‹ La religion védique d'après les hymnes du Ṛig-Véda (volume 2)Chapitre 153 sur 417 · Voir pins haut, p. 24 et · texte numérisé non relu

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t. Le nom d'IndrAnl ne reparait plus dans la suite de Thymme. Quant à Vrishâkapaji , elle offre il est vrai des sacrifices à Indra ; mais V a épouse d'Indra > n*est-elle pas appelée aussi au vers 10 vedhâ ritasya « Tordonnatrice do sacrifice • t

3. Je ne crois pas que le vers 8 puisse être mis dans la bouche d'Indra, et interprété comme un premier reproche du dieu à IndrAnî. Le dernier pàda «a effet parait signifier : « (Pourquoi) Timpie est-il prospère f » C*eet Vnshâkapif (on le poète parlant en son propre nom), qui reproche à Indra son abandon, et te plaint an vers suivant [ou plaint VrishAkapi) d*ètre menacé par le i ehien ». Au ipert i, c*est, à ce qu'il semble, Indra lui-même, l'ami d» Vrishâkapi, qui rappelle les succès anciens remportés sur l'impie.

(vers 3, cf. 4). Mais quand nidrâni est devenue Vrishàkapâji^ quand la prière qui refusait de s*unir à Soma est devenue son épouse en même temps que celle d'Indra, Yrisbâkapi triomphe de TennemiS et tous les trois * remontent ensemble dans leur

séjour céleste (vers 22).

Nous trouverons dans l'étude que nous devons consacrer à Kutsa, ancien sacrificateur et ami d'Indra comme Vrishâkapi, et représentant comme lui Soma ou Âgni, une allusion malheureusement bien vague à un mythe qui n'était peut-être pas sans ressemblance avec celui de Yrisbâkapi et d'Indrânî. La femme c< connaissant la, loi » qui cherche à distinguer Indra et Kutsa dans la commune demeure où ils se sont établis <( sous des formes semblables » , lY, 16, 10, pourrait bien être leur commune épouse ', et représenter également la prière.

11 va sans dire qu'Indrânî, et plus généralement la prière épouse d'Indra peut être une prière céleste. Au vers IV, 24, 8, l'épouse qui mugit après le taureau Indra au moment du combat sera, s'il s'agit d'un combat céleste, la prière qui se fait entendre dans l'orage, c'est-à-dire qu'elle représentera le bruit du tonnerre, comme ces épouses qui, au vers I, 103, 7, où se trouve la mention expresse d'un combat contre le démon Ahi, acclament Indra en compagnie des dieux, cf. I, 61, 8. Même sur la terre, la prière qui va trouver Indra comme un époux et se pare pour lui de ses plus beaux vêtements, III, 39, 1-2, cette prière transmise aux sacrifiants actuels par les ancêtres, a une origine céleste, ibid.

La figure qui fait de la prière une épouse du dieu qu'elle séduit, et qui la rend féconde, est curieuse. Elle méritait d'attirer notre attention comme un nouveau témoignage de la familiarité des rapports que la terre, selon les idées védiques, entretient avec le ciel. Mais nous ne devons pas oublier que la conception essentielle du sacrifice est celle qui lui attribue la propriété « d'acôroître » les forces des dieux, et particulièrement d'Indra, de porter secours au dieu guerrier dans les combats qu'il livre au démon. C'est cette conception que

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