‹ La religion primitive des Indo-EuropéensChapitre 45 sur 50 · DEUXIÈME RECUEIL · texte numérisé non relu

DEUXIÈME RECUEIL

Gàlhà uçtavaiti.

tYaçna, chapitres 43-47),

Louange à vous, chants vérïdiquesl 1 . Salut à chacun, salut à tous ceux auxquels le Sage vivant, le Tout-Puissant (sponte-regnans) daigne donner les deux forces étemelles. Je t'invoque pour conserver la vérité. Âccorde-Ie-moi Armaïti : donne-moi les richesses, les vérités, la possession du bon esprit !

, 2. Toi, le meilleur de tous, je t'adorerai comme la source de la lumière pour ce monde; puisse chacun te choisir, esprit très* saint Mazda ! comme la source de la lumière. Tu nous donnes maintenant toutes les vérités par la sagesse du bon esprit, et tu BOUS promets par là une longue existence.

3. Celui-là (Çraosha) peut atteindre au bien suprôm^«qui peul nous apprendre à tous deux (1) les droits sentiers de la vie terrestre et de la vie spirituelle, qui conduisent aux créations réelles; c'est dans ces sentiers qu'il habite, le vivant, le fidèle^ ton image, le noble, le saint, ô Sagel*

4. Je veux penser à toi comme au fort, au isaint, à Sage ! Car

(i) Tous deux; Zoreastre et Viçtasp» on quelque autre des compagnons du |)POphète.

de la main avec laquelle tu nous prodigues les secours, tuas donné ces vérités au véridique comme au menteur, par la chaleur de ton feu gui procure de la force à la réalité. C'est par là que je participe à la force du bon esprit.

5. C'est ainsi que je pensais à toi comme an saint, ô Sage vivant! C'est toi que j'ai regardé comme le principe de la création tesrestre, parce que tu établis, ô Rémunérateur ! lès saints usages et que tu as promulgué la parole sainte ; tu donnes au méchant le mal, à Thomme de bien la bonne vérité. C'est à toi que je penserai, ô Majestueux ! au terme extrême de la création (1).

6. Dans quelque partie (de la vie) que je te contemple, ô Sage vivant ! tu y viens avec la possession et le bon esprit» par les actions duquel les campagies sont constamment protégées. A ceux-ci (à tes adorateurs) Armaïti révèle les lois de ton intelligence que personne ne saurait tromper.

7. C'est ainsi que je pensais à toi, comme an Saint, ô Sage vivant} c'est pour cela qu'il (Çraosha) vint à moi avec le bon es- . prit et me demanéai : qui es-tu? de qui es- tu (le fils)? Comment pensefr-ta aujourd'hui accroître la prospérité des campagnes et des corps?

8. Je lui répondis en ces termes : d'abord je suis Zaraihustrs; ensuite je veux déclarer inimitié au menteur et être pour le véridique un puissant auxiliaire. Aussi longtemps, 6 Sage! que je té louerai et te glorifierai, je veux réveiller quiconque est désireux de la possession.

9. C'est ainsi que je pensais à toi, comme au saint, ô Sagp l aussi estril^(Crasoha) venu vers moi avec un bon esprit (et jielui demandai) : à qui veux-tu que je communique l'accroissement (de la vie terrestre) ? Je veux au milieu de ceux qui honorent ton feu par leurs louanges me souvenir toujours de la vérité, aussi longtemps que je le pourrai.

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