‹ La religion védique d'après les hymnes du Ṛig-Véda (volume 2)Chapitre 155 sur 417 · Cf. VI, 50, U ; VII, 56, 15, et surtout VIII, 85, I · texte numérisé non relu

Cf. VI, 50, U ; VII, 56, 15, et surtout VIII, 85, I

Bkroaigne, La Religion védique^ VL i%

rapprochement patatt surtout intentionnel dans les passages où figure, au lieu d'une forme verbale de la racine vridh, \\ 31, 10; VI, 20, 3; 38, 4; VIII, 87, 8, le substantif vard/iana, dont le sens « moyen d'accroissement » parait être identique à la signification étymologique du mot 6ra/è/nan lui*mème. C'est en ces termes qu'aux vers 1, 52, 7; II, 12, 14 ; VI, 23, 5; VII, 22, 7; VIII, 1, 3; 51, 4, la prière est présentée comme un moyen d'accroissement pour Indra *, et qu'il est dit ailleurs, VI, 23, 6; X, 49, 1, que ce dieu se fait de la prière un moyen d'accroissement.

La racine vrtViA, qui figure elle-même quelquefois sous deux formes différentes dans les formules relatives à l'accroisgement d'Indra par la prière, VI, 37, 5; VIII, 2, 29; 13, 18; 87, 8, me paraît y conserver toujours son sens propre, aussi bien que la racine vaksh^ par exemple, employée aux vers VIII, 12, 4 ; 82, 9, ou la racine vaj qui se rencontre aux vers IV, '41, 8; VI, 24, 6. Je ne crois pas qu'il y ait lieu d'atténuer ce sens en celui de «réjouir, contenter^», même dans un passage comme le suivant, VIII, 6, 12 : a Quels que soient, ô Indra, les Aishis qui t'ont loué ou qui ne t'ont pas loué, sois fortifié quand c'est moi qui te loue. » Le prêtre ne demande pas simplement que son hymne soit préféré d'Indra ; il souhaite que cet hymne exerce sur lui, mieux que tout autre, l'action à laquelle sont attachés les avantages qu'il attend du sacrifice. Et, ce qui prouve bien que la racine m(i/i garde là son sens ordinaire, c'est que, au vers précédent, nous voyons exprimée déjà, et en termes qui ne laissent place à aucun doute, l'idée qu'Indra emprunte sa ce force » aux chants qui lui sont adressés. Ailleurs encore il est dit expressément que les hymnes accroissent la force d'Indra, VIII, 51,1; qu'ils lui donnent la force, VUI, 2, 30, cf. VII, 33, 4;X, 100,5; qu'ils retentissent pour lui donner la force, VIII, 12, 22 et 23; qu'ils sont une force, indriya, que le sacrificateur lui donne ; VIII, 82, 27, que le dieu croît a de corps, ianvà », par l'effet des chants, III, 34, 1 ; VII, 19, 11 ; VIII, 1, 18 ^' C'est lorsqu'il s'est ainsi «accru » qu'il remplit les deux mondes, III, 34, 1. Indra, comme on sait, est un dieu qui « naît » et qui «grandit», VI, 38, 5, et cette «crois-

1. Les mémea formules sont appliquées aux Àçvins, II, 39, 8; V, 73,10, cf. I, 117, 11, et à d^autres divinités, X, k, 7, cf. î, 93, 6; 124, 13.

Page 1