‹ La religion nationale des Tartares orientaux [microform] Mandchous et Mongols, comparée à la religion des anciens Chinois, d'après les textes indigènes, avec le rituel tartare de l'empereur K'ien-LongChapitre 3 sur 76 · Des esprits · texte numérisé non relu

Des esprits

Les objets de leur vénération étaient lesEnduri et les Weceku.

Par le premier terme ils désignent les esprits de premier ordre,

les êtres invisibles d'une haute intelligence et d'une puissance

surnaturelle, qui dominent le monde et peuvent disposer des

forces de la nature. L'adoration du ciel, dont on fait la partie

commune de toutes les religions tartares, est à peine mentionnée

dans leur code religieux, et l'on n'y trouve point celle d'aucun

astre : soleil, lune, planètes ou tout autre d'espèce quelconque.

Dans la langue mandchoue môme, le mot ciel {abka) ne désigne

rien de surnaturel, et le Dictionnaire ou Miroir de la langue

mandchoue, rédigé sous l'inspiration et la surveillance du

grand empereur K'ang~hi, ne le définit que de cette façon-ci :

Ahka umesi den, lumen jaka be elbehengge, c'est-à-dire : cette

(chose) immense qui recouvre toute chose. Il en est ainsi dans

les cérémonies de notre Rituel. Mais dans la préface l'empereur

dit expressément que le culte antique de sa nation s'adressait

« au ciel « et aux esprits, et la même chose est répétée au

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