Ct. plus haat, p. 283 et passim
î. Cf. Il, 18, 7. Il est dit au vers 1, 161, 7, que, d'un cheval, les /libhufl ont fait un cheval, ou plutôt sans doute qu'ils ont fait « cheval sut cheval p (poor cet emploi de Tablatif, cf. I, 164, 23), qu'ils ont multiplié les prières. Ci encore Thymne II, 18 (plus haut, p. 285).
3. Les Âibhus sont aussi armuriers ; mais ils semblent ne fabriquer q«« des armes défensives, des cuirasses, amsaira, IV, 34, 9.
gardent lenr double caractère d'artisans et de sacrlflcatetirs. Totis les dietix font couler les rivières célestes : mais VlbhTan les « fabrique », V, 42, 12. Tous aussi font reparaître la Tache cachée; maïs les /fibhus l'ont faite, cakruh, IV, 33, 8, cf I, 161, 3, l'ont fabriquée takshan, I, 20, 3, tatakêkuh, IV, 34, 9. Quelquefois même, cette vache peut étreleur prière comme le char des Âçvins et les Haris d'Indra : elle est en effet, d'après les vers I, 161, 3 et 6, cf, IV, 33, 8, destinée par eux à Brihaspati, le maître de la prière. Le poète qui les prie d* a étendre » la vache brillante, IV, 33, 1 , semble identiffer cette vache avec la terre, cf. V, 85, 1, mais non sans allusion au sacrifice du Soma, dans lequel on étend une peau de vache, et au caractère des Aibhus considérés comme sacrificateurs. C'est certainement la vache céleste que les /fibhus gardent toute Tannée, et dont, tout le long de l'année, ils ramènent « la lumière», bhàsoêy IV, 33, 4. J'en dirai autant de la vache boiteuse, I, 161, 10, qui rappelle cette Viçpalâ à qui les Açvins, comme nous le verrons *. ont dqnné une jambe de fer. Mais le caractère essentiel des Aibhus se trahit de non* veau dans ce détail qu'ils « découpent les chairs » de la vache, I, 161, 10; IV, 33, 4- Réunir la vache à son veau, I, 110, 8, est encore une œuvre qui peut être attribuée à un dieu quelconque : mais les ilibhus ont « fabriqué » la mère pour le veau, I, 111, 1. La vache disparue passe pour être enveloppée dans une peau, la « peau du dormeur w, identique au séjour caché de la vache ■. Les iîibhus tirent la vache de cette peau, I, 161, 7; IV, 36, 4, ce qui revient à dire qu'ils écorchent la vache, I, 110, 8 ; il est bien difficile de ne pas voir, ici encore, une allusion à l'œuvre du sacrifice •. Quand les /fibhus rajeunissent leurs parents, c'est-à-dire le ciel et la terre, I, 161, 3 et 7; IV, 33, 3; 35, 5; 36, 3, cf. 1, ils accomplissent ce prodige au moyen de (t formules efficaces », 1, 20, 4, ou grâce à leur habileté comme artisans, 1, 110, 8, cf. I, 20, 4; IV, 33, 2. Ils ont « fabriqué », takshan, une jeunesse à leurs parents, 1, 111, 1; ils ont « fabriqué » leurs parents mêmes, IV, 84, 9*.
i. Dans le chapitre consacré aux Açyins.