‹ La religion poèmeChapitre 56 sur 69 · I.' AZABUS · texte numérisé non relu

I.' AZABUS

De ses parvis secrets j’ai fait deüx/ois. Je tour.

Tout a fui. Tous sé sont sépares sans retour ;

Misérable troupeau qu’a dispersé la crainte ; * ''

Et Dieu ^'est plus servi que dans la trilm sainte.

Depuis qü*â Pharaon ce peujde' est échappé ^

Une égc^le teneur ne l’avait point frappé» • ‘

JOAD

PciiJ>le lâche I en effet, et né pour l’esclavage, ^

i44 ‘ AtHALlE, '

HartH contre Dien seul f^oursuiToos notre o^rvrage. ^ -

Mais /q^i retient eticor c* ‘ienfâns parmi nous ?

Une dés Jîltks du Choeur, ' ,

Hë ! pourmns'nous , Seigneiu-, nous wparer^ vous? Dans le temple de Dieu soinmesfuous étrangères ?

Vous «ve^^près de vous .nos pères et nos frères,.

' Une autre. "

Hélas i si pour venger l’opprobre d’Israël

Nos mains ne peuvent pas, comme autrefois (i) Jahel,

* Des ennemis de Dieu^ercer là tête impie ,

Nous lui pouvons du n^ms immoler nôtre Viê.

Quand vo^ bras combattront pour son temple attaqué,

Par nos larmes du moiq^ il peut être invoqué.

JOAD

Vllilà donc qùels vengeurs. s’arment pour ta querelle ,

Des Prêtres , deS^ eqfans , ô Sagesse étemelle !

Mais si tu les soutiens ,,qui peut les ébranler?

Du tombeau , ^and tu veux , tu sâis nous rappeler.

Tu frappes et guéris , tu perdret Ressuscites. ^

'. Us ne 's’assurent point en leurs propres mérites,

, Mais en«ton nom sur eux invoqué tant de fois ,

‘ En tes sermens jurés au plus saint de léurs^is, '

En ce temple oà, tu fais; ta demeure sacrée.

Et qui doit du soleil égaler là durée.

Mais d’oîi vient que mon coeur frémit d’un Saint elTroi ?

' Est^ce l’Esprit divin qui s’empare de moi ?“ ■

Ç’est lui-même. Il m’échauffe. H parie. Mes yeux s’ouvrent , , ’ ‘ ‘

/(.t) Juges , chap. 4 . . •

TRA6B<DIE#k • ia5

Et les siècles obscurs devaat moi se "découvrent. Le'vites , dç vos sons prètez-moi les accords,

Et de ses mouvemens secondez les transports.

Le Chœur chante au son de toute la symphonie des .

4 instrumens.

Que du Seigneur la voix se fasse entendre,

Et qu’à nos cœurs Son oracle divin Soit ce qu’à l’herbe tendre Est au printemps la fraîcheur du matin.

' JOAD. *

Gieux, écoutez ma voix, terre , prêt): l’oreille.

Ne dis plus , ô Jacob ! que ton Seigneur sommeille. Pécheurs , disparaissez , le Seigneur se réveille.

Ici commence la symphonie , et Joad aussitôt reprend

la parole»

Comment , en un plomb vil (i) l’or pur s’est-il change? Quel est dans le lieu saint ce Pontife égorgé (à)? Pleure , Jérusalem , pleure , cité perfide ,

Des Prophètes divins malheureuse homicide. '

De son amour pour toi ton Dieu s’est dépouillé.

Ton encens à ses yeux est un encens’ souillé. '

Où menez-vous ces enfans et ces femmes (3) ?

Le Seigneur a détruit la reine des cités.

Ses Prêtres sont captifs, ses rois sont rejetés.’

Dieu ne veut plus qu’on vienne à ses solennités.

' Temple, renverse-toi, cèdres , jetez des flammes >

(i)Joas.

(a) Zacharie.

^3) Captivité de Babylonci

1^0 'ATtïAIitÉ ,

Jérusalem , ol>jèt dé ma' douleur ,

Quelle mâîii en uii jout t’a ravi toys tes charmesV Qui changera mes yfetîx en deux sources ‘de lànnc S

, Pour pleurer ton malheur?

stacharie;

O saint temple J ■ .*

' JOSABEÏH. , . '

O David !

■ LE tiiœuR.

Dieu de Sion, rappelle, Rappelle en sa faveur tes antiques bonte's.

La symphonie recommence encore et Joad un momèht après l'interrompt.

• • ■ ' JOAD

Quelle Jérusalem (i) nouvelle Sort du fond 'du dé'sfert brillante de clartés Et porte sur le frbnt une marque immortelle ?

Peuples de la terre , chantex.

Jérusalem reualt.plus^charrhante et plus belle.

D’où lui viennent de tous côtés Ces enfans (û) qu’en son sein elle n’a point portés ? Lève j Jérusalem , lève ta tète altière.

Regarde tous ces rois de fa gloire élorinés.

Les rois des nations , devant toi prosternés ,

\ De tes pieds baisent la poussière.

Les peuples à l’envî marchent à ta lumière.

Heureux qui pour Sion d’une sainte ferveur

- (i) L’Eglise.

(a) Les gentils:

TRAGEDIE

Sentira. son àme embrasée!

deux, répandez votre rosée , Et<jue'la teire enfante son Sauvéftri'

JOSABETH

Hélas ! d’où nous viendra «ette insigne fttveur ,

Si les rois de qui doit .descendre ce Sauveur?. . .

• JOAD

Préparez , JosabcÜi , le ricbe diadème

Que sur son front sacré, David porta lui-mêm c .

. • . . » fc ' * *

( Aux Lévitei. )

Et vous, pour vous armer > suivez-irioi dans oes lieux Où se garde cacbé , loin des profanes yeqx ,

Ce formidable^amas de.lances et d’épées.’

Qui du sang philistin jadis furent trenjpées . j ,

Et que David vainqueur , d’ans et d’honneur chargé , Fit consacrer au Dieu qui l’avait protégé.

Peut-on les employer pour un plus noble usage?

Venez , je veux moi-méine en faire le partage.

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