‹ La religion nationale des Tartares orientaux [microform] Mandchous et Mongols, comparée à la religion des anciens Chinois, d'après les textes indigènes, avec le rituel tartare de l'empereur K'ien-LongChapitre 57 sur 76 · Diverses espèces d'offrandes · texte numérisé non relu

Diverses espèces d'offrandes

On offre :

Le 3 du l^"" mois de l'année, des caise ;

Le !«'• du 3« et du 9" mois : des gâteaux plats [lôme) ;

Le 8 du 4« mois et le 1"'" du 5^ : des gâteaux aux feuilles de nunggele ;

Le l'''" du 6« mois : des gâteaux aux feuilles de malanggo [sésame] ;

Le !«"■ du 7^ mois : des gâteaux myeku ;

Le 1^"^ du 8® mois : des gâteaux cuits dans l'huile [giyose);

En toute occasion : de petits gâteaux [feshen] ;

Pour obtenir la prospérité, on offre des gâteaux tome, caruha, dubise, toholiyo, une carpe, des graines de millet et de riz et du vin doux.

Le l*"" du 3^ et du 9*^ mois, on offre du vin distillé.

Le !*"'■ de chaque mois : du vin doux.

En temps ordinaire on off're de l'eau pure. Le 3 du 1"'" mois et le 1*'' de chaque mois, on offre des fruits de la saison.

Au sacrifice dit metere, on offre du millet et du blé.

Au grand sacrifice où l'on dresse le mai, au metere, le deuxième jour, quand on célèbre pour le bien des chevaux, on offre un grand porc ; en outre on offre un porc soit à la cérémonie [wecere] journalière, soit au sacrifice [metere] du 1®'' du mois.

A l'office journalier on suspend au rideau, deux feuilles de 4 papiers bien purs. On présente 8 vases d'encens. Pendant le sacrifice [metere] on attache au pieu [so7no] une feuille de p-^pier bien pur.

7. Cérémonies et actes du culte, a) Diverses espècCvS de gâteaux '.

Le premier mois de l'année, quand on offre les caise, on prend du millet blanc et du rouge, on les broie fm et mou, on les pétrit et travaille avec soin, puis on les cuit dans l'huile de sésame et on les offre sur un plat.

Au troisième mois, au grand sacrifice, où l'on dresse le mai selon le rite du printemps, on offre des gâteaux tome et des mudan.

On cuit le millet et le riz secs dans une écaille, on les broie avec une pierre pour les amollir, on cuit des fèves jaunes, on les mêle avec de la farine, on les travaille de manière à les étendre, on mêle encore la pâte de millet à de la farine de sarrazin et on les laisse ainsi toute la nuit. On les étend encore avec la main, on les tourne et retourne, ou bien on les forme en morceaux à angles aigus et on les cuit dans l'huile de sésame, on les pose sur les tome en les séparant un peu; si c'est pour le sacrifice du matin, on en superpose neuf couches et, par-dessus les gâteaux ordinaires, on pose les pâtes travaillées en travers {mudan) en forme de pommes de pin, et les mettant sur un plat, on les offre de la sorte.

Si c'est le soir, on en superpose cinq rangs seulement, on met au-dessus une poignée de farine de fèves cuites et on les pose ainsi en offrande sur un plat.

Le cinquième mois, pour faire des gâteaux aux feuilles de nunggele, on lave des millets et les broie en farine, on y met de la farine de fèves et on cuit cette pâte dans les feuilles de nunggele, puis on les pose sur le plat.

Le sixième mois, pour faire des gâteaux aux feuilles de sésame, on fait la même chose, en remplaçant les feuilles de nunggele par celles de sésame.

Le septième mois, pour faire les miyeku, on broie du riz et

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du millet cuit, on les mouille, pétrit et mêle parfaitement; puis on met la pâte dans un sac de toile, on l'en fait sortir en pressant et la fait tomber dans une natte d'écorces de bambou posée sur une toile. Etendant alors, par-dessus, de la farine d'arfa et l'enveloppant dans un drap, on la met cuire et on en fait des portions que l'on forme en morceaux cassés, on les met ainsi sur un plat et les présente en oJÏrande.

Le huitième mois, pour faire les giose, on cuit des grains de millet très légers et croquants, on les broie sur la pierre, on y mêle des fèves, on étend la pâte et on la cuit dans de l'huile de sésame, puis on les présente sur un plat.

Le neuvième mois, on dresse le mai, comme au grand sacrifice de l'automne ; on fait tout comme au troisième mois quand on olfre les gâteaux tome et miidan ; seulement on n'emploie pas les fèves cuites en pâte et on pétrit avec de l'huile de sésame. On pose sur les gâteaux une poignée de fèves.

Aux autres mois, quand on offre les feshen, on étend la farine de millet en grande quantité sur une natte de bambou, étendant des fèves par-dessous; on en met également pardessus et l'on cuit ainsi ; on en fait dix parts de morceaux carrés et on les présente sur un plat. C'est ce qu'on appelle les seshe [seshembi).

Le 7 du quatrième mois, on fait des gâteaux aux feuilles de nimggele comme au cinquième mois.

Aux offrandes pour demander la prospérité, on fait les gâteaux tome, en les broyant et étendant avec la pierre ; on y mêle de la farine de fèves cuites et de riz. Les toholiyo que l'on met en piles se travaillent avec la pâte des tome.

Pour les diibisc, on trempe de la farine de millet, on les fait en toholiyo, on y ajoute de la farine de fèves et on cuit le tout.

Les cariiha se font de pâte de millet trempée, arrangée en toholiyo et cuite dans de l'huile de sésame. Lestoholiyos rangés dans un plat se font avec de la farine de millet; on en fait de petits gâteaux toholiyos, on les cuit dans l'huile avec de la farine de fèves délayée dans l'eau, on les mélange bien et les offre ainsi.

6) Du vin.

Pour faire le vin employé dans le grand sacrifice avec mai, du printemps et de l'automne de chaque année, on doit, quarante jours d'avance, placer dans l'espace ouest de l'intérieur i^nagan] du Kun-ning-kong du côté du sud, le support d'une cruche à trou [ulenggu sanggu) pour y mettre le vin, et au-dessous un tuyau de zinc; sous ce tuyau une table {indehen) de bois. On pose la cruche sur le tuyau. On doit avoir de la farine de millet trempée et sur laquelle on a versé de l'eau (de manière qu'il ne reste rien d'impur). Quand l'eau est parfaitement pure, on cuit alors cette pâte et, quand elle est refroidie, on en met dans la cruche ; on broie en outre de la levure que l'on réduit en poussière ; on y mêle alors de l'eau de source bouillante [yoi ciiwan) et, quand c'est devenu tiède, on en tamise la lie et la pâte dans une écuelle, puis on le fait passer dans la cruche.

On l'y met en ordre avec un bois ; sur la cruche on met un couvercle formé de fils de cuivre, et par-dessus un drap de toile, ou un tapis de peau s'il fait froid. Du moment que le vin est déposé dans la cruche, on place au-dessus un glaive pour la tenir fermée. Le huitième jour après cela, on ajoute au liquide, de la même manière, de la pâte de millet refroidie et de la levure; on la travaille avec le bois [giiwafu) et l'on remet le drap par-dessus. Dix jours après on verse dans la cruche de la farine de millet et du riz cuit et chaud mais sans levure, on la retravaille et recouvre. Quand le vin a ainsi mûri (haha), on remplit la cruche d'eau de source, on remêle avec un long bois, et le lendemain on commence à laisser distiller : lorsqu'il est presque entièrement écoulé, comme il reste quelque peu de lie, on ajoute de l'eau de source; on remêle et recommence la distillation ; celle-ci étant achevée, on extrait le fond de la lie et l'on emporte la cruche i.

^ La distillation du \in finit ici.

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