‹ La religion védique d'après les hymnes du Ṛig-Véda (volume 2)Chapitre 25 sur 417 · Sur les sept rivières, voir le chapitre suivant · texte numérisé non relu

Sur les sept rivières, voir le chapitre suivant

Bbroaionb, La Religion védique. '^

croire que dans les formules de ce genre, et même an vers IX, 63, 17, par exemple, si les ilyus, qui purifient Soma dans les rivières, y sont des ancêtres mythiques S le terme de (( rivières » contient plus qu'une allusion aux eaux célestes, qu'il les désigne elles-mêmes. Du vers IX, 68, 6, on peut rapprocher le yers IX, 89, 2, où il est dit également du Soma porté par l'aigle, qu'il a pris pour vêtement les rivières et qu'il a « crû » au milieu des eaux. Il s'agit encore de la « découverte » de Soma dans un autre passage, IX, 70, 2, où il est aussi représenté prenant pour vêtement les eaux « très brillantes», identiques sans doute aux «mères du milieu», c'est-à-dire aux eaux de l'atmosphère, où nous voyons deux vers plus loin, IX, 70, 4, qu'il est « purifié ». La jeune fille qui trouve le Soma dans l'eau et l'emporte chez elle, VIII, 80, 1, ne peut être qu'un personnage mythique, et l'eau où elle trouve Soma doit être encore l'eau du nuage. Au vers IX, 86, 43, ceux qui « saisissent» dans les eaux de la rivière le Soma représenté comme un taureau volant, ont un tamis • d'or évidemment identique au tamis aux fils brillants tendu dans le ciel, IX, 83, 2, c'est-à-dire au soleil*. Aux vers VIII, 85, 13-15, la rivière où Soma* est aperçu, et qui est comparée à un nuage noir ^, n'est autre, sans doute, que le nuage lui-même.

En tout cas, c'est du nuage, d'après les termes mêmes du texte, que Soma est revêtu dans un passage, IX, 83, 5, où il est représenté faisant le tour de la demeure des dieux et d*un sacrifice qui est évidemment le sacrifice céleste, déjà décrit dans les premiers vers du même hymne. Le vêtement « touchant le ciel » dont se revêt le Soma « remplissant l'atmosphère», IX, 86, 14, est certainement le nuage que, selon le même passage, il traverse quand il est né dans le ciel. Les deux cuves où il prend une couverture « faite du nuage » en même temps qu'il prend pour vêtement la surface du ciel, IX, 69, 5, ne peuvent être que Ifi ciel et la terre. Ailleurs, IX, 71, 1, le nuage devient sa chevelure. C'est du nuage,

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