‹ La religion védique d'après les hymnes du Ṛig-Véda (volume 2)Chapitre 131 sur 417 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

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3. Une inadvertance m*a fait faire sur ce vers, dans le premiei* folame, page 139, une grave* erreur. Le lecteur est prié de ne tenir aucun compte du passage où il est cité:

4. Il y a entre eux et Indra la même réciprocité de bons oflices qu'entre le même dieu et les hommes, III, 47, 3, cf. plus haut, X, 14, 8.

5; Cf. encore les formules comme celle du vers X, 113, 1 a Le ciel et la tei're ont aidé la force d'Indra », ou du vers VIII, 15, 8 « Le ciel et la terri accroissent son héroïsme et sa gloire ».

rappellent celles qui font pareillement intervenir les hommes dans les exploits célestes du dieu guerrier. Aux vers X, 28, 7; 55, 7, au moins, Y « œuvre » des dieux qui donnent à Indra la force nécessaire pour triompher de Vritra paraît bien être encore un sacrifice. Nous avons déjà cifé le vers X, 103, 8, où le sacrifice qai précède les armées Tictorieuses des dieux conduites par Indra peut être le sacrifice des dieux mêmes. Au vers 1, 52, 4, il est dit formellement, pour expliquer le genre de secours qu'Indra reçoit dans son combat contre Vritra, qu'il est rassasié par ceux qui étendent le gazon du sacrifice dans le ciel. Nous retrouverons dans les sections suivantes des passages qui mettent hors de doute cette assimilation de Tœuvre des dieux à celle des hommes, par exemple le vers X, 113, 8, d'après lequel les dieux qui ont aidé Indra à triompher de Vritra, cf. 1-3, l'avaient « accru » par « une éloquence accompagnée de Soma », c*est-à-dire par le Soma et la prière.Une formule même comme celle du vers II, 20, 8, portant que les dieux ont mis la foudre dans les mains d'Indra, ne renferme rien de plus que ce qui se rencontre dans la description des e£fets du sacrifice terrestre.

Il y a plus. Les auteurs des hymnes ne se vantent pas seu-* lement de fortifier Indra pour tuer Vritra (ou l'ennemi), VllI, 82, 7, de lui apporter l'arme dont il frappe ses ennemis, X, 44, 9, de « mettre en mouvement » ses armes, X, 120, 5, enfin dans les termes mêmes que nous venons de voir employés pour les dieux, de mettre la foudre dans ses mains, !> 63, 2* Us prétendent forger à Indra la foudre, cf. X, 92, 7j meurtrière de Vritra, que lui a donnée autrefois le prêtre mythique Kâvya Uçanâ, I, l2l, 12. On verra que la foudre représente là le breuvage du Soma. Au vers X, 99, 1, le poètcj cherchant les rites les plus efficaces^ c'est-à-dire les meilleurs moyens d'agir sur Indra,dèmande quelle est « la part », c'est-à-dire l'ofiFrande, qui « au lever de la forde » dlndra, cf. X, 76, 1 , forge pour lui la foudre et « fait gonfler» (comme une mer, cf. I, S, 7), le meurtrier de Vritra.

Ainsi l'alliance dlndra avec l'homme, dont il a été question déjà plus haut ', et qui se résume dans la formule « Tu es à nous et nous sommes à toi», VIII, 8l, 32^ cette alliance si étroite ne profite pas seulement à l'homme : elle

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