Voir p
S. Dans bien des cas^ naturellement, rapplication reste douteuse. Les pcnts domptés par Indra par exemple, VI, 20, 4 ; 33, 2 ; VIII^ 53, 2; 55, 10 ; X, 60, 6, peuvent n'être souvent que les ennemis de ses suppliants désignés à sa colère par le nom d'avares équivalant à celui d'impies.
X, 67, 6, cf. VI, 39, 2, et qui a pleure ses vaches » * quand elles lui ont été enlevées par Brihaspati, X» 68, 10, cf. 5 ; 6 et 9; mais il est ailleurs, III, 30, 10, construit en apposition avec l'expression vrajo goh « étable de la vache ». Son sens primitif paraît être en effet « enveloppe » ; il a dû être appliqué d*abord au réservoir invisible des eaux (dont Ton de noms, phaliga^ VIII, 32, 25, est deux fois rapproché de vala, I, 62, 4 ; IV, 50, 5) et des aurores, à la caverne de la montagne céleste, qu'Indra « ouvre » pour en faire sortir les vaches, II, 14, 3, et il n*est devenu le nom d'un démon que par une personniâcation analogue à celle que nous avons supposée pour Vritra^. Ici, les différents emplois du mot nous permettent de constater effectivement le passage de l'un à l'autre sens. Quelquefois le poète semble les avoir en vue tous les deux ensemble. Vala, d'après le texte même qui l'identifie à l'étable de la vache, s'ouvre « de peur » avant qu'Indra Tait frappé, III, 30, 10, et dans celui où il est appelé le gardien des vaches, nous voyons Indra le « fendre », X, 67, 6, comme la montagne elle-même ^. Naturellement» le choix reste à peu près libre entre les deux sens pour bien des passages célébrant le même exploit du dieu guerrier, I, 11, 5 ; 52, 5 ; II, 12, 3 ; III, 34, 10 *, et pour l'épithète vatam-ruja « brisant Vala » qu'il reçoit en même temps que celle de vritra-khdda « dévorant Vritra », III, 45, 2. Cette observation s'applique à la plupart des passages qui paraissent trahir une liaison particulièrement étroite du mythe de Vala avec celui des Ângiras, soit que les Ângiras y soient représentés fendant eux-mêmes Vala et faisant sortir les vaches, X, 62, 2, accompagnant Indra dans cette expédition, II, 11,20, et Faidant de leurs chants, II, 15,8, soit que les prêtres alliés d'Indra reçoivent les noms équivalents de Navagvas et de Daçagvas, 1, 62, 4, ou même ne soient désignés par aucun nom propre, X, 138, 1 ^, soit qu*à défaut des chantres eux-mêmes, les textes mentionnent seulement les chants, les paroles sacrées qui ont assuré la victoire d'Indra, VI, 39, 2, cf. III, 30, 10, soit enfin qu'ils substi-
i. La même chose est dite du Pani, X, 67, 6. 2« Plus haut, p. 201.
3. Les vaches sont aussi considérées comme )a substance même dont se compose le corps de Vala, X» 68, 6 et 9^ et Brihaspati les lui enlève comme on enlèverait la moelle des os, ibid.