‹ La religion poèmeChapitre 59 sur 69 · JOAD^ JOAS · texte numérisé non relu

JOAD^ JOAS

JOAS cowrànt dauà les bras du Grand-Prétre,

Mon père î . '

JOAD

He bien . mou fils ?

JOAS

■ ' ■ * Qu’ést-ce'donc qu’on prépare ?

JOAD

n est juste,' mon fils, que je vous le'déclare. n faut que vous, soyez instruit, même avant tous. Des grands desseins de Dieu sur son peuple et sur vous. Armez-vous d’un courage et d’une foi nouvelle.

Il est temps de montrer cette ardeur et ce zèle Qu’au fond de votre cœur mes soins Ont cultivés,' Et de payer à Dieu ~ce que vous lui devez.

Sentez-vous cette jaoble et généreuse envie ?

JOAS

Je me sens. prêt > s’il veut , d,e lui donner ma vie. «

On vous a la spuvent l’iiistoire de nos rois. * Vous souvient-îl , mou fils , (Quelles étroites Ipis Doit s*imposer un roi digne du diadème?

JOAS

Un roi sage , ainsi Dieu Ta prononcé (i) lui-méme, Sur la richesse et Vor ne met point son appui , Craint le Seigneur son Dieu , sans cesse a devant lui Ses préceptes , ses lois, ses jugemens sévères,

Et d’injüstes fardeaux n’accable point ses -frères.

JOAD

Mais sur l’un de ces. rois S’il fallait vous, régler, . A qui choisiriez-vous , mon fils , de ressembler?

' JOAS.*- ' ‘

David pour le Seigneür plein' d’uU amour fidèle Mc parait des' grands roi^ le plus parfait modèle.

Ainsi dans leurs excès vous n’imiteriez pas ' , • L’infidèle Joram , l’impie Ochozias ?

O mon père !

JOAS

JOA». '

‘Achevez , dites , .que vous en semble ?

■JOAS

Puisse périr comme eux quiconque leur ressemble !

( Joâd se prosternant à ses pieds. )'

Mon père, en quel état vous vois-je devant moi? (t) Deul. chap. 17. ' -, •

i54 ATHALK,

JOlD.

Je vo^ rends le respect que je dois à mon roi. De votre aïepl David y Joas , rend^-VQus digne» .

JOAS. -

Joas ? Moi ?

JOAD

. Vous saurez par quelle grâce insigne D’une mère en fureur Dieu trompant le dessein , Quand déjà son poignard était dans votre sein, Vous choisit , ‘vou^ sauva du milieu du carnage. Vous n’etes pas encore échappé de sa rage.

Avec la même, ardeur qu’élle voulut jadis

Perdre en 'vous dernier des enfans de son fils ,

'A vous faire périr sa cruauté s’attache

Et vous poursuit encor sous- le nom qui vous cache.

Mais sous vos étendards j’ai déjà su ranger

Un peuple objéissant et prompt à vouS venger.

Entrez , généreux chefs des familles sacrées ,

Du ministère saint <tour à tour honorées.

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