Cf. III, 27, 9, le fœtus des êtres (de tous les êtres
3. On peut leur comparer le vers I, 59, 3, d’après lequel Agni est le maître des richesses qui sont dans les montagnes, dans les plantes, dans les eaux, chez les hommes.
4. Elle se retrouve au vers VIII, 44, 16, où l’idée exprimée n’est plus d’ailleurs celle des différents séjours d’Agni, mais bien celle de son autorité dans les trois mondes : « Agni tète, sommet du ciel, maître de la terre, met en mouvement les torrents des eaux. »
le vers I, 141, 2, la première naissance d’Agni dans le ciel est suggérée plutôt qu’exprimée; mais il est fait explicitement mention de sa seconde naissance dans les sept mères bienheureuses, c’est-à-dire dans les sept rivières célestes1, et de la troisième naissance où il a été engendré par les dix jeunes femmes, c’est-à-dire par les dix doigts2. La naissance d’Agni sur la terre occupe ici, plus naturellement en apparence3, le dernier rang. Il en est de même au vers II, 18, 2 dont le premier pàda paraît signifier qu’Agni est une première et une seconde fois capable de traîner un char merveilleux dont nous reparlerons, mais dont le second porte en tout cas que, la troisième fois, il est le hotri, le prêtre de rhçmj|ie.
C’est aussi, à ce qu’il semble, le feu du sacrifice qui occupe le troisième rang dans la triade assez mal définie du vers I, 164, 1 : « De ce beau sacrificateur chenu *, le frère moyen est dévorant ;i, le troisième frère est couvert de beurre. »
Au contraire le troisième séjour d’Agni est au vers X, 1, 3 son séjour suprême, également désigné par cette seule qualification de suprême aux vers I, 72, 2 et 4 ; cf. Y, 3, 3.
Nous retrouverons plus loin le vers X, 88, 10 d’après lequel Agni a été partagé en trois, et le vers III, 2, 9 où il est dit que des trois bûches d’Agni, l’une a été déposée chez les mortels, tandis que les deux autres « viennent vers leur sœur ».
Ces deux autres représentent sans doute le soleil et l’éclair qui sont en tout cas suffisamment indiqués, dans les textes cités plus haut, par l’opposition du ciel et des eaux. A ce propos citons, à l’appui de la répartition des deux feux célestes entre le ciel et l’atmosphère, le vers V, 85, 2 qui meutionne parallèlement à Agni (l’éclair) dans les eaux, le soleil dans le ciel, et le vers X, 27, 21 qui place la foudre, c’est-à-dire encore l’éclair, au-dessous du séjour du soleil °.
1 . Voir à la fin de cette première partie le chapitre de V Arithmétique mythologique. — J’adopte la correction de M. Grassmann, d’ailleurs sans influence sur le sens général.
2. Voir plus bas. — Même observation pour le changement à faire au texte (celui-ci déjà proposé par M. Roth).