‹ La religion védique d'après les hymnes du Ṛig-Véda (volume 2)Chapitre 243 sur 417 · Vpjjr pins liaut, p · texte numérisé non relu

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vâja. Les vers IV, 33, 9 et VII, 48, 3 remplacent le premier nom par celui de vibhukshâ^ équivalant à ribhukshan, qu'on explique ordinairement dans le sens de a maître des /libhus, premier des Aibhus ».

Le mot ribhUf en effet, s'il est au singulier le nom d'un des personnages de la triade, est en outre au pluriel celui de la triade entière. C'est là une nouvelle application de l'usage védique qui consiste à désigner deux ou trois êtres ou objets ordinairement réunis par le duel ou le pluriel du nom d'un seul d'entre euxV Cela est si vrai que le mot Ttbhukshan lui-même s'emploie au pluriel dans le même sens que le précédent, IV, 37, 3 ; X, 92, 11 ^ Il en est de même des autres noms, vibhvan et vdja, à cela près que le pluriel du premier est remplacé par celui d'un mot vibhû: vibhvak. Chacun de ces pluriels rtfrAavah, ou ribhukshauah, vUfhvah et vâjâhy désigne la triade entière. Ce n'est pas tout. Ces pluriels peuvent s'ajouter les uns aux autres par de véritables pléonasmes, analogues à celui que nous avons constaté, par exemple, dans le double duel dyâvâpvithivî a le ciel et la terre ». Nous trouvons ainsi réunis au pluriel vibhukshanah^ VII, 48, 1, et au pluriel riftAavah, IV, 36, 3, les deux autres pluriels vàjâYi et vibhvàh. Ailleurs, deux seulement de ces pluriels se trouvent rapprochés, ceux de vibhu et de vàja^ L 111, 4; IV, 34, 3 et 4; 36, 2 et 4, ceux de vâja et de vibhukshan^ IV, 37, 8; VII, 37, 1, ceux de vibhu et de vibhû pour vibhvan^ IV, 34, 9. Enfin, il arrive aussi que les plurielsetles singuliers sont mélangés^: vâjo vibhvan ribhavah, Tibhubhih *... vibhubhih... vo/ah S IV, 36, 6; VII, 48, 2, cf. IV, 34, 5 ; 37, 1 . Dans tous ces passages , l'idée de la triade est toujours présente à l'esprit du poète, ou, pour parler plus exactement, la triade seule est désignée ; mais elle Test de deux manières qui forment pléonasme, d'un côté par les trois noms distincts, de l'autre par la désinence du pluriel ajoutée, soit à tous les trois, soit à deux ou à un seul d'entre eux.

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