‹ La religion védique d'après les hymnes du Ṛig-Véda (volume 2)Chapitre 304 sur 417 · Voir III, p · texte numérisé non relu

Voir III, p

5. Voir III, p. o.Cr. encore une allusion aux mariages accomplis par ria< termédiaire des AcTÎns, dans un passage plein de formules mythiques, X, «0. 10.

6. Arbhaga , cf. arbhaka et, plus haut, Tépithëte Oi^bhà donnée à Tépouse •le Kakshivat.

'7. Je n*eotre pas dans Texamen de la formule vi vo mode, refrain des hymnes X, 21 et 25 et des vers X, 21, 1-3, où Ton croit retrouver les deux parties du nom de Vimada séparées par uoe tm^se.

Tancêtre de la race, qui peut être, comme tant d'autres, un représentant d'Agni ou de Soma. C'est à celui-ci sans doute qu'Indra a apporté la richesse « avec le dormeur » , c'està-dire avec Agni ou Soma lui-même*, en ébranlant la montagne, de même qu'il a ouvert l'étable pour les Angiras et pour Atri, I, 51, 3. Mais Vimada est avant tout un protégé des Açvins, VIII, 9, 15, qui sur sa prière ont baraUéle ciel et la terre, X, 24, 4, sans doute pour en tirer « le beurre », ou le feu céleste. Les mêmes dieux lui ont amené sur leur char une épouse, I, 116, 1, ou des épouses, 1, 112, 19. Dans le dernier passage, le rapprochement des <c rouges » également données par les Açvins donne à penser que les épouses en question sont des épouses mythiques, vraisemblablement les aurores, et qu'elles ne diffèrent pas de la richesse apportée à Vimada par Indra. Au vers X, 65, 12, l'épouse amenée par les Açvins est désignée par le nom obscur de Kamadyû, et au vers X, 39, 7 par l'épithète çundhyû « brillante »; aux vers 1, 117, 20 et X, 39, 7, elle est appelée la femme de Purumitra.

Le dernier nom peut, à première vue, paraître embarrassant pour l'interprétation mythologique. Si l'épouse donnée à Vimada est l'aurore, l'époux qui la possédait auparavant ne doit-il pas être le démon qui la retenait ? Or on ne s'expliquerait pas qu'un démon reçût le nom de purumitra « l'ami d'un grand nombre ». La difficulté peut toutefois être levée si l'on songe au caractère équivoque de certains personnages conçus comme les gardiens de la femelle, aussi bien que du feu et du Soma céleste, et particulièrement à celui du Gandharva qui, sous le nom de Viçvâvasu « possédant ou donnaot tous les biens », est considéré, dans l'hymne nuptial X, 85, comme le premier époux de toutes les femmes (vers 21-22). Il se pourrait aussi que le premier époux de la fiancée de Vimada ne fût autre que son père '. Nous verrons, en effet, que le père de Sûryâ, Savitri, qui la donne par l'intermédiaire des Açvins, est, sous le nom deTvash^ri, le mari de sa fille.

Dans les mythes dont il a été question précédemment, c'est dans l'intérêt du fiancé que les Açvins se faisaient entremetteurs de mariage. Dans Thistoire de Ghoshâ, c'est, au contraire, la fiancée qui est la protégée des Açvins. Ghoshà

Page 1