Lucrèce, ni, 869 : Mortalem vitam mors cum immortalis
ademit. — 2. Georg., m, 66. — 3. Georg., i, 122. — 4. Georg., i, 201. — f. Georg., i, 338. — 6. C'est ainsi qu'on a signalé une certaine opposition entre les vers où il dit que les corbeaux n'ont pas une parcelle d'intelligence divine {Georg., i, 416) et ceux où, à propos des abeilles, il proclame, conformément aux doctrines stoïciennes, que l'intelligence divine pénètre le monde entier et te communique aux bêtes oomnte aux hommes (iv, '£i\).
éprouve quelque embarras et quelque douleur à le faire. Il salue en vers admirables, avant de les quitter, ces doctrines épicuriennes dont il s'était épris à l'école de Siron, et le grand poëte qui les représentait avec tant d'éclat à Rome. « Celui-là, nous dit-il, est le plus heureux de tous qui peut mettre sous ses pieds les terreurs de l'avenir et les bruits de l'Achéron. » Mais tout le monde ne possède pas cette trempe de caractère qui rend insensible aux craintes de l'inexorable destin. A coté de ces penseurs énergiques, au-dessous d'eux, il y a place pour l'esprit timide qui marche dans les voies communes, qui connaît les divinités des champs, qui prie le vieux Silvain, Pan et les sœurs du Parnasse *. C'est le rôle qu'il prend désormais pour lui, et quoique cette destinée lui semble avoir quelque douceur et qu'il s*y résigne assez facilement, il reconnaît pourtant qu'elle est moins grande que l'autre. Il veut donc nous apprendre, dans ce passage célèbre, qu'après avoir sondé sa nature, ne la trouvant pas propre à persister dans ces doctrines violentes qui avaient d'abord séduit son imagination, il se décide à suivre la foule et à partager ses croyances, non sans jeter de loin un regard de regret et d'envie sur ces génies audacieux qui peuvent habiter sans crainte « les hauteurs sereines dei sages ».