MATHAN, NABAL
• WABAL.'
Leurs enfans ont déjà leur audace hautaine. *
Mais que Teut Athalie en cétte occasion?
D’où naît dans ses c'onsçils cette confosion?
Par l’insolent ioad ce matin offensée ,
Et d’un enfant fatal en songe menacée ‘
Elle Allait immolèr Joad à son courroux Et dans ce temple enfin placer Baal* et vous.- ''
Vous m’en aviex déjà confié votre joie ,
Et j’espérais ma part d’une si riche proie. '
Qui fait changer ainsi ses voeux irrésolus? , '
-, MATHAN. . ■ ' • ‘ -
Ami , depuis deux jours je ne la conhais plus.
Ce n’est plus cette reine éclairée , intrépide , ‘
Elevée au-dessus de son sexe timide , ■ • •
Qui d’abord accablait scs c'nnçùnis surpris Et d’un instant perdu connaissait tout le'prix. *
La peur d’un vain remords trouble cette grande âme.
Elle flotte , elle hésite ; en un mot , elle est femme. J’avais tantôt rempli d’amertume et de' fiel Son coeur déjà saisi des menaces du Ciél. '
Elle-même à mes soins confiant sa vengeance y M’avait dit d’assembler sa garde eù diligmce.
■i3/^ , AT'HAÏjIE j .
Mai.s soit (jue cet enfaiit devant elle amené,
De ses parées ’, dit- on , rebut' infortuné',
Eût d'vn songe effrayant diminué l’alariue ,
$^éit qu’elle eût même tn lui Vu je ne. sais quel charme , . J’ai trouvé son courroux chancelant , incertain ,
‘ Et déjà remettant sa vengeance à demain.'
Tous ses projets semblaient J’un l’autre se détruire.
Du sort de- cet enfaéit je me sijis fait instruire ,
Ai-je dita OuTcommepee à vanter ses. aveux.
Joad de temps en temps le montfe aux.factieux,
' Le fait attendre aux'JuiPs comme pn autre ' Moïse , Et, d’oracles menteurs s’appuie et s’autorise.
Ces mots ont fait monttJf la rougeur sur son frontv Jamais mensonge heureux n’eut un. effet si prompt.
* EsSçe à moi'dé languir dans cette incertitude? . Sortons , a-t-elle dit , sortons d’inquiétude'^. VouSr-n^me à Josahetlr prononcez cet arrêt : , - Les feux vont s’allumer et fe fer est 'tout prêt.
'Çlien ne peut de leur temple- empêcher le ravage,
Si je ii’ai de leur foi œt enfant pour otage. '