‹ La religion védique d'après les hymnes du Ṛig-Véda (volume 2)Chapitre 154 sur 417 · Voir plus haut, p. 270, note · texte numérisé non relu

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2. Le pluriel ajagantana nous oblige à joindre à Indra et à Vrishàkapi, seuls nommés au vers 22, un troisième personnage qui ne peut être que lear commune épouse.

3. Le vers X, 38, 5 ne renfermerait-il pas aussi une allusion cbscèoe à ridée que Pépouse d'Indra habite avec Kuisai c'est-à-dire qu'il la partage avec cet ami ?

nons avons à étudier maintenant, dans T^plication particulière qui en est faite à la prière.

De même que le Soma, le chant, Thymne, la prière sous toutes ses formes «accroît», c'est-à-dire «fortifie* » tous les dieux, les Açvins, I, 117, 11; II, 39, 8; V, 73, 10; VIII, 8, 8; 15; 19 et 22, cf. 76, 4, Vishuu. VII, 99, 6 et 7, Rudra, I, 114, 6; VI, 49, 10, une divinité do Tordre purement naturaliste, comme l'aurore, VII, 77, 6, cf. I, 124, 13, un dieu du culte ', comme Brihaspati, I, 190, 1; X, 64, 4; 67, 9, cf. 10, et même les personnages augustes auxquels les Aishis donnent le nom dMdityas, VI, 67, 1; VII, 12, 3'. Mais les formules de ce genre sont appliquées surtout à Indra, invoqué, soit avec un autre dieu, III, 53, 1, soit seul, comme c*est le cas le plus ordinaire.

Indra grandit quand on le loue, I, 130, 10; 173, 1; IV, 21, I. Il a été accru par les chants des anciens Aishis comme il Test par ceux des nouveaux, VI, 44, 13, ou, selon l'exprèssion du vers III, 32, 13, par les hymnes anciens, par les « intermédiaires » et par les nouveaux. Les chants, les hjmnes qui l'accroissent sont désignés, tantôt par le mot gir, VI, 17, 3; 18, 1 ; 44, 5; VIII, 3, 3; 13, 16 et 18, tantôt par lo mot iioma, V, 29, 11; VI, 38, 3; VIII, 6, 1; 14, 11, tantôt parle mot vktha, I, 10, 5; II, 11, 2; VIII, 6, 35; 14, 11; 84, 7, ou encore par deux de ces mots, VIII, 84, 6, ou par les trois à la fois, I, 5, 8. Ils le sont aussi ailleurs par les mots famsa, X, 73, 2, suvrikti, I, 61, 3; III, 51, 1, àngtàsha, I, Ci, 3, arka, V, 31, 4, ou à la fois par les mots arka, sàman ^igàyalra, VIII, 16, 9. Au vers VIII, 13, 25, les hymnes qui doivent fortifier Indra sont appelés par une figure hardie, des «secours chantés^ par les Aishis ». Mais celui des noms de la prière que les Ahisis semblent rapprocher le plus volontiers de la racine vridh « accroître », employée dans la plupart des formules de co genre, est le mot 6rff Aman (paroxyton), formé d'une racine do sens analogue (6rtA), et qui doit pro« bablement son origine à la conception même qui fait de la prière un moyen d' «accroître», de «fortifier» le dieu. Le

i. Voir plus haatf p. 237 etSSO.

3. Kong avons relevé ailleurs les formules qui expriment V « accroissement» d^Agoi et de Soma par ies prières, A propos de la conception qui fait des prières les mères de Soma si d^Agoi, p. 10 et 26.

3 Ce sont peut-être aussi les prières qui sont représentées au vers t, lî, 3, il l&Dt Ters les dieux et les « accroissant ».

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