‹ La religion védique d'après les hymnes du Ṛig-Véda (volume 2)Chapitre 274 sur 417 · I, H2, 16 et 18; Vlll · texte numérisé non relu

I, H2, 16 et 18; Vlll

9. Rapprochés, 1, 112, 14. Pour DivodAsa, les Açvins ont fait leur voyage circulaire, I, 116, 18; leur faveur 8*est manifestée à lui, 1, 119, 4.

II. I, lis, 9, arec le patronymique drjuneya^ I, 112, 23, cf. X, 40, 6.

kutsaSDabhîti et Ta^YÎti^Vâyya^ Sudâs*.L'identiflcation à Agai ou à Soma nous a paru justifiée pour plusieurs de ces personnages par des arguments directs et susceptible d'être étendue à la plupart des autres par une inférence analogique. Le même argument d'analogie ne saurait être négligé dans l'interprétation des différents personnages secourus par les Açvins, quoique les preuves directes ne doivent pas nous manquer pour un bon nombre d*entre eux.

Ces preu vas sont naturellement plus rares et moins con« claantes pour ceux qui ne sont mentionnés qu'accidentelle^ ment ou dans une situation peu caractéristique. Plusieurs, comme Çaryâta, Prithî, Adhrigu, Paktha, Daçavraja, Vaça Açvya, Prithuçravas Kânîta, Goçarya, Triçoka, sont encore des protégés d'Indra aussi bien que des Açvins, et ont figuré pareillement dans rénumération à laquelle nous nous sommes déjà référés^. Nous ne connaissons guère que leurs noms*.

Je ne dirai rien de Karkandhu, I, 112, 6, non plus que de fucanti, 1, 112, 7, de Kaçojû et de Çrutarya ; ces deux derniers noms pourraient d'ailleurs n'être que des épithètes, l'un d'Atithigva, I, 112, 14, l'autre de Kutsa, I, 112, 9. Le nom de Çinjâra a qui rend un son aigu », VIII, 5, 25 ; X, 40, 7, rappelle celui de Çara « flèche », que nous retrouverons plus loin, et que nous considérerons comme une désignation du Soma-éclair. On peut encore chercher une allusion à Agni ou à Somadans le nom de Dhvasanti a qui jaillit» (cf. d/ivasani, I, 164, 29), et même dans celui de Purushanti «le mâle(?)», rapproché du précédent au vers I, 112, 23^.

L Les Açvins ont secouru Purukutsa, 1, 112, 7, et Trasadasyu, VIII, 8, SI ; ils ont aidé ce dernier à fendre les forteresses, I, 112, 14. Enfin ils ont eu encore pour protégé un descendant de Trasadasyu, nommé Trikshi, VIII,22,7.

1 Rapprochés, I, 112, 23.

4. Les Açvins lui ont apporté la richesse, I, 47, 6, Cf. I, 112, 19. Toutefois, le mot sufids pourrait être pris aussi simplement dans son sens étymob?ique de a libéral ». Cf. le comparatif sudàstarOj I, iSk, 1, et voir aussi p. 361.

5. Voir dans les notes, p. 300 et suivantes, Tindication des passages ou ils figurent comme protégés des Açvins. De Sahadeva, protégé d'Indra, rapprochez encore Sàhadevya, son fils ou son descendant, protégé des Açvins, IV,15,7-9.

6. Peut-être pourrait-on chercher Texplication du nom de Çaryâta dans des formules qui seront expliquées plus bas, p. 452 et note 4, où entrent les mots çarya, I, 119, 10, çanjâ, X, 61, 3, çârl, I, 112, 16 « flèches », désignant à la fois les rayons du soleil et les mains occupées à distiller le Soma ceiwte.

7. Les deux noms forment un couple qui parait indissoluble, puisque, dans

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Le nom d'un autre protégé des Açvins, VIII, 22, 10, BabhruS signifiant « rouge brun», est bien connu comme épithèle d'Agni et surtout de Soma*. Le composé babhrudhùla «secoué par Babhru», appliqué comme épithète aux Somas, V, 30, 11, semble prouver, il est vrai, que Babhru est bien réellement considéré comme un prêtre : mais ce ne serait pas une raison de nier qu'il ait pu être primitivement un représentant de Soma lui-même. Mandhâtri, I, 112, 13, qui a été en outre protégé par Agni, VIII, 39, 8, porte un nom qui est, au vers VIII, 40, 12, rapproché de celui d'Awgiras, et au vers X, 2, 2, attribué directement à Agni. Patharvan, I, 112, 17, est simplement comparé à Agni.

Les noms deKriça et de Vatsa peuvent fournir un nouvel argument d'analogie en faveur, sinon d'une identification précise à Agni ou à Soma, a u moins d'une interprétation mythique des différents personnages secourus par les Açvins et par Indra. En effet, à ne consulter que le vers Vâl., 11, 3, et surtout le vers Vâl., 6, 2, le mot kriça semble jouer le rôle d'un nom propre désignant un favori, ici d'Indra, là d'Indra et Varuna. Mais les vers déjà cités de deux hymnes aux Açvins, X, 40, 8, « Vous protégez celui qui est amaigri, kriça^ la veuve, etc. » et surtout X, 39, 3, « Vous êtes les médecins de l'aveugle, de celui qui est amaigri »^ prouvent bien que Kriça n'est qu'un symbole, et non un personnage réel. Je n'oserais nier avec autant d'assurance l'existence d'un rishi nommé Vatsa. Cependant il faut remarquer que ce nom figure principalement dans une formule consacrée a Vatsa vous a fortifiés avec des chants », VIII, 8, 8; 15 et 19, dont les autres passages renfermant le même nom semblent n'être, pour la plupart, que des variantes, VIII, 6, 1; 8, 11 ; 9, 6; 11,7. De plus, Vatsa est mis en parallèle^ avec des personnages certainement mythiques, Vimada, VIII, 9, 15, et Kâyva (U janâs), VIII, 8,11. Enfin le nom de Vatsa se rencontre encore

uu autre passage, IX, 58, 3, ils sont tous les deux constraiis au doel ptr application de la loi constatée plus haut (p. 116). Le premier toutefuis 7 figure sous une autre forme, dhvasra ; cette variation de farme s'expliqne parfaitement dans Phypo thèse d'une épithèle transformée en nom mjth(h logique. Le couple aurait-il désigné Agni et Soma?

1. C^est peutnàtre aussi de lui qu'il s'agit au vers 14 de Thymue V, 30 i Indra.

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