et deux Mandchous

arrivent du Gouroung et cinq rangs de gardes venus de la porte Kien-tching-men marchent en avant. Un membre de la cour des rites, un chef taigiya des offrandes et huit taigiyas les suivent. Ils posent sur un buffet des gâteaux aux feuilles de nunggele, un vase de vin doux, un de miel brun, etc., en offrande, chacun sur un drap de coton. Un sergent les prend et s'en va à leur suite. A l'arrivée au Tangze, des Mandchous des oblations, revêtus d'habits de soie jaune, prennent les esprits, après les avoir invités, et exposent le tabernacle de Foucihi sur son piédestal posé du côté de l'ouest. On suspend les tablettes de Pousa et des ancêtres.

On rassemble tous les gâteaux, tout le vin, le miel, les étoffes, envoyés en oblation par les maisons des Wangs; on prend le miel brun apporté du palais et celui qu'ont envoyé les Wangs, on le met dans un vase bas de porcelaine jaune, on y mêle de l'eau bien pure.

Alors le chef encenseur ouvre le tabernacle. Le Saman prend Foucihi, le lave ^ et le pose sur du coton propre. Après quoi il le remet sur son trône habituel. On lui présente alors les gâteaux au nunggele envoyés par les Wangs, sur deux grandes tables basses vernies jaune et, par-dessus, les gâteaux envoyés du palais , sur neuf plats. On offre le tout, au lieu ordinaire, avec trois verres de vin doux et trois cassolettes d'encens que le chef encenseur allume.

On verse dans deux grands vases de porcelaine jaune, placés sur une petite table sous le Kuhen, tout le vin envoyé du palais et par les Wangs, On pose et offre sur des plats d'argent les pains nunggele envoyés du palais, et tous les gâteaux donnés par les Wangs et l'on verse le vin gocima dans deux grands vases de porcelaine à fleurs bleues, posés sur une table. A une colonne de bois de saule, attachée antérieurement à la haute table, on suspend vingt-sept feuilles de monnaie de papier. Des gens envoyés paï les Wangs les y attachent. Deux taigiyas du palais, joueurs de mandoline et de guitare, setieil-

* Avec l'eau miellée. ' ^' •

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