‹ La religion primitive des Indo-EuropéensChapitre 47 sur 50 · QUATRIÈME RECUEIL · texte numérisé non relu

QUATRIÈME RECUEIL

Gàthà vohukhshathra.

(Yaçna, ehap. 51-52).

1. Toute adoration, ô Vrai! se résume en actions par lesquelles on peut acquérir la bonne possession^ pleine de sécurité et de bonheur de toutes parts. C'est une telle (adoration) excellente que je veux maintenant accomplhr pour notre salut.

2. Voilà ce que je vous demande, d'abord à toi, Sage ! Vivant ! Vrai ! et à toi, Armaïti ! Accorde^moi, pour fruit de ma méditation, la possession de vos biens avec le bon esprit, pour mon salut et pour mon secours !

3. Ils parviennent à votre terre ceux qui vous protègent par leurs actions, ô Vivant ! ô Vrai ! en prononçant de bouche les paroles da bon esprit, auxquelles tu as d'abord donné Tefficacité, èSage!

4. Où est le maître des trésors? Où sont les récompenses? Où sont ceux qui honorent la vérité? Où est la sainte Ârmaïti? Où est le meilleur esprit? Où sont les richesses (régna) qui doivent s'acquérir par toi, ô Sage ?

5. Toutes ces demandes sont faites par l'agriculteur, qui est fort parses actions pour posséder la terre à perpétuité, qui a le bon sprit; (voilà ce qu'il demande) avec des louanges à celui qui nous est connu comme le maître de la loi efficace pour les -créatures, comme le possesseur de h vérité;

6. Qui accorde les dons les plus précieux à celui qui sert de boulevard (au bien]? le Sage vivant avec sa puissance; mais il -accorde les pires (dons) à celui qui ne fait rien pour soi-même au dernier terme de la vie.

7. toi qui as formé la terre, les eaux et les arbres, esprit très-saint, donne-moi l'immortalité et la perfection (incolumitates) ; je chante ces deux forces étemelles avec le bon esprit.

8. C'est ainsi que je veux te dire ta louange, ô Sage! en effet •que l'on dise à celui qui sait tout (scienti) que je veux faire du mal au menteur, mais du bien à celui qni conserve la vérité. Car <3elui-là précisément conserve les paroles (carmina), qui les répète à celui qui sait.

9. Tu places le don de ton feu brillant dans les deux mor- <îeaux de bois, -ô Sage! pour fortifier les deux vies dans le cours des âges, pour nuire au menteur, pour aider le véridique.

10. Celui qui clierche à me repousser de «e lieu-ci dans u« autre, ô Sage! est un artisan de la créatio» du mensonge, savoir de ceux qui font le mal. Quant à moi, j'invoquerai la vérité avec Ja bonne création ; la vérité f appartient !

li. Quel est Tami du très-saint Zarathiistra, ô Sage! ou qui

s'entretient avec le vrai? Qui est la sainte Annaïti? ou qui est connu du bon esprit comroe un auxiliaire du grand œuvre?

12. Les descendants du partisan des prêtres des Dévas, du dévastateur de la terre, n'honorent pas par-là le très-saint Zarathustra, comme ceini par qui le monde a grandi, et vers lequel affluent les richesses de toutes les créatures vivantes^ comme de celles qui sont encore à naître.

13. Cette religion du menteur détruit la nature der(homme] honnête, dont Tâme aspire réellement à parvenir aux deux ponts du collecteur (congregatoris) et qui s'efforce par ses œuvres d'atteindre les sentiers de la parole dé vérité.

14. Il n'existe pas de paroles saintes (effata) pour les productions du champ des prophètes des idoles ; mais la terre apporte le salut dans ses œuvres et dans ses paroles à celui qui a déposé la parole de destruction dans la demeure du mensonge.

15. Zarathustra a jadis promis une récompense aux Hagava's. Le sage vivant est le premier venu dans le paradis. Vous posséder par le bon esprit et par la vérité ces deux forces avec leurs secours.

1.6. Kava-Vîstâçpa a acquis cette science avec la possession du trésor secret, savoir avec les vers composés par le bon esprit; le sage saint et vivant a inventé cette science à l'aide de la vérité. Puisse cette science nous procurer le salut !

17. Le noble Frashaostra a désiré visiter mon pays élevé, afin d'y répandre la bonne croyance. Que le seigneur, le sage vivant, daigne l'y faire parvenir. Proclamez hautement la recherche de la vérité.

18. Les sages 'Gàmàçpa's ont choisi cette croyance, eux tout brillants des dons de la fortune (rortunse lumina] et jouissant de la possession du bon esprit. Accorde-moi le même trésor, ô Sage vivant! puisque je m'attache à loi.

19. Possède-t-il aussi cela par la foi — ainsi que le lui attribuent les deux très-saints Maidjô-mâonha — celui qui crée la vie en lous sens? Le sage a proclamé les lois de l'existence, il accomplit le bien (liltér. le mieux) par ses œuvres.

20. Vous tous réunis, daignez nous accorder votre secours, la

vérité par le bon esprit et par la bonne parole, c'est en cela que consiste la piété. A vous soient louange et adoration ! Le sage dispense le bonheur.

21 . Est-ce que le Saint, le Sage vivant lui-même n'a pas créé la vérité resplendissante, la possession avec le bon esprit par les sages paroles, par les actions et par la religion d'Armaïti? Je veux adorer cette sainte {littér. bonne) vérité I

22. Le Sage vivant sait ce qu'il y a à perpétuité de meilleur pour moi dans Tadoration de ceux (des génies] qui furent et qui sont encore. Je veux les invoquer par leurs noms et m'approcher d'eux avec des chants de louanges.

Page 1