‹ La religion védique d'après les hymnes du Ṛig-Véda (volume 2)Chapitre 389 sur 417 · Voir son dictionnaire · texte numérisé non relu

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2. Essmis de Mythologie .comparée, p. 117 de la traduction de M. Pcrrot.

manu lai-méme dans son lexique, est « de jour en jour, journellement )). En faire pour ce seul passage un datif (répété) de divj c*est un de ces procédés d'interprétation qu'il suffit de signaler pour les faire juger. D'ailleurs, et cette seconde observation paraît applicable à la traduction de M. Lud^^, tout obscure qu'elle est, autant qu'à celle de M. Grrassmann, il n'est pas permis d'attribuer au verbe adhidhd^ conjugué au moyen, le sens de « donner » ou d' « établir ». Adhi dhd^ au moyen, signifie, d'après le lexique de M. Grassmann lui-même, « s'approprier » ou « se revêtir de ». Le mot nâman désignant de son côté, comme le reconnaît le même auteur, la « forme » sous laquelle un être ou un objet se montre, aussi bien que son nom, et ce mot étant ici au pluriel, il est abêolument certain que notre passage signifie « prenant des formes de jour en jour », c'est-à-dire « apparaissant chaque jour ». Ceux qui conserveraient des doutes peuvent se reporter aux formules pareilles à celles des vers I, 6, 4; 72, 3; VI, 1, 4, etc., dont le sens est surabondamment déterminé par des rapprochements tels que celui de dd in ndmâni yajniydni dadhire et de vidre priyasya mârutasya dhâmnah *, aux vers 5 et 6 de l'hymne I, 87. La racine dhâ, au moyen, y preud, avec le régime nâma, némdni, le sens qui est précisé encore dans notre passage par le préfixe adhi. Les formules de ce genre sont innombrables dans les hymnes, et il est étonnant qu'elles ne soient pas mieux comprises. Au besoin celle que nous retrouverons plus bas au vers 12 aurait suffi pour expliquer la nôtre *.

M. Grassmann et M. Ludvig font de dyotand (oxyton) un nominatif féminin se rapportant à l'aurore. Mais lemotdyotana ï\e se rencontrant ailleurs que comme proparoxyton, U semble plus naturel de faire de notre forme un locatif de dyoiani «éclat, apparition du jour », qui est oxyton. M. Roth avait déjà du reste indiqué cette interprétation comme possible.

Pour sishdsantî, désidératif de san^ il n'y a aucune raison, au moins dans ce passage, de changer avec M. Grassmann le sens ordinaire « désirer conquérir » en celui de « désirer donner », non plus que pour le verbe moyen bhajaie, de substituer, comme le fait le même interprète, le sens actif au sens moyen. Je suis ici d'accord avec M. Ludwîg. Inutile d'insister.

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