I.' AZABUS
De ses parvis secrets j’ai fait deüx/ois. Je tour.
Tout a fui. Tous sé sont sépares sans retour ;
Misérable troupeau qu’a dispersé la crainte ; * ''
Et Dieu ^'est plus servi que dans la trilm sainte.
Depuis qü*â Pharaon ce peujde' est échappé ^
Une égc^le teneur ne l’avait point frappé» • ‘
JOAD
PciiJ>le lâche I en effet, et né pour l’esclavage, ^
i44 ‘ AtHALlE, '
HartH contre Dien seul f^oursuiToos notre o^rvrage. ^ -
Mais /q^i retient eticor c* ‘ienfâns parmi nous ?
Une dés Jîltks du Choeur, ' ,
Hë ! pourmns'nous , Seigneiu-, nous wparer^ vous? Dans le temple de Dieu soinmesfuous étrangères ?
Vous «ve^^près de vous .nos pères et nos frères,.
' Une autre. "
Hélas i si pour venger l’opprobre d’Israël
Nos mains ne peuvent pas, comme autrefois (i) Jahel,
* Des ennemis de Dieu^ercer là tête impie ,
Nous lui pouvons du n^ms immoler nôtre Viê.
Quand vo^ bras combattront pour son temple attaqué,
Par nos larmes du moiq^ il peut être invoqué.
JOAD
Vllilà donc qùels vengeurs. s’arment pour ta querelle ,
Des Prêtres , deS^ eqfans , ô Sagesse étemelle !
Mais si tu les soutiens ,,qui peut les ébranler?
Du tombeau , ^and tu veux , tu sâis nous rappeler.
Tu frappes et guéris , tu perdret Ressuscites. ^
'. Us ne 's’assurent point en leurs propres mérites,
, Mais en«ton nom sur eux invoqué tant de fois ,
‘ En tes sermens jurés au plus saint de léurs^is, '
En ce temple oà, tu fais; ta demeure sacrée.
Et qui doit du soleil égaler là durée.
Mais d’oîi vient que mon coeur frémit d’un Saint elTroi ?
' Est^ce l’Esprit divin qui s’empare de moi ?“ ■
Ç’est lui-même. Il m’échauffe. H parie. Mes yeux s’ouvrent , , ’ ‘ ‘
/(.t) Juges , chap. 4 . . •
TRA6B<DIE#k • ia5
Et les siècles obscurs devaat moi se "découvrent. Le'vites , dç vos sons prètez-moi les accords,
Et de ses mouvemens secondez les transports.
Le Chœur chante au son de toute la symphonie des .
4 instrumens.
Que du Seigneur la voix se fasse entendre,
Et qu’à nos cœurs Son oracle divin Soit ce qu’à l’herbe tendre Est au printemps la fraîcheur du matin.
' JOAD. *
Gieux, écoutez ma voix, terre , prêt): l’oreille.
Ne dis plus , ô Jacob ! que ton Seigneur sommeille. Pécheurs , disparaissez , le Seigneur se réveille.
Ici commence la symphonie , et Joad aussitôt reprend
la parole»
Comment , en un plomb vil (i) l’or pur s’est-il change? Quel est dans le lieu saint ce Pontife égorgé (à)? Pleure , Jérusalem , pleure , cité perfide ,
Des Prophètes divins malheureuse homicide. '
De son amour pour toi ton Dieu s’est dépouillé.
Ton encens à ses yeux est un encens’ souillé. '
Où menez-vous ces enfans et ces femmes (3) ?
Le Seigneur a détruit la reine des cités.
Ses Prêtres sont captifs, ses rois sont rejetés.’
Dieu ne veut plus qu’on vienne à ses solennités.
' Temple, renverse-toi, cèdres , jetez des flammes >
(i)Joas.
(a) Zacharie.
^3) Captivité de Babylonci
1^0 'ATtïAIitÉ ,
Jérusalem , ol>jèt dé ma' douleur ,
Quelle mâîii en uii jout t’a ravi toys tes charmesV Qui changera mes yfetîx en deux sources ‘de lànnc S
, Pour pleurer ton malheur?
stacharie;
O saint temple J ■ .*
' JOSABEÏH. , . '
O David !
■ LE tiiœuR.
Dieu de Sion, rappelle, Rappelle en sa faveur tes antiques bonte's.
La symphonie recommence encore et Joad un momèht après l'interrompt.
• • ■ ' JOAD
Quelle Jérusalem (i) nouvelle Sort du fond 'du dé'sfert brillante de clartés Et porte sur le frbnt une marque immortelle ?
Peuples de la terre , chantex.
Jérusalem reualt.plus^charrhante et plus belle.
D’où lui viennent de tous côtés Ces enfans (û) qu’en son sein elle n’a point portés ? Lève j Jérusalem , lève ta tète altière.
Regarde tous ces rois de fa gloire élorinés.
Les rois des nations , devant toi prosternés ,
\ De tes pieds baisent la poussière.
Les peuples à l’envî marchent à ta lumière.
Heureux qui pour Sion d’une sainte ferveur
- (i) L’Eglise.
(a) Les gentils:
TRAGEDIE
Sentira. son àme embrasée!
deux, répandez votre rosée , Et<jue'la teire enfante son Sauvéftri'
JOSABETH
Hélas ! d’où nous viendra «ette insigne fttveur ,
Si les rois de qui doit .descendre ce Sauveur?. . .
• JOAD
Préparez , JosabcÜi , le ricbe diadème
Que sur son front sacré, David porta lui-mêm c .
. • . . » fc ' * *
( Aux Lévitei. )
Et vous, pour vous armer > suivez-irioi dans oes lieux Où se garde cacbé , loin des profanes yeqx ,
Ce formidable^amas de.lances et d’épées.’
Qui du sang philistin jadis furent trenjpées . j ,
Et que David vainqueur , d’ans et d’honneur chargé , Fit consacrer au Dieu qui l’avait protégé.
Peut-on les employer pour un plus noble usage?
Venez , je veux moi-méine en faire le partage.