‹ La religion poèmeChapitre 55 sur 69 · SCÈNE Vh · texte numérisé non relu

SCÈNE Vh

JOAd/jOSAÈETH. , . '

JOSABETH. ' , •

L’Ôrage se déclare.

Athalie en fureur demande Eliacin. ’

de sa nmssanue' et de votre dessein ' " ^

On commence , Seigneur , à peycer lè mystère. ' * Peu s*en faut que Mathan ne m'ait noinmé^on père.

JOAD

Au perfide Alathancmi l’aurai^ révélé^ ' . • '

Votre trouble à Matnan n’a-t-il point trdjp parlé ? ‘

JOSABETH

J'ai fsrit ce que j’ai pu pour m’en rendre maltresse ;• Cépendant croyez^môi , Seigneur , le péril pressé. Réservons cet enfant pour uù temps plus heureux..

Tandis que lés méchans délibèrent entre eqx.'

Avant qu’on l’environne , avant qu’on nqüs l’ârrache ,

Une seconde fois souffrez, que je le cache. ' ’

Les porte#, les chethins lui sont eùcor'e ouverts.

Faut-il le transporter aùx plus afireux déserts ? ^

Je suis prête. Je saisi une secrète issue

Par où , sans qu’on le voie et sans être aperçne ,

De Gédron avec lui traversant le tôrrent,

J’irai dans le désert » où jadis en pleurant , , .

Et cherchant comme nous son sahit dans la fuite,

David d’un fib rebelle évita la poursuite. - ■ ‘ ‘ <

Digilized by GocJgle

^ ATIIALIE,.-

'Je cTitindrai moins pour. lui k;s liops ët ^ès ourSi • . Mais pourçpoi de Jéhu refuser le s^écours .?

'Je ^ous ouvre peu||-être un avis ^alutaire :

. Faisons de ce trésor Jéhu dépositaire ;

On peut dans ses états le eoi^uire aujourd’hui , Et le chemin çst court qui mène jusqu’à lui.*

Jéhu n’a .point un)cœur farouche, inexorable,

De David à ses yeux le nom est fuynçâhle-.

Hélas ! est-il un roi si dur et si cruel ,

A moins qu’if n’eût pour mère une autre" Jézabel, Qui d’un tel suppliant ne plaignit l’infortune*

8a cause n tous' les rois*u’est-elle pa& commune

’ .. JOAD

Quels' timides conseils m’osez-vous suggérer?

En ^appui de Jéhu pourriez-vous espérerf?

JOSAbETH.

Dieu défend-il tout soin' et toute prévoyance ?

Ne l’ofTense-t-on point pair trop de confiance?

A ses desseins sacrés employant les humains , N’a-t-il pas de Jéhii lui-mêmê arnié les mains ?

. ' . ' ^ , lOAD.

Jéhu qu’avait choisi sa sagesçe profonde , *

Jéhu , sur qui je vois que votre espoir sé fonde f D’un oubli trop ingrat à payé ses bienfaits.

Jéhü laisse d’Achab l’affreuse fillé, en paix ,

Suit des rois d’Israël les profanes exepiples,

Du vil dieu de l’Egypte a conservé les temples. Jéhu sur les hauts lieux , enfin , osant offrir • Dn J^éméraire pneens que Dieu. ne peut souffrir,

Î^GÉDm. .143

N|a ÿ pour sqrrir sa «aüjse.^v6Bfer ïes iftjurès) •

Ni le COBUT assez ^ruit , ni lek «lAaiiis ttssét pures. - Non , non J c’esi à Dieu seul^u’il nous* faut altacEcr : Montrons Eliac^n ; et loin de le cacher j, • '

Que du batidéan 'rt^al ia iiêtè- soit ôme'ç.'

Je yeüx inémé atariCei* Pheure dëtcrniinée , ^ ’

Avant ^e de Mathunle «ompletsoit form^.'

.■-'-Scène vil ..

JOAD , JO^SABÈTH, AZAKÎ AS,

" Sifiitidu ChoBur et d&plusieurs^Léuites, . *

' - - JOi^. , ' ' :

HÉ bien ! Azarias , le temple est-il fermé ? * f‘ '

AZARIÀS.. . ' ' ,

J’en ai fait devant moi fermer toutes ies^poitjis.

J ' - ■ • JOAD

N’y reste-l-îl que vous et vos saintes cohortes? \ '

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