‹ La religion romaine d'Auguste aux AntoninsChapitre 116 sur 155 · EjHd., I, 16. — 2. Martial, x · texte numérisé non relu

EjHd., I, 16. — 2. Martial, x

Nuilain dixeris esse nequiorem, ^ulluIn dixeris esse aancliorem.

ÎÎ32 LES FEMMES.

j sle mesure*. Dans ces libertés qu'on leur accorda ou qu'elles prirent, beaucoup allèrent trop loin. On avait a moncé que le jour où elles seraient les égales des hommes elles voudraient les dominer'; c*est ce qui ne manqua pas d'arriver. Quand elles se sentirent maîtresses d'elles-mêmes et quelquefois des autres, elles devinrent violentes, hautaines, insupportables. Elles exerçaient l'autorité domestique avec une impitoyable dureté, rudoyant leurs maris, battant leurs esclaves. Quelques-unes, voulant pousser l'égalité jusqu'au bout, se plaisaient à envahir les métiers que les hommes s'étaient jusque-là réservés. On voyait des femmes avocats, jurisconsultes, et, ce qui est plus grave, des femmes athlètes et gladiateurs. « Elles fuyaient leur sexe 3 », dit le satirique, et pour prendre ce qu'il y a de plus désagréable dans le nôtre. Ce sont là de grands défauts sans doute ; mais, je le répète, en supposant que les contemporains ne les aient pas exagérés par l'habitude qu'ils avaient prise de juger leur temps avec les préjugés du passé, n'oublions pas qu'ils furent la condition et la conséquence d'un progrès dont l'humanité a profité. Ils rej)résentent cette portion de mal qui se mêle toujours aux meilleures choses et qui ne doit pas pourtant nous les faire méconnaître et calomnier.

Quant aux accusations plus graves dont je ii*ai encore rien dit, à ces adultères scandaleux, à ces mariages si souvent rompus par des séparations sans motif, à ces

1. Tite-Live, xxxiv, 2 : date frenos tmpotenti naturœ et indomito animali. — 2. Tile-Live, xxxiv, 3 : simul pares esse cœperinty supe riores erunt. Martial, vin, 12 :

Inferior matrona suo sit, Prisce, rnarito; Non aliter fiunt femina virque paies.

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