MitaphysiqWj liv. XII, chap. vn
386 QUATRlfiME PARTIE.
qu'entre ua ills et un pere, sont obliges de dire que la gribce est pr^paree pour tous , par une volont^ ge-* n^rale , et s'epanche en vertu de cette volonte generale ^ et sans aucune volonte particuliere de Dieu. Que disons-nous autre chose? Et que gagne Malebranche a son hypothfese, sinon de pouvoir parler comme le y ulgaire , tout en pensant comme un philosophe? Non, quelque effort que Ton tente, il est impossible d'arracher Dieu a son immutabilite^ a son ^ternite. Notre pri^re ne nous fait d'autre bien que de nous rapprocher de Dieu par la meditation et par Tamour. L'excellente pri^re n'est autre chose que I'amour de Dieu. Aimer Dieu, aimer le bien, le vouloir^ voila prior. Oh! qu'il y a peu de gens qui prienty dit F6nelon; car ou sont ceux qui desirent les v6ritables biens M
Concluons que la priere, et en general le culte, est d'abord et avant tout un devoir; et qu'en ameliorant notre ame, en I'occupant de Dieu, en relevant i^ers lui, en presentant sous une vive et saisissante image les devoirs que nous avons k remplir, elle nous rend le travail aimable , la resignation et I'esperance £six;iles.
La pri^re, ainsi entendue et expliquee, n'a rien de commun avec la superstition. Elle est m&le et fortifiante; elle a^eompagne heureuaement le travail, et