Ibid
directions ayee les richesses des cinq races ! » H faut rappro* cher de ce passage celui où les suppliants de Brihaspati et d'Indra les prient de les protéger « de l'occident, du nord, dn sud, de l'orient et du milieu yy^ X, 42, 11. Il est vrai que plusieurs interprètes ont placé sur la terre ce milieu et la cinquième race qui Thabite aussi bien que les quatre autres races. Cette cinquième race serait la race même des ilryas. Mais il nous semble beaucoup plus probable que le nombre de cinq races a été formé, selon la loi dont nous poursuivons en ce moment Tétnde, par l'addition d'une unité correspondant an ciel ou au monde invisible. Et en effet, il est question an vers lY, 42, 1 de la race de «l'enveloppe suprême» sur laquelle règne Varuna. Nous reviendrons d'ailleurs sur les cinq races dans la section suivante.
Nous passons au nombre sept. Il est très-possible que ce nombre ait eu à l'avance une valeur mythologique indépendante. Mais il est certain que les Aishis l'ont tout au moins décomposé en six plus un. 11 est certain aussi que les seuls passages où ils nous aient laissé une explication de son origine vraie ou fausse, mais telle en tout cas qu'ils l'entendaient eux-mêmes, sont ceux où ils le forment par addition d*un6 unité au nombre de six mondes, comme en général les seules applications directement naturalistes qu'ils en aient faites sont celles qui ont été signalées à l'avance, et que nous retrouverons plus loin, dans les formules concernant les sept mondes ou les sept parties d'un même monde.
L'auteur du vers X, 14, 16, voulant célébrer l'immensité de Tama, dit que les six mondes et le grand « unique » sont renfermés en lui ^ Il me paraît évident que le grand « unique » est un septième monde. Cette formule doit être en effet rapprochée de celle que nous rencontrons dans l'hymne I, 164, au vers 6 : « Ignorant, j'interroge ici les savants, les sages, pour savoir, moi qui ne sais pas : celui qui a étayé ces six mondes en les séparant les uns des autres, quel (autre) unique [a-t-il étayé) sous la forme du non-né ? » Les mots que je sous-entends sont naturellement suggérés par le contexte, et surtout par le commencement du vers suivant : « Qu'il parle id, celui qui le connaît, le séjour caché de ce bel oiseau ! »
i. Ainiî que les différenU mètres. On pourrait entendre aussi a reposent nr lai ». La première formule « il vole à travers les trois coupes à Soma » contient sans doute une aUusion à la division ordinaire de Tunivers eo trois Bondes.
Le séjour de Toiseau ^ est précisément ce septième monde, qui s'ajoute aux trois terres et aux trois ciels. Ce n'est pas tout. Varuna est au fers 10 de l'hymne VIII, 41, comparé ou assimilé à ce non-né que nous venons de rencontrer au vers I, 164, 6. Lui aussi, il a étayé les mondes, et il n'est pas impossible que le singulier dyâm, succédant au duel rodasî « les deux mondes», désigne dans ce passage le monde invisible^ opposé là à deux mondes "visibles, au lieu de Tétre, comme dans les passages précédemment cités, à six mondes. En tout cas, au vers 9 du même hymne, où il est aussi question de trois terres et de trois « espaces suprêmes »/ c'est-à-dire de trois ciels, le poète, après cette énumération, ajoute que Varuna régne sur « sept ». C'est là, si je ne me trompe, une confirmation décisive de notre interprétation des vers X, 14, 16 et 1, 164, 6. Les «sept» sont les trois terres et les trois ciels auxquels s'ajoute le monde situé au delà des trois ciels*.
On trouvera, dans la section suivante, un nouvel et frappant exemple de la décomposition du nombre sept en six plus un. Il nous sera fourni par le vers 16 du même hymne 1, 164, dont le vers 6 a été cité déjà tout à l'heure. Nous relèverons en outre de nouvelles applications de notre loi dans la formation de nombres supérieurs à ce nombre sept auquel nous nous arrêtons provisoirement*.