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souffre moins de difficultés, mais reste une simple hypothèse. Le sens de « qui brille, qui point », adopté par M. Grassmann^ est donc au moins douteux. Quant à faire de ahan l un instrumental de ahariy pour ahnâ, comme Tentend M. Lud* wig, l'accentuation sur la dernière syllabe s'y oppose non moins que la forme forte du thème. Je suppose une formation de la racine han (qui se trouve dans mhana)^ avec a privatif. L'accentuation (sur la dernière syllabe) est la mémo que dans avadha^ et les deux mots sont probablement synonymes. Le dernier s'applique aux dons d'Aditi, I, 185, 3. comme son synonyme évident avadhra, à la lumière d'Aditi. VU, 82, 10. Notons en passant une nouvelle inconséquence, et de M. Grassmann, et de M. Ludwig, qui l'un et l'autre interprètent de deux façons différentes ces deux formules évidemment équivalentes. Le vrai sens est donné par la comparaison du vers VIII, 90, 15. La lumière d'Aditi est inviolable, ou selon une autre interprétation très conciliable avec la première, indestructible. De même, le mythe de l'aurore frappée par Indra, IV, 30, 8, n'empêche pas que d'ordinaire l'aurore soit considérée comme inviolable et indes> tructible. Nous verrons plus loin qu'elle suit la loi durable de Varuna, et selon notre vers même, « elle apparaît chaque jour )) : cette formule ne serait que le développement de répithète ahanâ, dans le sens où je Tinterprète. Je reconnais d'ailleurs que cette interprétation n'est qu'une hypothèse, comme celle de M. Grassmann, et je ne la mets en avant que pour insister sur le caractère conjectural de celle-ci, et interrompre la prescription qui est toujours trop vite acquise en pareille matière. Rappelons en passant que ce mot ahand est celui auquel M. Max Millier restituait un d pour en faire l'équivalent (ou à peu près) du nom de Daphné, et retrouver dans la nymphe grecque une sœur de l'aurore védique -. O neiges d'antan !
Le second pâda est traduit par M. Grassmann « elle donne son nom à chaque jour » et par M. Ludwig « tag fiir tag kennzeichen setzend ». Je ne sais pas au juste ce que signifie la seconde de ces traductions; mais je puis dire du moins que la première est un contre-sens complet. Tout d'abord divedive est une locution extrêmement fréquente, composée du locatif répété de dira, et dont le sens, donné par M. Grass-