Voir plus haut, p
même eaa monte et descend journellement : les nuages récréent la terre, les feux récréent le ciel. »
S VI. — SUITB DU PBÉCÎÉDENT. — LA FBHELLB CACHÉE. — SES RAPPORTS AVEC LE MALE CACHÉ ET LE MALE VISIBLE.
Des données non moins intéressantes sur les relations du mâle avec des femelles appartenant à des mondes différents, sont celles des textes qui opposent l'une à l'autre deux de ses mères, l'une comme lui donnant toujours, l'autre comme lui refusant quelquefois son lait.
L'idée d'une mère céleste qui abandonne sa progéniture est familière aux poètes védiques. C'est ainsi que nous verrons Aditi k rejeter » Mârtànrfa, X, 72, 8 et 9 *, et Saranyû abandonner ses deux jumeaux, X, 17, 2 *. On peut rapprocher de ces faits, en raison de l'assimilation fréquente dans la mythologie védique du personnage de la mère et de celui de l'épouse, la fuite d'Urvaçî, abandonnant son époux Purûravas, dans l'hymne X, 95 '. Il est aussi fait allusion dans plusieurs passages à l'idée que la vache céleste se dérobe parfois au sacrificateur qui veut la traire. On prie Sarasvatî de ne pas refuser son lait, VI, 61, 14*. On demande à Indra et Varmia une vache qui ne refuse pas son lait, IV, 42, 10. Aux vers 11 et 12 de l'hymne VI, 48, la vache «qui ne refuse pas son lait », que les prêtres doivent amener au sacrificateur par le moyen d'une prière nouvelle, paraît être la même qui a donné à la troupe divine des Maruts un lait de gloire et d'immortalité. On pourrait donc l'assimiler à Priçni, qui passe, comme nous le verrons, pour la mère des Maruts. Remarquons que Priçni, d'après le vers 22 du même hymne VI, 48, donne tout son lait en une fois, ce qu'il faut peut-être entendre en ce sens que, comme celui de la vache dont il est question au vers X, <^, 17, son lait est annuel '*, c'est-à-dire ne coule qu'une