‹ La religion primitive des Indo-EuropéensChapitre 18 sur 50 · III. — Les objets terrestres · texte numérisé non relu

III. — Les objets terrestres

Les diverses formes que peut présenter la terre, ses diverses productions étaient également pour les Ariens des objets d'adoration, a J'invoque, je célèbre, dit le Yaçna, et ces lieux, et » ces pays, et les parcs de bestiaux, et les maisons, et les lieux » où se gardent les grains et les eaux, et les terres, et les ar- » bres, et cette terre, et ce ciel, etc. (3). »

« Qu'Indra, Yarouna, Mitra, Agni, les eaux, les plantes, les n arbres nous favorisent, s'écrie de son côté le chantre védi- » que. Nous appelons à notre secours, au milieu du sacrifîce, » les vingt et un mille rivières saerées, les grandes ondes, les » arbres, les montagnes... (4). »

Les montagnes étaient particulièrement vénérées par ces peuples, elles sont l'objet de fréquentes invocations dans les Yédas, qui les divisent en trois espèces correspondant aux trois mondes et aux trois ordres de divinités : montagnes célestes^ montagnes terrestres et montagnes aériennes. « In-

^ (1 Vendidad, p! 386, n» 2 et p. 301. — Ieschtz Sadès, xx, 97, 78.

(2) Boundehesch, p. 344, n« l .

(3) Yaçna, § xxxvii.

(4) RiG, !I1, p, 113.

dra, ce Dieu dément et fort, siège sur une montagne céleste^ » disent les Védas (4).

D'après le systènae cosmologique des Perses , exposé dans le Boundehésch, toutes les montagnes qui couvrent la surface de la terre se rattachent au Bordî, dont nous avons perlé précédemment.

La montagne Hmckiaschter joue aussi un rôle considérable dans la mytiiologie mazdéenne. « J'invoque, je célèbre, dit le Yaçna, la montagne dépositaire de l'Intelligence, donnée de Mazda, et toutes les montagnes brillantes de pureté, parfaite* ment brillantes, données de Mazda. » « Pour la promulgation de la parole sainte, dit l'iescht d'Ormuzd, nous adorons cette montagne qui garde, qui conserve Tintelligence nuit et jour, en faveur de ceux^ui apportent les offrandes du sacrifice (S).»

Les habitants de TÂrie, ainsi que le remarque M. E. Burnouf , avaient donc aussi leur montagne de la loi, qui s'est appelée déposituire de l'intelligence, et qui a élé fréquemment invoquée comme telle dans les chants sacrés. C'est du haut de cette montagne qu'avait été promulguée la parole d'Ormuzd. La vénération des Perses pour les lieux élevés est indi<ïaée fréquemment dans TAvesta, par exemple) dans les passages relatifs à ^êma et dans ceux oii il est parlé de la caverne dans laquelle s'élmt retiré Zo-roastre (3) .

(DRiG, 11, p-iSO.

('2; Zemd-Avesta, II, p. 151.

(3) E, BuRNOUF, Yaçna,

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