‹ La religion primitive des Indo-EuropéensChapitre 13 sur 50 · XXX · texte numérisé non relu

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(3) Gathas, XXXII, § 15.

(4) Yendidad, I, ii, p. 14, 8

(5) RiG, i, 495

iif) LA RELÏGÏON PRIMITIVE

chez les Ariens. Plus tard, par suite de la différence de génie des diverses tribus, le premier de ces éléments a dominé ctez les unes et a enfaûté le védisme ; rélément spiritualiste, chez les autres, a produit le mazdéisme. Les Dévas et 1^ Amscbasp^ndséiAanent d'une seule et même notion présentée sous deux aspects différents. Énonçons encore quelques-uns des nombreux rapporta qui se retrouveYit etitre ces deux classes de divitîîtfe.

« Les Atnsehaspands, ces rois justes et géiaéreux, nous délivrent de touà les Daévas et des maux qu*ils produisent, de l'armée ennemie (1). » De même, « les Adityas nous délivrent é€s Rakchàsàs, ils ël6igi»ent la maladie» reimemi, le méchant, et nous affranchissent du înal (2). »

Les Aftischaspa^s viennent à la prière d^s mortels, pour le salut des fidèles, et les défendent contre le mal (3). Les Adityas, eux aussi, sont appelés sauveurs^ ils délivrent le péd^eurde son péché, ce sont des protecteurs invincibles, qui se plaisent à nous conduire au bonheur ; disposés par Thymne et la prière en h^mt des mortels, ils déracinent la haine, le mal, le péché (4).

Divers savants i>nt eru voir datis les génies supérieurs des Perses, eotnme dans les Adityas, des persoimifications de la lumière céleste (o). Ce ^tti est («rtain, «'est que ces génies, étant toujours peçtfeentés sous ïifie forme tamifteuse, peuvent^ sous certains rapports, être rapprochés des personnifications solaires, comme Aheura lui-même Tesit d^ soleil; mais leurs noms et leurs principaux attributs établissent clairement leur origtûe naeraie et nullement naturaliste. Il n'en est pas de même de quelques autres divinités qui jouent un rôle important dans la religion de la Perse. Ainsi le caractère solaire de Mitbra,

(1) Vendidad, II, 162.

(2) RiG, III, 262, 263.

(3) Gâthâs, XXVIII, § 4.

(4) RiG, m, 262, 263, 389.

(5) Langlois, Rig, ii, 247, noie.

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selon ia remarque de H. Burnouf, se reconnait, entre autres signes, à sa vertu fertilisant les terres incultes et multipliant les troupeaux de bœufs, ainsi qu'à ses dix mille yeux ; mais il y a lieu de croire que Mithra ne figure pas parmi les antiques divinités énoncées par les Gàthâs (1).

Au-dessous des Amschaspands apparaissent dans le culte de Zoroastre les Izeds et les Férouers. Le nom d'ized est un titre générique donné à tous les génies « dignes du sacrifice, » à Ahoura, aux Amschaspands eux-mêmes ; pris dans cette acception, il a une signification analogue à celle de Déva chez les Indiens. Dans un sens plus restreint et plus spécial, Ized désigne une classe de génies distincts des Amschaspands et inférieurs à ces génies célestes du second ordre. Les Férouers sont les dieux mânes, les Pitris du Yéda.

Parmi les Izeds de la Perse, un grand nombre se retrouvent dans les Védas sous le même nom et avec des attributs analogues. Tels sont Mithra ou Mitra^ Hôma ou Soma, Yama ou Tima, Traitma ou trita^ Taschter ou Twachtri. Leur analogie établit, à n'en pas douter, l'identité primitive des deux cultes.

Ahoura et les Amschaspands sont les dieux célestes par excellence de la religion iranienne; parmi les Izeds, nous trouverons les dieux terrestres et les dieux intermédiaires entre le soleil et la terre, entre le monde des corps et celui des esprits.

(l) iîORXouF, Yaçnay p. 209.

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