‹ La religion védique d'après les hymnes du Ṛig-Véda (volume 2)Chapitre 84 sur 417 · Cf.Lp · texte numérisé non relu

Cf.Lp

^> Ci-dessus, p. 29 et 30.

qu'elles eassent été assimilées aux sept prières, aux prières des sept prêtres ^

Or, d'autre part, les nombres de deux, trois, cinq et sept prêtres correspondent à ceux de deux, trois et sept assemblées, de deux, cinq et sept races qui sacrifient. Nous sommes ainsi ramenés, pour l'explication des formes multiples, soit du sacrificateur, soit de chacun des éléments du sacrifice, transformés ou non en attelages du soleil *, à la conception d'un nombre égal de sacrifices, et de sacrifices accomplis en autant de lieux différents.

Un autre rapprochement nous conduit à la même conclusion. Il y a une relation nécessaire, que nous avons d'ailleurs constatée déjà ^, entre les sept prêtres ou les sept fondateurs, dhdlri, du sacrifice, et les sept lois, dhâmarij de ce sacrifice. Or, les sept lois du sacrifice semblent bien impliquer par elles-mêmes l'idée de sept sacrifices différents. Mais la chose est mise hors de doute par la comparaison du passage où il est dit d'Âgni, l'instrument du sacrifice et le sacrificateur par excellence, qu'il preud « sept places » pour l'accomplissement de la loi, ritdya, X, 8, 4. On voit là de plus que les sept sacrifices sont des sacrifices accomplis en sept lieux différents qui, d'après toutes les analogies, ne peuvent être que les différents mondes *.

1. Plus généralement, les chan et les attelages divins sont sooTent, comme nous le verrons, confondus avec le char et Tatielage du sacrifice. De là la possibilité d*expliquer dans le même ordre d^idées les différents nombres mythologiques usités dans la description de ces chars et de ces attelages. Nous reviendrons sur ce point dans Tétude que nous consacrerons à chacun des différents dieux. Les dieux eux-mêmes, si souvent considérés comme des sacrificateurs, forment des groupes analogies à ceux des prêtres mythiques. C*est ce que nous constaterons en particulier pour les ildityas qui sont tour à tour au nombre de deux, de trois, de sept (III, p. 102 et 103). Noua verrons aussi que les trois pas du dieu Vishnu (Troisième partie), correspondent aux trois mondes. Enfin, eu regard du dieu qui fait trois pas, des dieux répartis entre les trois mondes, X, 66, 9, cf. VI, 50, 11 ; 52, 13, et 15 ; VII, 35, 14 ; X, 63, 22, des sept dieux, VIII, 28, 5, et des trois fois sept héros compagnons des exploits d'Io'Ira, I, 133,6, on peut placer le démon à trois têtes, X, 87, 10 ; 99, 6, et les sept démons, ennemis d'Indra.* VHI, S5, 16; X, 49, 8 ; 120, 6, dont le nombre correspond d*aiUeurs à celui des rivières quHU retiennent dans autant de forteresses.

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