Voir I, p
a. Ibid. Au lieu'de VII, 87, 6, lisez VIII.
3. La même épithëte est aussi donnée à des démons particuliers, à Çushna, X, 22, 7, au Dânava, II, 11, 10.
4. Voir I, p. 62 et suiv. Aux arguments qui ont été présentés alors À T^p^ pui de son identification avec Agni, on peut en ajouter un autre, emprunté à un passage dont la citation viendra ici tout à fait à propos. Il est dit au vers VI, 21, il, que les dieux ont rendu Manu 'inférieur pour le Dasafseul exemple de dasa par a bref, cf. dasyu), c'est-à-dire apparemment Tont fait descendre sur la terre pour combattre le Dasa. Les dieux dont il s*agit ne pouvant être des dieux malveillants, puisqu'ils sont appelés au sacrifice en compagnie d'Indra, la traduction a ont rendu Manu inférieur au Das& » serait Inadnùssible.
Au vers I, 130, 8, où le nom de manu noas a semble à peu près synonyme de celui d'4rya,*les ennemis d'Indra sont désignés parle mot avrata « impie », proprement « qui n'observe pas la loi ». Les Dàsas ou lesDasyus eux-mêmes sont souvent coûsidérés, non seulement comme des trompeurs, III, 34, 6, et des criminels, IX, 47, 2, mais comme des impies. Ils reçoivent comme épithète le même mot avrata^ VI, 14, 3; E, 41, 2, ou des mots synonymes, et particulièrement le terme encore plus significatif i'ayajvan « qui ne sacrifie pas», VIII, 59, 11, cf. I, 33, 4 et 5. Au contraire Tiirya sacrifie, I, 77, 3; 96, 3; I, 156, 5; X, 11, 4, et en récompense de ses sacrifices, est protégé par les dieux, I, 59, 2 ; IV, 26, 2; VII, 18, 7; Vm, 92, 1. Les lois elles-mêmes, ces lois que les Dâsas n'observent pas, reçoivent l'épithète ârya, X,65,ll, cf. IX, 63, 14. «Distinguer les ^ryas desDasyus », selon la formule citée plus haut, équivaut souvent, pour les dieux, i distinguer les hommes pieux des impies, I, 51, 8. Mais ici encore il s'en faut de beaucoup que la qualification donnée aux ennemis d'Indra suffise pour déterminer leur nature. Les lois des phénomènes célestes sont, comme nous le verrons plus tard \ désignées par les mêmes mots que les lois du sacrifice, et l'obscurité qui cache le soleil est appelée apavrata, V, 40, 6, comme les impies. Ce n'est pas tout. Nous savons déjà que l'apparition de la lumière et l'épanchement des eaux ont été assimilés à un sacrifice célébré par les dieux ou parles ancêtres divinisés : par opposition à ces sacrificateurs divins, il était naturel que les démons qui retiennent les eaux et la lumière fussent regardés comme des impies. L'attribution de ce dernier caractère aux Dâsas ou Dasyus n'est donc pas par lui-même, une raison suffisante de croire que les ennemis ainsi qualifiés soient des ennemis humains. Aux vers 1, 175, 3 ; IV, 16, 9 ; X, 22, 8^ si le Dasyu impie était an mortel, comme j'en ai admis la possibilité pour le dernier passage, bien qu'il y soit appelé en outre amdnusha*, il est tout au moins intentionnellement rapproché, I, 175^4; IV, 16, 10- 12; X, 22, 7, d'un être essentiellement démoniaque, Çushna. n faudrait citer en entier l'hymne I, 33. Le nom de Dasyu y revient trois fois, aux vers IV, VII et IX, la seconde fois comme «elui d'un ennemi qu'Indra a fait tomber du ciel en le brûlant.