Ibid, p
plie, a remonte » dans une demeure où il va jouir du sommeil (yers 21 et 22). Quoi qu*on doive penser d*aîlleurs de ces rapprochements, il n'est pas douteux que VHshâkapi soit un sacrificateur mythique, et il est vraisemblable à priori que, comme la plupart des personnages de ce genre, il représente Agni ou Soma. Je crois qu'il peut être en effet identifié an dernier, et que ses rapports avec Indrânt, qui nous intéressent seuls ici, trouvent leur meilleure explication dans les rapports de Soma avec la prière.
Soma avait été, aussi bien qu'Indra, quoique à un autrepoint de vue S considéré comme Têpoux ou l'amant de la prière. Or, dans notre hymne X, 86, Vrishâkapi « recherche » {abhi mariy cf. IV, 20, 5; X, 27,11). Indrânî. Indrânî s'offense de cet amour dont il la poursuit ci comme si elle n'avait pas d'époux, alors qu'elle est l'épouse d'Indra »(vers9). Mais Indra, lui, n'est pas jaloux. Il reproche à Indrânî de tourmenter son ami Vrishâkapi (vers 8) sans lequel il ne^ saurait goûter de joie (vers 12), et aussitôt après, au vers 13, nous rencontrons le nom de wishàkapâyt, épouse de « Vrishâkapi i», qui paraît désigner le même personnage qu'Indrânî». Le partage s'accomplit, du consentement, ou plutôt par la volonté d'Indra. Ce mythe bizarre symboliserait ridée souvent exprimée qu'Indra n'aime, ni le breuvage sacré sans la prière, ni la prière sans le breuvage sacré, cf. Vn, 26, 1 : il veut donc que son union avec la prière soit accompagnée de l'union de la prière avec le Soma. Tant quecette union des deux éléments essentiels du culte n'est pas consommée, il néglige le sacrifice. CTest ce qui permet peutêtre d'expliquer les premiers vers de l'hymne. Ils nous montrent Indra négligeant Vrishâkapi, bien que le dieu ne doive pas trouver ailleurs de Soma à boire (vers 2 , et que rien ne semble justifier sa colère ^ contre celui qui fut son protégé