‹ La religion poèmeChapitre 3 sur 69 · POEME · texte numérisé non relu

POEME

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CHANT f>REMIERr^^i^^^

luA raison dans mes vers conduit Vhomme à la foi.

• ' . ■ C’est elle qui , portant son flambeau devant. moi y

M’encourage à chercher mon appui véritalde ; . ^ f

M’apprend à le connaître et me le rend aimable. •

Faux sages , faux savans , indociles esprits ,

Un moment, fiers mortels, suspendez vos mépiis.

raison , dites-vous , doit être notre guide.

A tous mes pas aussi cette raison préside.

• Sous la divine loi .que vous os'ez braver • •

C’est elle-même ici qui va me captiver ,

£t parle à tous les cœure qu’elle invite à s’y rendre : 'Vous donc qui la vantez , daignez du moins l’entendre. . •

Et voüs qui du saint joug connaissez tout le prix y

C’est encore pour vous que ces vers sont écrits.

Celui que la grandeur remplit de son ivresse

Relit avec plaisir ses titres de noblesse :

'.Ainsi le vrai chrétien recueille avec ardeur

Digili.sed by Goc^Ie

Le& preoyes de sa fcH , titres de sa grandeur :

Doux trésor qui , d’une, âme à ses biens attentive ,

Rend l’amour plus ardent; l’espexance plus vive.

Ët qui de nous , hélas ! n’a jamais chancelé ?

Le prophète lui-même est souvent ébranlé.

, Il n’est point ici-bas de lumière saris ombres ; •

‘Dieu ne s’y montre à nous que sous dés voiles sombres."

.La colonne qui luit dans fe désert affreu;x‘ *

Tourne aussi quelquefois son côté tâaébreux. '

Puissent mes heuréux chants consoler Je Gdèle ,

Et puissent-ils aussi confondre le rebelle ! .

' L’hommage, t’en est. dû, je te l’offre , .ô grand Roi! L’objet de mes travaux les rend dignes de toi., Quand'de l’impiété poursuivant l’insolence ,

De la Religion j’embrasse la défense , a ”

Oserais-je tenter ces chemins non frayés ,

Si tu ri’étais l’appui de mes pas êlfràyés ? ' ,

Toù nom , Roi très-chrétien , fils aîné d’une mère

Qui t’inspire un respect si tendre et si sincère ,

Ton nom seul me rassure , et , mieux que tous mes vers ,

Confond les ennemis du maître que tu sers.

Et toi , de tous les cœurs la certaine 'espérance , Et du bonheur public la seconde assurance , ^

Cher Prince , en qui le Ciel fait croître chaque jour Les grâces .et l’esprit autant que notre amour ,

Dans le hardi projet de mon pénible ouvrage ,

7> prophète hti-même, etc. Sttivant ces paroles du psaume 7 2 . ; IUci autem pene moti sunt pedes , 'pene effitsi sunl gresms mei.... pacem peccatvrum 'videns.

• Daigne au moins d’un jegard animer mon coûrage } C’est ta foi que je chante ; et ceux dont tu la tiens En fureut.de tout temps les augustes soutiens. - *

Oui , c’est un Dieu caché que le Dieu qu*il faut croire j Mais , tout caché qu’d est , pour rcv^er sa gloire • Quels témoins éclatans devant moi rassemblés !• Répondez , cieux et mers ; et vous , terre , parler.

Quel bras put vous suspendre , innombrables étoiles? Nuit brûlante Vdis-nous qui t’a donné tes voile;^?

O cieux ! que de grandenr , et quelle majesté ! ^

J’y reconnais un maître à qui rien n’à coûté -, ' /

Et qui dans nos déserts a semé la lumière ' Ainsi que dans nos champs il sème la poussière. . > Toi qu’annonce l’aurore, admirable flambeau, * ' . Astre toujours le même , asttc toujours 'nouveau ,

Par quel ordre ô soleil ! viens-tu du sein de l’onde Nous rendre les rayons de ta clarté fécon(|e ? '

Tous lès jours je t’attends, tu reviens tous les jours ; Est-ce' moi qui t’appelle et qui .règle ton cours ?

j 4 stre toujours le même , etc. La. grandeur des corps cé- ‘ . lestes nous paraît incoîicevalûe. Saturne , disent nos astronomes , est ‘looo fois plus gros que la terré ; Jupiter 1 3 oo ' fois , lesoleil 1.40990P fois. Notre imagination se perd dans l’espace immense qui renferme' tous ces grands corps.' (fest une sphère infinie, dit M. Pascal , dontie cenh'e e^t partout, la circonférence nulle part. La petitesse des animaux que le microscope nous fait découvrir estégalement incentcevable ; en sorte que nous nous trouvons placés entre deux infinis , JPun en grandeur , l’autrfe en petitesse , et que notre imagi- - ■ * nation se p^d dans tèus les deux. -

'Tous les jours je t’attends , etc. Il rend et retire sa lumière , insens ildement , jiaree nue s’il nous la rendait tout à coiip -,

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