Voir plus bas, p
généralement rattribntion successive des deux sexes au
ciel' peot servir à expliquer la notion du père androgyne.
Il est tout naturel d'ailleurs qu'Agni et Soma ôoient enfermés
dans on père représentant le ciel, qu*ils en sortent et qu'ils y
rentrent. Le ciel a pu être appelé aussi le nombril d'Agni et
de Soma comme il a été appelé le nombril de tous les êtres,
et de rhomme même '. Enfin nous avouB vu qu'il avait été
quelquefois considéré avec la terre comme engendré par son
flls, ce qui rendrait compte des formules où le fils est appelé
le père de son père. Mais la conception mythologique du père,
comme la plupart des conceptions védiques, me semble une
idée complexe dont un seul phénomène ou spectacle naturel
ne saurait donner l'explication entière.
Tout d'abord il est aisé de comprendre que le nuage, lieu d'origine de l'éclair, comme le ciel est le lieu d'origine du soleil, a pu passer pour le père des deux personnages mythiques dont l'une des formes est Téclair. De même en effet que le ciel est tantôt mâle, tantôt femelle, le nuage est tantôt femelle, tantôt mâle ^ On a vu que les Aishis donnent pour mère, et à Agni, et à Soma, les eaux du nuage. Nous verrons dans la quatrième partie * qu'ils donnent également pour père i Soma le nuage personnifié dans une divinité mâle, ou plutôt androgyne, qu'ils appellent Parjanya. Mais il ne semble pas que ridée du ciel et celle du nuage combinées épuisent la conception védique du père de Soma et d'Agni, ou, pour me servir détenues plus généraux, du père mystérieux que j'ai cru de- Toir rapprocher de la mère cachée.
De celle-ci aussi il serait permis de dire qu'elle peut reprétenter le ciel, considéré comme femelle, toujours à la condition qu'on entendit surtout par là le ciel invisible '. Je ne répugne nullement à cette interprétation par la raison que la notion de la mère cachée me paraît être, elle aussi, une notion complexe. Mais l'idée du ciel ne peut guère rendre compte des passages où la mère cachée doit en quelque sorte nuitre elle-même avant de donner naissance au fils, où elle est représentée comme une «c enveloppe sortant d'une