Voir plus haut, p
S. La formule qui arme le ciel d^une arme de jet, nommée açani, et qui loi compare ludra, le porte-foudre par excellence, IV, 17, 13, est à ma connaissance le seul du Ais'-Veda qui puisse fournir un argument à Tappui de cette hypothèse. La comparaison du yers X, 133, 5 est trop peu caractÂrigtique pour mériter d*étre relevée.
donnent pour parents à Indra le couple formé du ciel et de la terre, ni de celui qui nomme en particulier le ciel comme son père, IV, 17, 4, cf. V, 36, 5. Nous savons en effet qu'un seul et même élément, le feu, a pu fournir à différents mjthes deux personnages dont l'un est le père de l'autre ^ Encore une fois, ce qui est caractéris'ique, c'est le fait même de la naissance d'Indra. Sans doute il est dit aussi du ciel, en même temps que de la terre, qu'il a été engendré. Mais il n'y a pas de comparaison à faire entre les formules paradoxales qui représentent les premiers parents comme engendrés par leur propre fils*, et celles qui célèbrent les exploits accomplis par Indra à sa naissance. Ces dernières offrent, au contraire, plus d'une analogie frappante avec celles qui concernent la naissance d'Âgni ou celle de Soma.
Ajoutons que l'étjmologie la plus vraisemblable, selon nous, du nom dlndra, est celle qui le rattache à la racine indh «brCller» comme le nom d'indu, désignant la goutte brillante et brûlante du Soma'.
Qu'on ne se méprenne pas, d'ailleurs, sur la portée que nous entendons donner à ces rapprochements. Il ne s'agit pas d'identifier l'Indra invoqué dans plus de deux cents hymnes de flig-Veda avec l'éclair ou le soleil, non plus qu'avec le vent*, par exemple, auquel il est aussi comparé, X, 23, 4, cf. II, 14, 3; IV, 17, 12. Indra n'est pas resté simplement une nouvelle forme du feu à ajouter à celles que nous avons cru déjà reconnaître et à d'autres que nous aurons à reconnaître encore. J'ai annoncé en effet que nous abordions l'étude d'un dieu conçu comme distinct des éléments, soit naturels, soit liturgiques, qui nous avaient seuls occupés jusqu'ici. C'est peut-être ce caractère moins directement naturaliste d'Indra qui faisait quelquefois mettre en doute son existence. Indra,en effet, semble avoir été à peu près le seul ' des dieux védiques qui ait rencontré des incrédules et aux yeux duquel, par suite, le suppliant puisse se faire un mérite de sa foi, L 55. 5; 102, 2; 103, 5 ; 104, 6 et 7 ; VI, 26, 6; VII, 32, 14; X, 113, 9 ; 147, 1, cf. 1, 108, 6; VIII, 1, 31 ; IX, 113, 2 et 4^ L'impie nie