‹ La religion poèmeChapitre 52 sur 69 · MATHAN, NABAL · texte numérisé non relu

MATHAN, NABAL

• WABAL.'

Leurs enfans ont déjà leur audace hautaine. *

Mais que Teut Athalie en cétte occasion?

D’où naît dans ses c'onsçils cette confosion?

Par l’insolent ioad ce matin offensée ,

Et d’un enfant fatal en songe menacée ‘

Elle Allait immolèr Joad à son courroux Et dans ce temple enfin placer Baal* et vous.- ''

Vous m’en aviex déjà confié votre joie ,

Et j’espérais ma part d’une si riche proie. '

Qui fait changer ainsi ses voeux irrésolus? , '

-, MATHAN. . ■ ' • ‘ -

Ami , depuis deux jours je ne la conhais plus.

Ce n’est plus cette reine éclairée , intrépide , ‘

Elevée au-dessus de son sexe timide , ■ • •

Qui d’abord accablait scs c'nnçùnis surpris Et d’un instant perdu connaissait tout le'prix. *

La peur d’un vain remords trouble cette grande âme.

Elle flotte , elle hésite ; en un mot , elle est femme. J’avais tantôt rempli d’amertume et de' fiel Son coeur déjà saisi des menaces du Ciél. '

Elle-même à mes soins confiant sa vengeance y M’avait dit d’assembler sa garde eù diligmce.

■i3/^ , AT'HAÏjIE j .

Mai.s soit (jue cet enfaiit devant elle amené,

De ses parées ’, dit- on , rebut' infortuné',

Eût d'vn songe effrayant diminué l’alariue ,

$^éit qu’elle eût même tn lui Vu je ne. sais quel charme , . J’ai trouvé son courroux chancelant , incertain ,

‘ Et déjà remettant sa vengeance à demain.'

Tous ses projets semblaient J’un l’autre se détruire.

Du sort de- cet enfaéit je me sijis fait instruire ,

Ai-je dita OuTcommepee à vanter ses. aveux.

Joad de temps en temps le montfe aux.factieux,

' Le fait attendre aux'JuiPs comme pn autre ' Moïse , Et, d’oracles menteurs s’appuie et s’autorise.

Ces mots ont fait monttJf la rougeur sur son frontv Jamais mensonge heureux n’eut un. effet si prompt.

* EsSçe à moi'dé languir dans cette incertitude? . Sortons , a-t-elle dit , sortons d’inquiétude'^. VouSr-n^me à Josahetlr prononcez cet arrêt : , - Les feux vont s’allumer et fe fer est 'tout prêt.

'Çlien ne peut de leur temple- empêcher le ravage,

Si je ii’ai de leur foi œt enfant pour otage. '

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