Plus haut, p
2. Les attributs de Tautre Açvin sont moins caractéristiques. Le nom d« « fils du ciel » [vers k) rappelle la qualification semblable donnée sa couple, I, 18Î, 1; IV, 43, 3; 44, 2. Si, comme il est possible, leKakuiado vers 5 est TAcvin lui-même, cet Açvin est confondu avec un être mythique qui, d'ordinaire, est porté sur le char des Açvins (voir plus haut, p* 44t). Est-ce encore le même Açvin qui est appelé, au vers 6, un taureau, çartxdvat (voir p. 448, note 3) ?
le nom d'Âçvius. Â la vérité on pourrait se demander si lemot açvinà ne serait pas ici une simple épithète, signifiant « qui ont un cheval ou des chevaux »^ Mais si Ton remarque que le mot açvin (au singulier) est en outre appliqué, an vers Vn, 1, 12, à Agni, et au vers 1, 53, 4, probablement à Indra ^, et qu'il ne l'est à aucune autre divinité, il devient bien vraisemblable que les /{ishis ont réellement fait avant nous le rapprochement des deux couples des Âçvins et d'Indra et Âgni.
Le mot nâsalya qui peut, comme nous l'avons dit ^> passer moins pour une épithète, que pour un second nom des AçTJns, et qui n'est appliqué à aucune autre divinité ^, entre une fois en composition avec le nom d'Indra, et ce composé, construit au duel ^, indra-nâsatyâf se rencontrant au vers 8 de rhymne VIII, 26 aux Açvins, ne peut désigner que les Âçvins eux-mêmes. On en conclura encore qu'Indra y est identifié à l'un des deux Açvins.
L'assimilation du couple des Açvins à celui d'Indra et Âgni peut sembler contradictoire avec ce que nous avons dit du caractère pacifique des Açvins, opposé au caractère belliqueux d'Indra. Mais en marquant cette opposition, nous avons signalé aussi un trait de ressemblance entre le dieu guerrier et les dieux médecins: c'est qu'ils sont également bienveillants pour leurs suppliants, toujours propices à ceux qui les invoquent. Il faut ajouter que si les Âçvins prennent très rarement les attributs guerriers d'Indra^ celui-ci remplit plus souvent des fonctions semblables à celles qui caractérisent les Açvins.
Indra, comme les Açvins, est un guérisseur et un sauveteur, Vin, 1, 12 ; 88, 8. Il rend la vigueur à celui qui est épuisé, à celui qui est amaigri •, II, 12, 6; il guérit l'aveugle et le boiteux, II, 13,12; 15, 7, qui étaient abandonnés, IV, 30, 19. Il fait revenir l'exilé, II, 15, 7, du séjour inférieur où il avait été relégué, II, 13, 12.