‹ La religion védique d'après les hymnes du Ṛig-Véda (volume 2)Chapitre 387 sur 417 · Voir V Index II, sous les mots Noirci Aveuffle · texte numérisé non relu

Voir V Index II, sous les mots Noirci Aveuffle

3. Si lu iais aujourd'hui une distribution de biens entre tous les mortels» ô Aurore, déesse de noble race» paisse le dieo Savitri, Tami de la demeure, nous déclarer ici innocents devant le soleil !

Cette stance ne présente aucune difficulté de traduction M mais ellesoulève une question d Interprétation. Que représente ce Savitri, qui y figure dans une situation singulière ? Savitri, en tant qu*il est distingué du soleil comme divinité présidant au cours du soleil, aurait à interroger cet astre, témoin des actions des hommes, plutôt qu*à lui en rendre lui-même témoignage. Mais nous avons vu * que Savitrï réunit aux attributs du soleil les attributs d*Agni. La qualification « d'ami de la demeure » rentre évidemment dans les derniers, et on est naturellement porté à se demander si le Savitri , ami de la demeure, que les hommes invoquent comme témoin devant le soleil, est autre qu*Agni lui-même, je dis le feu domestiqite, qui est en effet le plus proche témoin de la vie des hommes.

i. £lie s*approche de chaque demeure, la (déesse) éternelle; elle apparaît chaque jour ; avide de conquêtes, elle ne manque jamais d'arriver avec la lumière ; elle a pour son partage les prémices de tous les biens.

Le mot que je traduis « éternelle » est ahand. C'est un à'zaç e'.pr^|xév5v, et il est très difficile, pour ne pas dire impossible, d'en déterminer sûrement le sens. La dérivation de ahan « jour » au moyen d'un suffixe a est peu vraisemblable. L'hypothèse d'une origine commune des deux mots

1. Je ne m'arrête pas & la traductioa de M. Grassmann c déesse pamû lei mortels ». On comprend qu'Âgni soit appelé a dieu parmi les mortels*: maù une pareille formule appliquée à l'auroi^e u aurait guère de sens. Le D0< tnarlyatrû forme pléonasme avec nribhyds*

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