Voir p
3. Remarquons encore que les a cent nœuds'» de la foudre (voir OraMmann, s. t. çataparvan), devaient rappeler les nœuds de la plante du Soma .{soma-parvan).
2; Vn, 19, 6. On trouvera plus loin de nombreuses formules qui font de la prière Tinstrument principal de cette opération. Mais il est dit aussi de la « coupe », c*est-à-dire de la liqueur sacrée, qu'elle attelle les Haris \ I, 82, 4, comme il est dit ailleurs* qu'elle aiguise la foudre d'Indra, — et des Somas eux-mêmes, qu'ils mettent en mouvement les deuxHaris, X, 96, 7,cf. 6. C'est sans doute dans le même sens que Soma est appelé le maître des Haris, IX, 105, 5 (cf. encore IX, 96, 2).
Or nous montrerons de plus que la prière qui attelle, ou qui sert à atteler les chevaux d'Indra, se substitue souvent à ces chevaux, qu'elle devient elle-même la monture, ou encore le véhicule du dieu. II faut nous attendre à trouver cette conception curieuse de l'action du sacrifice appliquée au Soma comme à la prière.
On sait déjà que le Soma est très fréquemment représenté comme un cheval '. Rien n'était plus simple que d'en faire en particulier un cheval d'Indra, puisque c'est « avec le Soma pressé » qu'Indra est amené « de loin » au sacrifice, VII, 33, 2. Et en efiFet, l'auteur du vers X, 144, 1, présente le Soma à Indra en lui disant : « Ce Soma^ ô immortel ! te tient lieu de cheval ». Au vers I, 130, 2, ce sont peut-être les Somas qu'on lui offre qui doivent l'amener comme les Haris amènent le soleil. En tout cas il ne peut y avoir de doute sur le sens des vers VI, 37, 1-3. Les Haris qui sont attelés pour faire descendre Indra (vers 1) ne diffèrent pas de ceux qui « se purifient dans la cuve » (vers 2). Il n'y a pas là un simple rapprochement des deux emplois du mot hari comme nom des chevaux d'Indra, et comme épithète consacrée des Somas, cf. X, 96, 6 et 7 II est dit en effet, au vers 3, des chevaux qui doivent porter le dieu, qu'ils «s'élancent vers lui». Les chevaux qui vont au devant d'Indra ne peuvent être dans ce passage que les Somas qui lui sont offerts *. Ceux qui reçoivent au vers VIII, 4, 14', répitbète adhvaraçri a faisant l'ornement du sacrifice », appliquée aussi à Agni, I, 44, 3, et à Soma, X, 36, 8, sont
1. Hâriyojana, Au vers I, 61, 16, la même épithète est appliquée aux prières, vi le mot hâriyofanâ doit, comme je le pense, être conservé sous la forme qa*il a dans la samhità, et si Taccent doit lui être restitué, cf. I, 62, 13.
i. Voir ci-dM8ii8^ p. 351.