‹ La religion poèmeChapitre 57 sur 69 · SCÈNE Vin · texte numérisé non relu

SCÈNE Vin

SALOMITfl, LE CHŒUR.

salomithI

Que de craintes , mies sûeurs , que de troubles mortels! Dieu tout-puissant,' sont-ée là les prémices.

Les parfuma et les sacrifices Qu’on devait en ce jour ofirk sqt tes antels ?

l/fi ' ATHAUE,

Une dès Jilles du Chœur *

spectacle à i^s yeux timides )§

. Qui l’eût cm qu’on dût voir jamais Les glaives meurtriers , lés lances homicides X Briller dans la maison de paix ?

' Une autre, ■

D’où vient que pour sgh Dieu pleine d’indiflference Jérasalem se tait en cç pressant dax^er? ,

t)’où vient , mes sœurs que pour nôus protéger Le brave Abner au moins ne rompt pas le silence ?

SALOMITH.

Hélas r dans une cour où l’on n’a d’autres lois Que la force et là violence ,

Où les honnëuTS et les, emplois Sont le prix d’une aveugle et basse obéissance , Ma sœur , pour la triste innocence Qui youdrait élever sa voix ?

Une autre,

, Dans ce péril , dans ce 'désordre extrême | Pour qui prépare-t-on le sacré diadème ?

âALOMITH.

Le Seigneur a daigné parler : '

Mais ce qu’à son prophète il vient de révéler , Qui pourra nous le faite entendre ?

. S’amie-t-il pour nous défendre ?

SWme-t-il pour nous accabler?

*• . ^ Chœur chante, '

O promesse ! ô medace ! 6 ténébreux mystère^ '

Digilized by Cooglc

’ TEAGÉDIE. 149

Que de maux , que de biens sont prédits tour à tour!

. Gomment peut-on avec tant de colère

Accorder tant d^unour!.: '

Une autre

Sion ne sera plus. Une flamme cruelle '

Détruira tous ses omeme'ns.

Une autre voix. . .

Dieu protège Sion. Êlle a pour fondemens - Sa parole étemelle. . -

JjU première.

Je vois tout son éclat disparaître â mes yeux.

La seconde.

Je yois de toutes parts sa clarté répandue.

La première.

Dans un gouffre profond Sion est descendue.

La seconde.

Sioi\ a son front dans les cieux. , *

La première.

Quel triste abaissement!

La seconde. . ’

' - . * Quelle inmortelle gloire ! ,

' La première. ' ^

Que de cris de douleur !

La seconde.

Que de chants do victoire ! Une 4roisiènm. . • .

Cessons de nous troubler. Notre Dieu, quelque. jour), Dévoilera ce grand mystère.

i5o ATHAHË ;

êu 4

Toutes les trois,

► *'■ RévéroDâ sâ .colère ;

i ïlspe'roas en. ^on amour.

^ ” Une mitre, '

D’im cœur qui t’aime ,

Mon Dieu , ^i peut troubler la paix?

Il cherche eh tout ta volonté suprême Et ne se chèrche' jamais.'

Sur la terre , dmis le ciel même , Est-il d'autre bonheur que la tranquille paix P*un cœur qui t’aime ?

. Fin du troisième acte.

Page 1