‹ La religion védique d'après les hymnes du Ṛig-Véda (volume 2)Chapitre 238 sur 417 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

Voir plus haut, p

18, les ennemis mattres de Priçni^ pviçni'-gâvatL^ , s'ils ne sont pas des démons véritables, sont du moins assimilés à des démons * ; abattus par leurs pieux adversaires , ils tombent sur Priçnî, pTiçni-nipreshilâsàht ibid., comme le démon Ahî- Vritra, quand il a été fraiîpé par Indra, tombe avec la vache Dâan, sa mère, I, 32, 9.

Dans un passage où Priçni figure expressément comme mère des Maruts, il est dit qu'elle ne donae son lait qu'une fois, VI, 66, 1, cf. 48, 22, tandis qu'une autre femelle portant comme elle le nom de vache, donne son lait sans cesse chez les mortels, VI, 66, 1. Cette opposition des deux vaches est donnée comme une grande merveille, dans des termes pareils à ceux qui servent d'ordinaire aux^his pour introduire une énigme mythique. Le mot de celle-ci nous est fourni par les formules précédemment étudiées ^ qui opposent Toifrande ou la prière, cette mère ou cette nourrice toujours présente, àla mère céleste qui se dérobe souvent. C'est ainsi encore qu'au versX, 105, 10, Priçni est opposée à la -cuiller qui présente Foffrande à Indra*.

Quand les Maruts naissent, on dit que Priçni les a donnés à leur père, Vï, 66, 3 : mais le mystère dont cette naissance est enveloppée, VII, 56, 2 et 4, cf. V, 53, 1; n'en rappelle pas moins lanaissance tardive d'Âgni^ que sa mère portait en secret et qu'elle « ne donnait pas à son père », V, 2, 1. Le nom même de Priçni désigne, au vers II, 2, 4, la mère dont Agni sort quand il apparaît dans le ciel, et il est permis de croire que les Maruts, comparés à des feux lorsqu'ils naissent de Priçni, VI, 66, 2, cf. 1 et 3, se jBont quelquefois frayé

4. Les mêmes ennemis avaient « stérilisé Aditi » {fbid, 8), et s'étaient «npens de la pmmtfu^i (iéiW. <C 9), ^«1 fig*ure avssi dans ua 'kfssoe «ax Maruts, V, 52, 9. Le nom de Priçaigu, donné à un favori des Açvins, 1, 113, 7, rappelle le mythe de la vache stérile donnée par les mêmes dieux à Çayu . (Voir p. 474.)

i. Voir plus haut, p. S6ft.

Page 1